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Cataracte zonulaire, stratifiée

La cataracte zonulaire occupe seulement quelques couches du cristallin, les plus rapprochées du noyau ; celui-ci, ainsi

que les couches périphériques, reste transparent (fig-. 89). En examinant la pupille, on y découvre une opacité grisâtre ou blanchâtre, et l'on reconnaît facilement à l'éclairage oblique qu'elle est séparée de l'iris par une couche de substance corticale transparente. Après avoir dilaté largement la pupille, on distingue avec Tophtalmoscope que cette opacité est nettement limitée, et qu'elle est séparée de l'équateur du cristallin par une couche transparente.

Cette cataracte, qui est congénitale ou qui se développe dans les premières années de l'existence, est le plus souvent stationnaire pendant toute la vie ; les cas d'opacifîcation progressive

Fig. 89. — Cataractes zonulaires.

sont caractérisés par la présence de quelques stries ou points opaques dans la région transparente du cristallin.

Les troubles visuels varient selon que la pupille est rétrécie (au grand jour) ou dilatée (dans un demi-jour ou par l'atropine). Dans le premier cas, les malades voient très peu et quelquefois ne se conduisent qu'à grand'peine. Dans le second cas, ils voient bien mieux, quelquefois même assez pour lire. La nécessité de se procurer de grandes images rétiniennes les oblige à rapprocher les objets très près de leurs yeux, de sorte qu'ils paraissent très myopes ; quelquefois les sujets atteints de cette cataracte deviennent ainsi réellement myopes. Il n'est pas rare de voir ces malades affligés également de nystagmus.

On observe cette variété de cataracte souvent chez plusieurs personnes de la même famille. Dans la plupart des cas, la cataracte zonulaire se trouve dans les deux yeux, chez des enfants atteints de rachitisme et dont les dents présentent une forma-

CATARACTE CAPSULAIRE. 4l3

tion irrégulière de l'émail [Horner). Son mode de développement a été rattaché à des affections cérébrales accompagnées de convulsions [Arlt^ Horner).

Lorsque cette cataracte est stationnaire et la vision du malade sulfisanle pour ses occupations, il n'y a pas lieu d'opérer. Lorsque, dans les mêmes conditions, le malade ne peut lire facilement qu'avec une pupille dilatée, on peut faire un usage continuel des instillations d'atropine ou pratiquer une iridectomie pour permettre aux rayons lumineux de traverser les parties périphériques transparentes du cristallin. Lorsque la cataracte a trop d'étendue ou qu'elle présente les signes d'une cataracte progressive, on l'opère par discision ou extraction (Voy. plus loin).

2. — Cataracte circonscrite de la corticale postérieure. Cataracte polaire postérieure.

Avec le miroir ophtalmoscopique on reconnaît dans les couches postérieures du cristallin des bandes opaques qui convergent vers le pôle postérieur du cristallin. A l'aide de l'éclairage latéral on constate la transparence de toutes les parties antérieures du cristallin. Cette variété de cataracte se rencontre le plus souvent dans des yeux atteints d'affections des membranes profondes (choroïdio-rétinite, rétinite pigmentaire).

La cataracte polaire postérieure est une opacité de forme ronde circonscrite qui occupe le voisinage du pôle postérieur du cristallin (peut-être le corps vitré ?),

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