‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 139 sur 160 · CHUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE, PTOSIS · texte numérisé non relu

CHUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE, PTOSIS

La chute de la paupière supérieure empêche le^ malade d'entr'ouvrii; ses paupières plus ou moins, selon le degré de

l'affection. , , • j

Celle-ci peut survenir par suite de la paralysie du musc e releveur (paralysie de la troisième paire, voy. V- ^^^h on la combat, en ce cas, par les moyens indiques contre les paralysies en général, surtout par l'électricité. Le ptosis païalytiqvJe ne devient le sujet d'une intervention chirurg. ^e que lorsqu'on n'a én aucune façon a espérer le rétabli sèment de l'innervation, et que l'affection est dans un état de stabilité parfaitement caractérisé. .

L'opération est encore indiquée lorsque le ptosis re.ulte d'une insufffsance du muscle releveur, que celle ^^^^^^^j^^ ait pour cause un défaut anatomique '••«"S«'"^'^,«" J,;^^ ou une augmentation du poids de la paupière, on onrm nm action exagérée du muscle orbiculaire, antagoniste du le-

^'T>ération la plus simple que l'on ait voconiniandc^

(1) Voy. de Wcckcr : De la grefTc dermique en clnrurgie oculaire. {Annales d'oculistique, juillet 1872.)

r'TOsis.

comme on le l enconire (^hcz des persomies très-àgées ou après.

des affections palpébrales chroniques avec turgescence des I tissus. Dans ces cas, la paupière devient pour ainsi du-e un l fardeau trop lourd pour le muscle releveur, lors même qu il ; aurait sa force normale.

( On saisit alors, cà l'aide des pinces de de Graefe, une portion des téguments assez grande pour faire disparaître la chute de la paupière, lorsque le malade regarde devant lui, tout en prenant garde de ne pas lui donner des dimensions telles que l'occlusion de l'œil en soit gênée. Ce repli est. excisé,

I et l'on réunit par quelques points de suture les Icvi-es de la

' plaie.

11 est beaucoup plus fréquent que le ptosis dépende d un I trouble dans l'équilibre musculaire entre l'orbiculaire et le > releveur, et contre cet état de choses l'excision d'un repli I utané ne pourrait certainement rien. L'opération que de (iraefe (1) a recommandée pour ces cas tend cà diminuer autant que possible la résistance que le releveur rencontre dans les contractions de son antagoniste, le muscle orbiculairc. I Cette opération s'exécute de la manière "suivante : On l)ratique une incision transversale dans la peau de la paupière supérieure, à la distance de 6 millimètres de son bord libre, d'une commissure à l'autre. On écarte alors fortement les lèvres de la plaie par des tractions en haut et en bas, et dissèque légèrement le tissu sous-cutané près des lèvres de la plaie. Le muscle orbiculaire, ainsi mis à décou- I vert, on en saisitavec des pinces à griffes une portion large de \ 8 à 10 miUimètres qu'on excise avec des ciseaux courbes ou ' avec le bistouri, en prenant garde de ne pas inciser l'aponévrose sous-jacente. Immédiatement après l'excision de l'orbiculaire, on procède à la réunion des lèvres de la plaie par doux ou trois sutures qui doivent comprendre les bords de la plaie musculaire aussi bien que ceux de la plaie cutanée.

L'application de ces sutures doit être pratiquée de la manière suivante : On enfonce d'ai)ord l'aiguille dans la lèvre inférieure de la plaie cutanée, puis on saisit la lèvre inférieure de la plaie musculaire avec des pinces, et l'on y enfonce l'aiguille qui pénètre ainsi dans la profondeur de la j plaie. Ensuite, on prend avec les pinces le boi'd supérieur de la plaie nuisculaire. On y enfonce l'aiguille de dedans en

(1) Archlv fucf Ophthulmolotjie, 1863, IX, 2, p. 57.

MALADIES DES l'ACl'IÉllES.

dehors, et, après avoir traversé la lè\Te supérieure de la plaie cutanée, on ferme la suture. 11 suffit d'en appliquer trois de cette manière, et, en cas de besoin, de réunir encore par quelques autres la plaie cutanée seulement. Ces tentatives opératoires doivent nécessairement échouer

riG. 247. — Pinces à plosis.

dans les cas extrêmes de ptosis où il existe une paralysie complète du releveur. On peut alors maintenir la paupière relevée à l'aide de petites pinces à ptosis (fig. 2fi7).

ARTICLE XVIII

Page 1