THÉORIE DE L'OPHTALMOSCOPE
conjonctive ou dans l’intérieur de l’œil, s’il existe une plaie cornéenne. Les douleurs seront calmées par les moyens ordinaires. Une fois la suppuration établie, il y a peu à espérer des moyens antiphlogistiques, et le meilleur traitement consiste à ouvrir l’œil pour donner issue au pus. Mais il est à remarquer que le pus est pris en magma, en masses adhérentes aux membranes profondes, que l’incision, et même la pression sur l'œil, est insuffisante à le déloger, il est donc préférable, si on se contente de débrider l’œil, d’en enlever tout le contenu, de curetter en quelque sorte le fond de l’œil. Ce traitement, suivi de lavages antiseptiques au bichlorure de mercure, et du pansement déjà mentionné à propos du traitement préventif de l’ophtalmie sympathique, nous a donné de bons résultats. Il n'offre pas les inconvénients de l’énucléation qui expose, quoique rarement, dans ces cas, à des complications graves, telles que la méningite ; il a sur l’exentération, par le procédé ordinaire, l’avantage de n’exciser aucune partie de la coque de l’œil et de laisser par conséquent un moignon plus gros pour servir à l'insertion efficace d’un œil artificiel.