‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 22 sur 160 · Kôratitc pnrcncbyinatciijio «urriisc · texte numérisé non relu

Kôratitc pnrcncbyinatciijio «urriisc

Diagnostic. — Une opacité très-légère se répand sur toute l'étendue de la cornée, dont la transparence an début est si ipeu altérée qu'au premier aspect ou croit plulôt à une décokloration de l'iris qu'à une maladie de la cornée. L'opacificaition devient peu à peu plus épaisse, la cornée perd son brillani, •et sa surface épitliétiale apparaît comme piquetée avec une

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pointe d'aiguille. Souvent, cette kératite n'atteint d'abord qu'une partie de la cornée et envahit insensiblement et quel-' quelbis très-lentement la meml)rane tout entière.

L'injection sous-culanée est à peine accusée ou manque entièrement, et les seuls symptômes dont le malade se plaint, sont le trouljle visuel, la crainte d'une forte lumière, et un peu de larmoiemenl. Cependant, dans le courant de la ma- , | ladie, il survient parfois des douleurs ciliaires qui prennent • par moments une violence extrême, sous l'influence de toute

cause irritante. . , , ,

Dans un certain nombre de cas, 1 opacité se condense a un ou plusieurs endroits de la cornée, et si elle est alors placée devant la pupille, la vue peut se réduire à la distinction du iour et de la nuit. Lorsque la cornée commence as eclaircir, ou voit se développer des vaisseaux qui partent de 1 anneau conionctival, et quelquefois en si gi-and nombre et si serres, qu'ils occasionnent un reflet rougeàtre de la cornée.

Marche et terminaison. — La kératite diffuse marche avec une lenteur désespérante. Elle peut atteiadre, dans un intervalle de quelques semaines, les deux yeux, et sa durée varie de quelques mois jusqu'à deux ans. Elle se termine generalenient par la gucrison et le retour de la cornée a une transparence presque complète. Les complications de 1 ins ou de la choroïde sont rares, et presque toujours le résultat d un traitement irrationnel.

Pronostic. — Abstraction faite de la longue durée de la maladie, le pronostic est favorable, comme nous venons de le voir. 11 ne faut pas oublier qu'une imprudence de la part du malade, par exemples'il expose son œil à des causesd irritation comme un air trop vif, une lumière intense, etc oi. un traitement irritant, peuvent provoquer des complicahon=, lâcheuses.

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atteint de préférence des P^^'^onnes trcs-afVa.bl.e , e 1 o a

rattaché son existence à celle d'une diathcse de syphihsheic-

ditairc. (Mutchinson.)

Traitement. - U importe avani tout de s'abstenir de tout traitement irritant. Nous ne connaissons pas de moyens poui enrayer dclinilivement la marche de la maladie. Les corn-

RlillATiTK l'UUFONDK, KI'IIAXITK l'ONCTUÉE. 119

presses chaudes employées pendant longtemps, réussissent encore le mieuxpour amener plus tôt la vascdansation nécessaire à la guérison. En même temps, on prescrit l'atropme eu instillations et des injections sous-cutances de morplime, en cas de douleurs violentes.

Lorsque la cornée commence à s'éclciircn',les insultlatious de calomel ou l'emploi de la pommade à l'oxyde jaune de mercure, répétés tous les trois ou quatre jours, activent le retour à la transparence.

iV ce traitement local nous ajoutons, lorsque la constitution l'exige, un traitement général tonique, et l'usage des iodures ou du l)ichloruve de mercure en cas de diathèse syphilitique,

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