‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 153 sur 167 · Voy. aussi Annales d'ocnlistiqne^ t. XXXIX, p · texte numérisé non relu

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parfois entre les plis qui entourent cet orifice. 11 faut bien se g-arder d'employer la force pour y pénétrer. Toutes les fois que l'on sent un obstacle, il faut retirer un peu la sonde, la replacer dans la bonne voie et la pousser de nouveau doucement en avant, jusqu'à ce qu'on la sente glisser dans l'ouverture.

En agissant autrement, on s'exposerait à perforer la muqueuse et à faire fausse route. Si, malgré tous ces soins et

Fig. 259. — Catilôtérisme du canal nasal (méthode de Bowman).

malgré la patience nécessaire pour ces manœuvres délicates, on ne trouve pas l'ouverture du canal, il vaut mieux s'abstenir et renouveler la tentative le lendemain.

Lorsqu'une fois on a pénétré dans le canal, il ne reste plus qu'àpousserdoucementrinstrumentdehautenbas(voy. fîg. 259), en augmentant progressivement la pression, si l'on éprouve quelque résistance, mais en évitant d'imprimer à la sonde la moindre secousse. Le plus souvent, on franchit sans difficulté l'obstacle, quand il réside uniquement dans un gonflement modéré de la muqueuse, ou même dans la présence d'un léger rétrécissement cicatriciel.

Lorsqu'on se sent arrêté par un rétrécissement, on fait bien de retirer la sonde de quelques millimètres et de la pousser de nouveau en avant, en essayant de passer à travers robstacle par une pression prog-ressive et continue. La première sonde que l'on introduit est généralement d'épaisseur moyenne (numéro 2 ou 3 de Bowman) ; mais quand le rétrécissement est considérable, on est oblig-é d'avoir recours au numéro 2.

Lorsqu'on veut pratiquer le cathétérisme du canal nasal d'après la méthode de Weber *, en introduisant la sonde par le conduit lacrymal supérieur, on se sert, pour fendre ce dernier, du couteau de Weber (voy. fîg\ 257). On introduit la pointe arrondie dans le point lacrymal supérieur, pendant que de la main gauche on tire l'angle interne en haut et que l'on tourne le bord palpébral légèrement en dehors. On pousse alors le petit couteau en bas jusque dans le sac, et l'on sectionne le conduit, en abaissant le manche.

Si l'on veut en même temps pratiquer la section du ligament palpébral interne, section qui facilite beaucoup l'introduction des sondes, on fait glisser la pointe mousse du couteau de Weber le long de la paroi postérieure du sac, en arrière du ligament, on tourne le tranchant en avant, et le pressant fortement contre le ligament, on sectionne ce dernier en faisant basculer le manche de l'instrument d'arrière en avant.

M. Wehe?^ se sert aussi pour le cathétérisme de sondes particulières : ce sont des bougies élastiques dont la plus fine cor-

Fig. 260. — Sonde de Weber.

respond au numéro 5 de Bowman. S'il ne réussit pas du premier coup à introduire celle-ci, il emploie préalablement, pour forcer le rétrécissement, une sonde conique plus mince, munie d'une extrémité arrondie (fig. 260).

Otto Becker a démontré que l'on peut pratiquer le cathétérisme à travers le conduit lacrymal supérieur intact, et même

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