‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 146 sur 167 · CHUTE DE LA PAUPIERE SUPERIEURE, PTOSIS · texte numérisé non relu

CHUTE DE LA PAUPIERE SUPERIEURE, PTOSIS

Lorsque l'action du muscle releveur fait entièrement défaut, on lui substitue celle du frontal par Tunion cicatricelle de ce muscle avec la paupière, procédé imaginé par Dransart^ et Paqenstecher ^. La simple ligature dans laquelle on renfermait aussi ]a peau palpébrale doit être évitée à cause des cicatrices trop visibles. Il vaut mieux établir des ligatures sous-cutanées en introduisant un fil de soie muni d'aiguilles à chaque extrémité près du bord ciliaire le long du tarse pour le faire ressortir à 1 centimètre au-dessus du sourcil et en conduisant la seconde aiguille parallèlement et à une distance de 5 à G millimètres. En exerçant sur les fils une douce traction, on relève la paupière suivant le besoin et en exagérant un peu l'effet à obtenir, puis on forme le nœud autour d'un petit rouleau de peau de gant. Suivant la largeur de la paupière on doit appliquer deux ou trois ligatures de ce genre et les serrer progressivement chaque jour jusqu'à ce que l'anse ait coupé tous les tissus. — Wecker ^ pratique avant d'introduire les ligatures une incision horizontale ou une excision ovalaire de la peau et enlève une partie de l'orbiculaire comme dans l'opération de de Graefe décrite plus haut.

Dans les cas les plus graves, j'ai obtenu des résultats excellents ^ en disséquant la peau palpébrale jusqu'au-dessus du muscle sourcilier après avoir pratiqué une incision horizontale à 1 centimètre du bord ciliaire et parallèle à celui-ci, puis à chaque extrémité de cette incision une incision verticale remontant jusqu'au-dessus des extrémités du sourcil. Ce lambeau renversé sur le front, je passe successivement trois fils de catgut à 1 centimètre de distance l'un de l'autre de haut en bas sous les muscles sourcilier et orbiculaire, en glissant l'aiguille sur le cartilage tarse et en ressortant près du bord ciliaire. En fermant ces ligatures je les serre de façon à remonter la paupière autant que nécessaire et je coupe les fils au ras du nœud. Le lambeau cutané est ensuite remis en place et rattaché au bord ciliaire par quelques points de suture. Le pansement doit être le même que pour une opération plastique.

M. Panas cherche aussi à obtenir l'union de la paupière et du

1. Bullet. méd. du Nord, juin 1880. Ann. d'oc, juillet 1880, oct. 1882

2. Transactions of the internat, med. Congr. London, 1881, p. 180.

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