‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 150 sur 167 · ANOMALIES DES POINTS ET DES CONDUITS LACRYMAUX · texte numérisé non relu

ANOMALIES DES POINTS ET DES CONDUITS LACRYMAUX

emploi exig-e, cependant, la plus grande précaution pour éviter la déchirure de la muqueuse dont la cicatrisation ne tarderait pas à rétrécir davantage le passage. On peut alors produire la dilatation successive, en employant des stylets de plus en plus

gros ou un petit instrument à valves mobiles (dilatatorium de Boioman ou de Desmarres) (fig. 256), construit dans ce but. Lorsqu'on n'obtient pas par ces moyens une perméabilité complète et durable, il faut, comme M. Bowman^ l'a enseigné le premier, fendre le point et le conduit lacrymal. Cette opération se fait facilement à l'aide d'un petit couteau boutonné (couteau de Weber^, fig. 257) bien tranchant. On en fait glisser l'extrémité arrondie dans le canal, et Ton sectionne ce dernier en tournant le tranchant vers le globe de l'œil et en relevant le manche

Fig. 257.

du couteau. Pour obtenir un bon résultat dans cette manœuvre, il faut opérer une légère traction du conduit en bas, c'est-àdire dans le sens opposé à celui dans lequel agit le couteau.

Dans les cas d'éversion légère du point lacrymal, il n'est pas nécessaire de fendre le conduit dans toute sa longueur; une petite incision de 3 millimètres à peu près suffit souvent pour guérir le larmoiement.

Si l'on éprouve quelques difficultés à introduire la pointe du couteau dans l'orifice du conduit, qui est parfois très rétréci, on dilate préalablement cet orifice au moyen d un petit stylet conique que l'on pousse dans le conduit jusqu'à une certaine distance, et que l'on fait rouler plusieurs fois entre le pouce et l'index.

Quel que soit, d'ailleurs, le procédé que l'on emploie pour

1. Voy. Medico-chiriirg. Transactions, 1857, t. XXXIV, p, 33:

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