‹ Traité pratique des maladies des yeux, des oreilles, du nez et du pharynx [microforme]Chapitre 27 sur 154 · WEST MAIN STREET WEBSTER, NY · texte numérisé non relu

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sième paire. Pour établir lequel de ces muscles est atteint, il faut avoir présent à l'esprit leur action physiologique comme abaisseur, élévateur, adducteur et abducteur, rotateur interne ou externe. La position bien définie de l’image fautive, à l’aide d’un verre rouge, nous indique quel est le muscle paralysé.

Fig. 65 Paralysice du petit et du grand oblique droit

Dans la paralysie du droit supérieur gauche (fig. 62 A),

l’image fautive est croisée, plus élevée que l’autre en C et

inclinée par le hant à droite en C.

Dans la paralysie du droit inférieur gauche (fig. 63 A) la fausse image est vue plus basse que l’autre, croisée et inclinée

nt, il mime terne ye, à para-

2 À), C et

A) la

clinée

par le bas, en F. Le même phénomène a lieu, en sens opposé, pour les mêmes paralysies à droite.

Dans la paralysie du petit oblique gauche, la fausse image est homonyme, plus élevée que l’aztre et inclinée par son extrémité supérieure à gauche (fig. 64 E). La même chose a lieu en sens opposé dans la paralysie du petit oblique droit (fig. 65 F).

La paralysie du grand oblique gauche, détermine une diplopie homonyme, fait voir l'image plus basse qu’elle est réellement et sa partie inférieure se porte en B (fig. 64 E).

La paralysie du grand oblique droit, est représentée sur la figure 65 (F) en B’.

Strabisme latent

A l’état normal, un équilibre parfait doit exister entre le droit interne et le droit externe, relativement aux fonctions qu'ils doivent remplir; il arrive des cas où un muscle, le droit interne, par exemple, perd une partie de sa puissance normale, et ne réussit à remplir ses fonctions, qu’au prix d’une dépense plus forte d’influx nerveux, il en résultera une fatigue et une tendance au strabisme.

Les symptômes occasionnés par ces insuffisances offrent un grand intérêt, ils peuvent rendre compte de phénomènes nerveux variables, dont on chercherait vainement la cause et le remède en dehors de l'œil. Ainsi, la céphalalgie, la névralgie, l’irritation spinale, la neurasthénie, la chorée, l’épilepsie, des désordres cérébraux variés, sont souvent associés à des insuffisances musculaires. Dans ces derniers temps, G. T. STEVENS a remplacé le terme générique d'insuffisance

musculaire par d’autres termes, ayant une signification plus

étendue. Le cas où les muscles sont dans un état physiologique d’équilibre, ou il y a tendance des lignes visuelles au

parallélisme a reçu le nom d’orthophorie, les cas où cet équili-

bre est rompu, ou il y a tendance des lignes visuelles à prendre d’autres directions portent le nom de hétérophorie.

L'HÉTÉROPHORIE comprend les variétés suivantes :

1° L/ésophorie, tendance des lignes visuelles en dedans ;

2° L'exophorte, tendance des lignes visuelle en dehors ;

3° L’Ayperphorie (droite ou gauche), tendance dela ligne visuelle droite ou gauche en haut ;

4° L'Ayperésophorte, tendance en haut et en dedans ;

5° L’Ayperexophorie, tendance en haut et en dehors.

6° Cataphorie, (SAVAGE) tendance de la ligne visuelle en bas.

7° Cyclophorie, (PRICE) tendance de l'œil à rouler sur son axe antéro-postérieur.

La tendance des lignes visuelles à se porter en dedans, en dehors, en haut, en bas, ou obliquement, peut être due à une faiblesse congénitale des muscles de l’œil, à une insertion défectueuse sur la sclérotique, à la diminution des fibres musculaires, à un manque d’innervation ou à une itritation quelque part, déterminant un spasme dans l’un des muscles, et à une insuffisance de l’antagoniste. Il peut aussi exister un déplacement de la macula ou une position anormale des yeux dans l’erbite. Nous avons vu plus haut que, lorsque les axes optique: tendent à se croiser, par spasme des adducteurs ou insuffisance des abducteurs, les images se décroisent, et lorsque les axes optiques se décroisent, la diplopie est hnmonyme, Pour faire le diagnostic de l’hétérophorie, il faut donc se guider sur la position qu’occupe la fausse image. Cette diplopie, manifeste dans les paralysies oculaires, est

| bas.

- son

latente au contraire dans l'insuffisance musculaire, et, pour la découvrir, il faut provoquer une diplopie artificielle à l’aide de prismes et noter la position relative que prennent les images produites.

Parmi les nombreuses méthodes en usage, celle de MADDOx

joint à une grande simplicité, une précision qui n’est sur- J

passée nue par le phoromètre de Stevens. Maddox se sert de

deux prismes de 3°, opposés par leur base, ce double prisme est

monté comine les verres des boîtes d’essai et se place dans la monture de la même façon que les verres ordinaires. Si l’on place ce double prisme devant un œil et que l’on ferme l’autre, le patient, en regardant une bougie, située à 20 pieds, en verra deux, situées dans la direction du sommet des deux prismes. Si à ce moment on découvre l’autre œil, il apparaît une troisième image qui, dans l’état d'équilibre des muscles de l’œil,

doit occuper une position intermédiaire entre les deux autres

et comprise dans le même plan, horizontal, vértical ou oblique.

Maddox, pour éviter l’inconvénient de la fusion possible des images, a eu l’idée de substituer au prisme l’usage d’nn cylindre transparent qui, au lieu de donner l’image d’une bougie, ne produit qu’une ligne lumineuse. Cette tige est fixée dans un cercle en bois noirci et se place dans la monture de lunettes

d'essai.

Pour constater l’état des droits interne et externe, on fait asseoir le patient à 20 pieds d’une bougie, on place horizontalement l’axe de la tige devant un œii, et un verre coloré rouge devant l’autre. Si la ligne lumineuse passe au milieu de la flamme (fig. 65 A), il y a équilibre entre l’adduction et l’abduction (or/hophorie) ; si la ligne lumineuse passe à côté

de la flamme (fig. 65 B), et du même côté que le cylindre

placé devant l'œil, la diplopie est homonyme, c’est un droit externe qui est insuffisant, il y a tendance des lignes visuelles en dedans, (ésoghorie) ; si la ligne lumineuse passe du côté opposé (fig. 65 C), la diplopie est croisée, il y a insuffisance d’un droit interne, tendance des lignes visuelles en dehors (exophorie).

Pour constater l’état des élévateurs et des abaisseurs, l'axe de ia tige est placé verticalement. Si la ligne passe à travers la flamme, (fig. 66 À) l’état est normal, si, au contraire, la ligne passe en dessous ou en dessus,.en € ou en B, il existe hyper-

phorie droite ou gauche.

Fig. 65 99 "SLA

Fig. 67

Lorsque la tige de Maddox est placé devant l’œil droit, la ligne visuelle appartient à cet œil et l’image de la flamme, à l’œil gauche. Si la ligne lumineuse fournie par l’œil droit est située en dessous de la flamme en B, il y a kyperphorie droite,

droit elles

côté sance ehors

l'axe avers ligne yper*

99 "SLA

STRABISME LATEN/ 71

si elle est située en dessus, en € il ya Ayperphorie gauche. Savage (de Nashville) a modifié le prisme de Maddox en employant des prismes de 6° au lieu de 3°, il donne les indications suivantes pour diagnostiquer les insuffisances des obliques, insuffisances auxquelles l’auteur rattache un grand nombre de cas d’astigmatisme oblique. L'objet à regarder consiste en une ligne horizontale placée à 18 pouces. L'œil droit muni du double prisme, voit apparaître deux lignes parallèles, une troisième ligne apparaît dans l’œil gauche et la position de cette ligne médiane indique l'insuffisance, si elle existe.

Si l'extrémité droite des lignes médiane et inférieure converge (fig. 67-1), le grand oblique gauche est affaibli. Si elle diverge (fig. 67-2), c'est le petit oblique gauche qui est insuffisant.

Si l'extrémité gauche des lignes médianes et inférieures converge (3) il s’agit d’une insuffisance du grand oblique droit.

Si au contraire elle diverge (4) il existe une insuffisance du petit oblique droit.

L'hétérophorie atteint surtout les yeux myopes et hypermétropes ; dans le premier cas ce sont les droits internes qui sont affaiblis, les lignes visuelles tendent à diverger, il existe de l'exophorie, et le verre prismatique doit être placé devant l’œil, base en dedans, afin de déplacer l’image double croisée vers le point de mire, c’est-à-dire dans ia direction du sommet du prisine,

Dans le second cas, ce sont les droits externes qui sont affaïblis, les lignes visuelles tendent à se croiser en avant du

point de mire, maïs la diplopie est homonyme. Il existe donc de l’exophorie. Les prismes placés devant l’œil, base en dehors, sont ceux qui conviennent.

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