Zeilschrift fur Aiigenheilkunde, I, p
dans une longueur deux fois plus grande que le lambeau triangulaire, que l'on excise alors du tarse, sa base du côté du bord palpébral. Puis on réunit la plaie du tarse par une suture et rattache le tarse à la peau de l'espace intramarginal par quatre sutures étagées obliquement et plus rapprochées l'une de l'autre
Fig. 225. — Opération de Tectropion (procédé de de Ammon).
dans le tarse que dans la peau, dont l'excédent se perd ainsi dans ces sutures.
Tous ces procédés opératoires seraient tout à fait insuffisants pour les variétés d'ectropion où la paupière renversée est retenue dans cette position par une rétraction des téguments ou par une bride cicatricielle. Contre ce genre d'ectropion, on se sert des opérations que nous allons décrire maintenant, et qui peuvent servir de types susceptibles d'être modifiés suivant les nécessités des différents cas.
Procédé de Wharton Jones ^ — Lorsqu'une cicatrice a raccourci la peau palpébrale et renversé la paupière, on la circonscrit, comme dans la figure 226, par deux incisions convergentes qui commencent près des angles de l'œil et viennent se rejoindre sur la joue ou sur le front, au delà de la cicatrice. Cette section affecte la forme d'un V. Cela fait, on détache
1. Traité pratique des maladies des yeux, par Wharton Jones (édition française par Foucher, p. GIS).
ECTROPION.
soigneusement le lambeau cutané ainsi circonscrit, de son sommet vers sa base, en disséquant toutes les adhérences qui seraient un obstacle à la mobilité du lambeau. Enfin, on ramène le bord palpébral à sa position naturelle, on dégag-e dans une certaine étendue la peau près des bords de Tincision pour
Fig. 226 et 227. — Opération de l'ectropion (procédé de Whar ton Jones).
faciliter la coaptation, et l'on réunit, comme l'indique la fig-ure 227, les lèvres de la plaie, qui prend alors la forme d'un Y.
Cette opération est surtout avantageuse pour la paupière inférieure ; elle l'est moins pour la paupière supérieure où le sommet du lambeau pourrait intéresser les sourcils. Elle peut aussi s'employer avec avantag^e dans les cas de déplacements cicatriciels de la commissure externe. Cependant, elle ne remédie pas à l'allongement du bord palpébral, et elle ne peut ni abaisser ni relever le niveau de la commissure externe, de sorte qu'il peut devenir nécessaire de la combiner alors avec la tarsoraphie [Sielhuag),
Procédé de de Graefe^, — De Graefe recommande, dans les cas prononcés d'ectropion de la paupière inférieure accompagné d'altérations dans la texture du bord palpébral, le pro-