CORNÉR ET SCLÉKOTIQUE
pagncr le traitement, local, cl être approprié à la constitution du malade. (Toniques sous forme de fer, de quinine, régime fortifiant, séjour à la campagne,)
6. Kératite interstitielle non vasculaire. — 11 apparaît sui' ua point quelconque de la cornée une opacité grisâtre, d'al)ord nuageuse, mais qui finit par se condenser dans un point, et qui forme alors une opacité blanchâtre saturée, entourée d'un nuage gris. Plusieurs de ces opacités peuvent se montrer en même temps sur la cornée dont elles ne dépassent pas sensiblement le niveau. Ces infiltrations circonscrites ne sont accompagnées d'aucun symptôme d'irritation et tourmentent seulement le malad.e par le trouble de la vision, qui est beaucoup plus considérable que l'état de la cornée ne le donnerait à croire, et qui va jusqu'à occasionner la cécitépendant la durée de la maladie, si les deux yeux sont atteints à la fois.
L'opacité peut disparaître sans laisser la momdre altération de la cornée; d'autres fois, elle persiste, augmente d'épaisseur, de sorte que l'épithélium qui la recouvre se soulève au-dessus du niveau de la cornée.
Puis il survient une nécrose partielle du tissu atteint, qui amène la formation d'un ulcère avec ses conséquences. Une terminaison plus heureuse résulte de l'apparition de quelques vaisseaux qui vont de l'anneau conjonctival vers l'exsudation et favorisent la résorption. Dans ce cas, on observe aussi une injection périkératique plus prononcée, et le malade accuse plus de sensibilité à la lumière et aux irritants extérieurs.
L'aspect de la cornée varie sensiblement selon l'étendue et l'intensité de l'affection. Tantôt l'infiltration ne se montre que sous la forme d'un léger nuage, tantôt avec des opacités blanchâtres, de la grandeur d'une tête d'éphigle, tantôt cnlni sous la forme d'une opacité très-épaisse qui soulevé la couche épithéliale et se propage dans l'intérieur des tissus.
Marche et terminaison. — L'affection est généralement do longue durée, mais se termine par la guérison avec une opacité d'autant plus persistante (juc l'infiltration a ete plus profonde et l'individu atteint plus âgé.
Pronostic. — Il est en somme favorable, sauf dans les cas
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id'ulcération profonde où il faut craindre la perforation. Le iplus grand danger consiste dans un traitement irrationnel.
ÉHologie. — Souvent nous ne trouvons pas de cause à ll'affection ; d'autres fois, elle survient à la suite de conjoncjtivites phlyctënulaire on purulente, ou comme complication Ide la kératite superficielle vasculaire.
Traitement. — Le moyen principal contre cette maladie • iconsiste dans l'application de compresses chaudes sur l'œil i(de Graefe). La température doit être d'autant plus élevée et tleur application plus prolongée, que l'affection se montre plus dépourvue de tout symptôme d'irritation. La seule précaution à prendre, c'est d'arrêter l'emploi de ces compresses lorsque la conjonctive est prise d'hypérémie ou de sécrétion, ou lorsqu'on voit la cornée s'infiltrer davantage et présenter les symptômes d'une réaction inflammatoire.
Si la maladie débute, comme cela arrive quelquefois, avec des symptômes d'inflammation vive, elle peut nécessitei' la mise en usage très-prudente du froid et même des émissions sanguines. Ces moyens sont indiqués toutes les fois qu'il existe lune forte injection sous-conjonctivale, et lorsque l'opacité de ;la cornée est entourée d'une infiltration gi'isàtre.
Ce sont là les piincipes généraux du traitement de celte affection, qui exige de la part du médecin une observation lattentive de tous les symptômes et une appréciation méthodique des résultats produits par les moyens employés. En tmême temps, on instille de l'atropine jusqu'à la dilatation Ide la pupille qu'il faut maintenir dilatée ; on prescrit des frictions avec la pommade belladonée sur le front, et comme traitement général, de légers purgatifs et des vésicatoires permanents derrière les oreilles, lorsque l'état nerveux du malade le permet.