Voy. Archiv fur Ophtalmologie, 1864, X, 2, p
DISTICHIASIS ET TRICHIASIS. 707
toplaslie (voy. p. 698, fig-, 205); puis on divise le bord palpébral en deux feuillets par une incision dans la portion intramarginale (voy. p. 703, fig". 207), et l'on applique les ligatures de Gaillard (fîg-. 210), de façon qu'elles comprennent un pont de peau et de tissu musculaire de 8 à 10 millimètres [Bauchon^ de Wecker *). Cependant les ligatures de la peau doivent être évitées à cause des cicatrices désagréables, et, par conséquent, nous donnons la préférence au procédé suivant avec ligatures sous-cutanées :
Après l'application d'un blépharostat qui tend la paupière et empêche les hémorrhagies très gênantes (Snellen^ Knapp^ Warlomont) ^ on pratique, à 2 ou 3 millimètres de distance du bord ciliaire et parallèlement à celui-ci, une incision cutanée dans toute l'étendue de la paupière, et on dissèque la peau dans toute la hauteur du cartilage tarse et même au delà [Anagjiostakis) . Ceci fait^ on applique quatre ou cinq ligatures, en traversant d'abord le bord ciliaire, puis en faisant cheminer le fil sous l'orbiculaire et en rasant du plus près possible la face antérieure du cartilage jusqu'à ce que l'aiguille sorte au bord supérieur de ce dernier ou même un peu plus haut, sans toucher la peau palpébrale (Lebrun), Les fils sont alors noués fortement et le lambeau cutané tombe au-devant. On peut en exciser une portion s'il était trop long. Au besoin, on peut combiner ce procédé avec la cantoplastie, et pour obtenir un très grand déplacement du bord ciliaire, y ajouter le dédoublement de la paupière [Warlomont ^).
M. Panas pratique une incision horizontale à travers la peau et le muscle comme dans le procédé que nous venons de décrire, puis il dissèque de haut en bas sous l'orbiculaire le lambeau marginal, sans inciser le bord libre, met toute la surface antérieure du tarse à nu et le fend horizontalement dans toute son épaisseur y compris la conjonctive ; il applique les ligatures en passant les aiguilles en haut à travers le ligament suspenseur de la paupière, en bas sous le lambeau marginal derrière la rangée des cils (fig. 214). Au lieu de couper les fils au ras des nœuds, on dispose les bouts parallèlement pour les fixer sur le front avec du collodion (fig. 215).