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CHAPITRE XI

MUSCLES DE L'ŒIL

Anntoiuic et i>hy»«iol«gie. — Le globe oculaire représente un pbéroïde, et les mouvements qu'il exécute ne sont que des révoutions autour d'un centre parfaitement invarialDle dans sa posiion. A l'état normal, la position du globe lui-même ne yarie

Les six muscles chargés de lui iinpriraer ses mouvements orment deux groupes: 1° les quatre droits; 2" les deux obliques, .es deux derniers réunis ont pour effet de tirer le globe de l'œil in avant; les droits, antagonistes des obliques sous ce rapport, e tirent en arrière, et ils se trouvent ainsi en équilibre lorsque es muscles sont en synergie normale. Dans les conditions oppoees, il est susceptible d'être tourné par eux, en tous sens auour de son centre fixe, sans cbangement de place. • '

Pour déterminer la position d'une telle sphère, il ne suffit pas

mdiquer les changements qu'un seul point subit pendant la otation; car ce point étant fixe (comme le pôle d'un axe quelouque, par exemple), la sphère peut encore changer de posilon par des rotations autour des axes, dont ce point représente in pôle; il est donc nécessaire de fixer encore un autre point ou ine ligne. Sur le globe oculaire, nous prenons comme points de irecision le centre de la cornée, et le méridien vertical de l'œil 'assant par le centre de la cornée. De cette façon, nous détcrainons la rotation de l'œil, en indiquant la direction dans la- :uelle est porté le centre de la cornée, et quelle inclinaison a été ommuniquee au méridien vertical.

La direction de l'action d'un muscle est donnée par une ligne lui réunifies milieux de ses deux insertions. Le plan qui réunit eue ligne au centre do révolution du globe oculaire, qui est en ^ème temps son centre sphérique. reçoit le nom de plan du muscle. L axe de révolution du muscle est la ligne perpendicuiire au point de rotation de son plan. l^^ipenaicu

iMUSCI,ES DE l'œil.

Établissons niaiutenaat les dispositions du globe avec le; muscles oculo-moteurs. Les muscles droits naissent du fond d( l'orbite à l'anneau fibreux qui entoure le nerf optique; leur dii rection est rectiligne jusqu'à la plus grande circonférence dui bulbe. A partir de leur point de tengence, où ils n'ont pa* J encore percé la membrane de Tenon, jusqu'à leur insertion teri raiuale, ils décrivent une courbe analogue à celle de la partii qu'ils recouvrent. Du reste, sauf l'insertion de leurs tendons à U sclérotique, ces muscles sont libres jusqu'à l'équateurdu globex leur surface interne est tapissée d'une membrane lisse^ proloa-i gement de l'enveloppe fibreuse. Les insertions antérieures doio

FlG. 108.-1,1, poui limv ilo r.ul.itc; 2, -2, pi.ilion palpcbro-ociilairc Je 1 ai>«re« vroso; 3, muscle i;iaiul oblique; 4, nmscb; dioil supérieur; 5. muscle droiliniei rieur; G, muscle l'iioit iiileruo ; ". muscle droil externe ; 8. globe oculaire. ^Hgow empruntée à VAnatomic clUrurijicalc de Riclicl.)

vent être étudiées séparément (fig. 168). Avanllcurinsertion,l«. musclesdc l'œil percent reuveloppo flbreusedu globe oculaire, ei partout où ils la traversent, celle-ci présente des prolongements eu forme de gaines, qui s'amincissent peu à peu et se perd.enii dans le périmysium. Ces prolongements sont d'une grande um porlance pour le procédé moderne de la strabolomie. t>ur le* bor.ls des muscles, ils sont comme deux plis tendus en fonna do voiles (gaines latérales), taudis qu'ils tapissent leur surta» interne d'un fascia dense et serré. On voit ainsi que, prolongements, les muscles peuvent encore agir sur e giow oculaire, lorsque leur insertion est coupée près de la sciw lolique.

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