CATARKHE DU SAC LACHYMAL ET DU CANAL NASAL
sonde, la replacer dam la bonne voie et la '^^^'''rfl ''^'^, veau doucement en avant, jusqu'à ce qu'on la sente glisseï
dans l'ouverture. , ■ .„u„,. 1q mn-
En agissant autrement, on s'exposerait a nutei ta mu queuse oumême à la perforer et à faire fausse route. Si, maloré tous ces soins et la patience nécessaire pom ces manœuvres délicates, on ne trouve pas l'ouverture du canal, il vaut mieux s'abstenir et renouveler la tentative le lende-
main
Lorsqu^me fois on a pénétré dans le canal, il ne reste
FlG. 254. — Cathélérisme du canal nasal. (Mélliode de Bowmnn.)
plus qu'à pousser doucement l'instrument de haut en lias (voy. fig. 25^1), eu augmentant progressivement la pression, si l'on éprouve quelque résistance, mais en évitant d'imprimer à la sonde la moindre secousse. Le plus souvent, on franchit sans difficulté l'obstacle, quand il réside uniquement dans un gonflement modéré de la muqueuse, ou même dans la présence d'un léger rétrécissement cicatriciel. Lorsqu'on se sent arrêlé par un rétrécissement, on l'ajl
bien de retirer la sonde de quelques millimètres et de la pousser de nouveau en avant, en essayant de passer à travers l'obstacle par une pression progressive et continue. La première sonde que l'on introduit est généralement d'épaisseuimoyenne (numéro 2 ou 3 de Bo-wman) ; mais quand le rétrécissement est considérable, on est obligé d'avoir recours au numéro 1.
Lorsqu'on veut pratiquer le cathétérisme du canal nasal d'après la méthode de Weber{l), en introduisant la sonde par le conduit lacrymal supérieur, on se sert, pour fendre ce dernier, du couteau de "Weber (voy. fig. 251, p. 685). On introduit la pointe arrondie dans le point lacrymal supérieur, pendant que de la main gauche on tire l'angle interne en haul et que l'on tourne le bord palpébral légèrement en dehors. On pousse alors le petit couteau en bas jusque dans le sac, et l'on sectionne le conduit, en abaissant le manche.
Si l'on veut en même temps pratiquer la section du ligament palpébral interne, section qui facilite beaucoup l'introduction des sondes, on fait glisser la pointe mousse du couteau de Weber le long de la paroi postérieure du sac,ven ai-rièrc du ligament, on tourne le tranchant en avant, et, le pressant fortement contre le ligament, on sectionne ce dernier en faisant basculer le manche de l'instrument d'arrière en avant.
M. Weber so sert aussi pour le cathétérisme de sondes particulières : ce sont dos bougies élastiques dont la plus fine correspond au numéro 5 de Bowman, et s'il ne réussit pas du premier coup à introduire celle-ci, il emploie prcalahlement,
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FlG. 255. — Sondes de Weber.
pour forcer le rétrécissement, une sonde conique plus mince, munie d'une extrémité arrondie (fig. 255).
Quelle que soit la sonde dont on s'est servi pour le calhélérisnie, il est bon de faire suivre son emploi d'injections d'eau
.(1) Voy. Archiv fucr Ophthalmologie, 1861» VIII, 1, p. 94.
CATARIUIE DU SAC r.AfiliVMAI. ET DL CAXAL NaSAL. 693 •
fraîche dans le sac et dans le canal nasal. Pour être bien sûr que l'injection remplisse le but proposé, on fait bien d'employerdes sondes creuses auxquelles on adapte une seringue, La sonde introduite dans le canal, on txpplique la seringue, et l'on fait passer le courant d'eau à travers la soiide que l'on retire progressivement du canal et du sac. On peut em- |)loyer ainsi des injections d'eau tiède pour nettoyer le canal nasal et pour diminuer l'engorgement de la muqueuse. Mais on peut injecter aussi de la même manière des liquides istringents comme la solution de sulfate de 'zinc ou de cuivre. Pendant J'injcction, il faut engager le malade à incliner sa tête en avant pour que le liquide, arrivé dans la cavité du nez, s'écoule par les narines.
Le cathétérisme du canal nasal doit être continué, pendant plusieurs. semaines. Même lorsque l'inflammation est arrêtée, loi'sque les larmes reprennent leur couis régulier et ijue le malade se trouve notalilement soulagé, on fera bien de ne pas cesser le traitement tout d'un coup, mais d'espacer de plus en plus l'introduction des sondes, et de combattre linsi la tendance à la récidive qui survient fréquemment. Habituellement, je n'emploie pas de sondes plus fortes que les numéros k ou 5 de Bowman.
Chez les malades qui ne sont pas dans la position de se présenter assez souvent à la consultation, ou chez ceux chez lesquels une application de quelques minutes .ne paraît pas suffisante, j'ai pris pour habitude de laisser les sondes pendant un ou plusieurs jours en place. Je me sers alors, de petites sondes à l)outs olivaires et dont l'ardre extrémité très-mince est couibée à angle droit et repose dans le conduit lacrymal inférieur. Si cet atlouchemcnt irrite la conjonctive, je courbe celte extrémité fle.xiblc dans un angle aigu qui s'appuie sui' la peau de la commissure iutei'nc. MM. Bowman, Crilchell et Schweigger ont enqdoyé des sondes pareilles, et n'ont eu qu'à se louer de cc-lte dilatation permanente du canal nasal. Cei)cndant, si le résultat se fait trop attendre, j'essaye pendant quelques jours l'inti'oduction des s(uidcs les plus fortes de IJowman et de Weber, et je continue leur usage selon l'effet produit.
Quelquefois la cnutinuation du larmoiement est due au volinnc exagéré delà carnnculelacrymaleqn'il Tant alors réduire il son volume nornuil par une ai)lation partielle (A. Gnwfc). D'autres fois, je combats l'état de la nuuiueusc par des injec-
69^1 MALADIES ni:s V(Jii:s lackymales.
tions astringentes dans le canal, et par une injection d'une solution de nitrate d'argent dans le sac lacrymal.
Il faut prêter aussi une attention toute particulière à l'altération qu'a subi le sac souslerapportde ses dimensions. Lors- .que, par exemple, lesaca été très-dilalé et que ses parois sont fortement amincies ou distendues par le séjour prolongé des matières qui s'y sont accumulées, il arrive souvent, après que l'on a triomphé"' du rétrécissement du canal, que le sac, dont les parois so^it relâchées et dilatées, ne reprenne pas ses dimensions normales. Cette dilatation du sac peut devenir un obstacle sérieux à la guérisoh du malade. '
Dans ces cas, il faut recommander au malade de vider fréquemment le sac avec le doigt, et de le comprimer aussi souvent et aussi longtemps que possible, afln de ne plus per- mettre qu'il se remplisse de nouveau. Pour combattre cette ; réplétion pendant la nuit, on peut avoir recours à une compression à l'aide de quelques compresses superposées que 1 on fixe d'une manière convenable, au moyen de bandelettes agglutinatives ou d'un bandeau compressif.
Je ne me suis jamais servi ni du moyen conseiUe par M. Boivman, et qui consiste à enlever par la dissection une portion de la paroi antérieure du sac, ni de celfli de M. i ntehett qui ouvre largement le sac, et applique a son ultérieur de la potasse à la chaux, de façon à en détruire une portion.considérable sans endommager la peau.
M Wc6er, dans le but d'empêcher pendant quebiue temps l'entrée des larmes dans le sac, produit une éversion temporaire du conduit lacrymal inférieur, à l'aide d une ligature dans laquelle il comprend le point lacrymal et un pelii repli de la peau externe. La faradisation du muscle orbiculairc paraît activer aussi le retour du sac :\ ses anciennes dimensions. , , • • I , ,.rtC
Dans la grande majorité des cas, la combniaison d. es difl'érenis moyens conibat eCticaeemenl l'airection contre laquelle ils sont dirigés. Il faut avouer cependant que no^ rencontrons des cas où, malgré un relour apparent des vo es lacrymales à leur état normal, un certam degré rte ar moienient persiste encore. U faut, en outre, rema quer (lue, dans un certain nombre de cas, le canal nasal doit êire continué pendant longtemps, et q un Iraiteme.it de plusieurs seinaines, de plusieurs mois me n e, n'est pas possil)le dans loules les circonstances, et n cm | <»•