CHAPITRE XVII
OPHTALMOSCOPIE ARTICLE I Théorie de l’ophtalmoscope
Avant de décrire les maladies internes de l’œil, il importe de connaître l’ophtalmoscope et les renseignements qu’il nous
fournit sur l’aspect physiologique du fond de l'œil.
182 THÉORIE DE I,/OPTALMOSCOPE
L'ophtalmoscope est un miroir percé à son centre (fig. 98) Il en existe un grand nombre de modèles. Le premier, construit par HELMHOLTZ en 1851, était plan et composé de lames de verre superposées. De- D} puis cette époque, on a construit les ophtalmoscopes avec des miroirs plans, concaves ou convexes. À mesure que
l'usage s’en est répandu,
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on a reconnu le besoin d'y ajouter des lentilles
concaves, convexes et
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cylindriques, soit pour mieux apprécier les détails du fond de l’œil, à l’image droite, soit pour déterminer les <éfauts de refraction et leur dégré, soit pour corriger les défauts de réfraction de l’observa-
Fig. 98 teur.
Le fond de l’œil ne peut être vu distinctement, à l’œil nu, parce que la lumière qui entre dans l’œil en sort en suivant la même direction, c’est-à-dire en se dirigeant vers la source lumineuse. Ainsi, le fond de l’œil, quoiqu’éclairé continuellement, n’illumine pas la pupille, celle-ci reste noire. On a cru
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pendant longtemps que le pigment de la choroïde absorbait toute la lumière pénétrant dans l'œil, ou que la lumière se transformait sur la rétine en une force physique qui rendait impossible son retour de l'œil dans le même état.
Les expériences de MERY et LAHIRE ont démontré que ces théories sont fausses, que l’œil éclairé renvoie au dehors la lumière qui y entre, en suivant pour en sortir la même voie que pour y entrer. Lorsque l'œil est adapté à un point lumineux quelconque, la lumière entre dans l’œil et revient au foyer (fig. 99). Par conséquent, pour recevoir quelques-uns des rayons qui sortent de l’œil il faudrait être placé sur leur trajet, mais on ne peut le faire convenablement sans intercepter la lumière qui entre dans l’œil, par conséquent la pupille
reste noire.
Fig. 99
Fig. 109 (Landolt)
Ces conditions changent lorsque l'œil n’est pa: adapté à la
lumière qui l’éclaire, il se forme alors un cône lumineux divergent omme dans l’hypermétropie ou la myopie (fig. 100 et 1o1), ou l’œil de l’observateur peut se placer sans intercepter la lu-
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