TRAITEMENT DU STRABISME
Dans les cas où les lignes visuelles tendent vers d’autres directions, il faut toujours se rappeler que pour y remédier, la base du prisme doit être placée du côté du muscle affaibli, et le sommet du côté où se déplacent les lignes visuelles, Quant au calcul de l’hétérophorie, il s'établit à l’aide du prisme qui ramène les images dans la position qu’elles doivent
occuper à l’état normal.
Traitement. Au début, lorsque le strabisme est #x/ermitlent
ou alternant, on peut espérer le guérir par les exercices ortho- ‘ pédiques, ou stéréoscopiques, suggérées par Javal.
Chez les jeunes enfants, auxquels ce moyen est d’une application difficile, ou impossible, on pourra recourir au procédé de BOUCHÉRON, qui consiste à paralyser l’accommodation par l’emploi régulier de l’atropine, à faible dose : (solution au 3555). On soumettra les enfants à l’action du mydriatique, en instillation, trois fois par semaine, puis, après un repos de quelques jours, on en reprendra l'emploi. On doit corriger le
défaut de réfraction aussitôt que les enfants sont assez raison-
nables pour porter ces lunettes. Le numéro des verres con-
vexes à prescrire doit être quelque peu inférieur à celui de
l’uypermétropie totale révélé à l’ophtalmoscope. Par ces
différents moyens, il est possible d'enrayer la marche d’un
strabisme concomitant ; il est d'autant plus indiqué d’y recou-
rir à bonne heure, qu’un œil est menacé d’amblyopie que la N
ténotomie du muscle prépondérant est plus à redouter chez les enfants au-dessous de sept ans. JULER opère le strabisme
à n'importe quel âge ; MACKINLEY, (1) jamais avant l’âge de quatre ans, mais l'opinion qui limite à sept ans l’âge où l'on doit opérer nous semble la plus rationnelle. Le strabisme
hypermétropique a une tendance à guérir spontanément, à
() British Med, Journal,
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TRAITEMENT DU STRABISME Te
mesure que le pouvoir accommodateur décroît, et par conséquent, que le sujet avance en âge.
En opérant trop tôt, la ténotomie détermine une insuffisance, au profit du muscle antagoniste, et il s'établit plus tard un strabisme en sens opposé au premier. Lorsque le sérabisme concomitant est confirmé, qu’il existe déjà de l’amblyopie dans un œil, il faut recourir à la /énofomie.
L'opération se pratique à l’aide d’un écarteur des paupières ; deux pinces à griffes ; ciseaux courbes, mousse et pointu ; deux crochets à strabisme, de grandeurs différentes.
La conjonctive étant anesthésiée avec la cocaïne, on saisit un pli de la conjonctive, au niveau du tendon, et on pratique une incision korizontale, avec les ciseaux pointus. Les ciseaux mousses servent à dégager la conjonctive, le grand crochet
mousse charge le muscle à ténotomiser, et il reste à faire la section de l'insertion tendineuse.
Un dégagement insuffisant de la conjonctive, rend l’opération incomplète ; un dégagement trop étendu, produit une surcorrection, un strabisme en sens opposé.
Dans les cas où la déviation est
considérable, on adjoint à la téno-
Fig. 68 Section de l'insertiontendineuse TOME du muscle prépondérant,
l'avancement du muscle antagoniste. Cette opération doit surtout être pratiquée dans les cas de forts strabismes d’'origine paralytique.
La figure 69 indique le procédé employé par L. de WECKER.
On peut encore accroître la force d’un muscle en transpor-
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