‹ Traité pratique des maladies des yeux, des oreilles, du nez et du pharynx [microforme]Chapitre 73 sur 154 · AFFECTIONS DE LA RÉTINE · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA RÉTINE

Les principales variétés de rétinites sont :

1° La rétinite séreuse ;

2° La rétinite exsudative ;

3° La rétinite apoplectique ;

4° La rétinite pigmentaire.

L'albuminurie, la glycosurie et la syphilis, les maladies du cerveau, les maladies du cœur, les affections de la choroïde par

voisinage en sont les causes.

RÉTINITE SÉREUSE, EXSUDATIVE 215

ARTICLE I Rétinite séreuse

La rétinile séreuse est caractérisée par une infiltration de sérosité dans le tissu cellulaire de la rétine.

Les symptomes ophtalmoscopiques, consistent dans une perte de transparence de la rétine, et dans la congestion des vaisseaux.

L'œdème accompagne en général toutes les altérations de la rétine, exsudats et apoplexies. Il peut résulter d’une gêne de la circulation de retour. Les symptômes fonctionnels sont vagues, il n’existe ni douleur ni photophobie, la vision est diminuée.

Le pronostic est variable.

Le traitement consiste dans le repos de la vue, l'emploi de lunettes fumées. Il faut traiter la cause présumée et agir sur la peau et les reins.

ARTICLE II La rétinite exsudative

Apparaît sous forme de taches blanches, situées au voisinage de la papille ou le long des gros vaisseaux et dans la macula. Elles occupent les couches antérieures ou postérieures de la rétine, ce que l’on détermine par les rapports des vaisseaux qui passent en avant ou en arrière des taches. L’exsudation offre une étendue variable, dépassant rarement le diamètre de la papille, les bords se fusionnent insensiblement avec la teinte opaline de l’œdème rétinien qui les entoure.

Les taches exsudatives peuvent se résorber et la vision redevenir bonne.

Le traitement consiste à déterminer la résorption par des

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frictions mercurielles, des purgatifs et l’iodure de potassium à l’intérieur, des injections sous-cutanées de nitrate de pilocarpine.

ARTICLE III

Rétinite hémorrhagique

Lorsqu'un vaisseau rétinien se brise, le sang peut s’épancher entre la choroïde et la rétine, entre cette dernière et la membrane hyaloïde, dans l'intérieur du corps vitré, dans l’épaisseur même de la rétine. Les foyers d’'hémorrhagies sont faciles à reconnaître dans la rétine, leur siège de prédilection est la macula. Ils sont de grandeur variable, quelquefois sous forme de plaques d’un rouge sombre, oblongues ou linéaires, ou sous forme d’aigrettes, suivant la direction des vaisseaux ou des fibres nerveuses. Leur nombre peut être limité à une seule surtout si elles sont grandes, dans le cas contraire on peut en observer un grand nombre. Il existe de l’infiltration séreuse autour des taches, la papille elle-même est généralement infiltrée.

Pronostic.—Les hémorrhagies peuvent disparaître sans laisser de traces, elles peuvent déterminer aussi un décollement de la rétine, ou une sclérose du tissu cellulaire. Le pronostic est donc variable, il est en rapport avec la cause de la maladie. Les hémorrhagies offrent de la gravité, surtout lorsqu'elles siègent à la macula. Les hémorrhagies artérielles sont plus graves que les hémorrhagies veineuses. Si la cause réside dans une maladie des vaisseaux, la même maladie peut exister du côté des capillaires cérébraux et l'avenir cérébral du malade est en jeu.

Le traitement est le même que pour la forme précédente.

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