‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 36 sur 160 · ANOMALIES CONGÉNITALES HE LA CORNÉE · texte numérisé non relu

ANOMALIES CONGÉNITALES HE LA CORNÉE

1» Une cornée trop petite dans tous ses diamètres ne rencontre que lorscpe l'œil tout entier est resté rudiinentairah (niicroplithalmic). ^ , ,.

2° Dans le développement excessif de la cornée, sous torme de cornée gloljuleuse congénitale, la membrane parait p us ^ convexe parce que la chambre antérieure est plus prolonde. Mais, en réalité, le rayon de courbure de la membrane rapproche de celui delà sclérotique. ■

L'h'is est plus large, la pupille dilatée et parfois déplacée en dedans, en haut ou enbas. La cornée est si grande qu il ne^ paraît presque pas de blanc de l'œil dans la fente palpebrale.' La transparence de la membrane est le plus souven impar-faite et•la^'ue fortement endommagée par des comphcations notables de la choroïde, par des opacités du corps vitre, et par l'excavation de la papille du nerf optique. La cause de cettâi

affection n'est pas exactement connue : on I at rilnu a irido-kératite intra-utérine, avec augmentation de la pressiom inlra-oculaire et diminution de la résistance de la cornée. H 3° L'opacité delà sclérotique au heu de s arrêter a l annefflt conjonctival empiète sur la coi-née, de sorte que le cenlM de cette membrane seul reste transparent. (Sclérose de la cornée, sclérophthalmie.) Le reste de l'œil peu I être norina^. 11 faut attribuer cet état à un arrêt de développement W cornée étant jusqu'à un certain moment de la vie mtra-i utériue aussi opaque que la sclérotique.

On observe aussi un défaut congénilalde transparence soua forme de taches laileuses situées vers le centre <U^, quiMisparaissenl plus lard plus ou moins ^-"^V'!;^^*' imes sont dues probablement à des allections de la coineoi ant la vie in.ra-utérine, semblables à celles qiie n oiu observons plus lard, el qui sont la cause des opacités de cdtt^

membrane. , , <•,,.,„„ AM

k" Les tumeurs congénitales de la cornée sous f^in d| dermoïdes, que nous avons déjà décrites parmi les.tnmeui>d« la conjonctive (voy. p. 99).

riCLi'.n OTJT p., lU' I se Liï n ms ,

ARTICLE PREMIER

i?(;LliUOT[TF,, lit'lSCLKRITIS,

Autrefois oa croyait que l'injection sous-conjonctivale élail ocalisée dans la sclérotique, et l'on distinguaTt, sous le nom l'ophtluilmie rlmmatismale ou goutteuse, l'hypérémie pcricératique formée par une roue de vaisseaux très-fins qui •ayonnent autour du l)ord de la cornée. D'autre part, on niait a possiljilité d'une inflammation de la sclérotique. Nous savons maintenant que l'injection périkératique siège dans le issu sous-conjonctival, et que la sclérotique peut devenir parfaitement le siège d'une inflammation, sans qu'il soit possible de distinguer de vaisseaux isolés dans la rougeur qui accompagne cette inflammation.

L'inflammation de la sclérotique désignée sous le nom de xdérotite ou à'épisdéritc^ se présente avec les symptômes suivants : Dans une partie h\en circonscrite dn Ijlanc de l'œil, le plus souvent duciMé externe de la cornée, il apparaît une rougeur violette qui, au pi'emier aljord, ressemble à une ecchymose. Cette tache, dont la coh>ration résulte d'une liypérémie de la scléi'otique couverte du tissu semi-transparent d& la conjonctive,, s'accompagne plus tard d'une injection sous-conjonctivale. Dans les cas légers, le malade ne ressent aucun symptôme d'irritation, et la rougeur peut disparaître au bout de quelques semaines, habituellement pour faire une nouvelle apparition dans les parties voisines et en parcourant ainsi tout le tour de la cornée.

Dans d'autres cas, la partie injectée ne l'Cste pas au niveau de la conjonctive, elle proéminc de plus en jjlus, et s'élève comme un bouton large et rouge ou sons l'orme d'une élevure jaunàti'c sur le fond rouge de la tache. La maladie moidre alors une tendance prononcée à se compliquer d'opacités de la cornée, soit que l'intlanunation se propage directenunit sni' celte membrane, on (lu'elle [)ro(luise parla compression des nerfs ciliaii'es un trouble d'innervalion de la coi-née. Imi ell'el , celle membrane perd sa sensihililé dans

160 COIlNliE ET SCLÉROTIQUE. ,

les t'iidroils alleints. On voit alors la cornée devenir opaque à la partie du bord qui se trouve près de la sclérotique malade, et cette opacitication s'avance assez loin vers le centre. Dans ces cas plus graves, les malades se plaignent de céphalalgie, de pression dans l'œil; mais la vue n'est atteinte que lorsque la maladie est compliquée par des affections delà cornée, de l'iris ou delà choroïde.

Marc/te et terminaison. — La maladie dure toujours de /ix ; à huit mois, et peut se prolonger jusqu'à deux ans, si ralleo-'tiou occupe successivement difierenls points de la sclérotique. Généralement la proéminence s'aplatit au bout ir quelques mois, l'injection pâlit, et la partie atteinte prer* une couleur ardoisée due au pigment déposé dans le tissu ■ la sclérotique.

Les opacités de la cornée disparaissent progressivement ne deviennent que rarement stationnaires.

Pronostic. — Il est absolument favorable tant que la scléro- ; tite n'est pas compliquée d'autres affections ; il faut préparer le malade à la longue durée de la maladie qu'aucun traitement ne réussit à abréger. ' '

Étioiogie. —L'affection est assez rare et ses causes peu con- nues : on la rencontre après l'action directe de l'air froid sur r l'œil en même temps que des douleurs rhumatism;iles dansai d'autres parties du corps. D'ailleurs, elle parait sous la dépendance des diathèses scrofuleuscs, rhumatismales, et meiiiB.

svphilitiques. [Moorm.)

D'après des statistiques, un tiers des cas se rencontre pcjidant la période de la puberté ou immédiatement après. U maladie est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes ; elle les atteint surloul vers le retour d âge, et pa.att alors en rapport avec des anomalies de menstruation et des - (roubles de la circulation générale.

Trailement. - Aucun iraileu.eni local ou f^^'^^J^^ réussit à abréger la durée de cette maladie, i ons les ii niants comme k caUm.el, le nilrale d argenl. le précipite rouge se montrent plutôt nuisibles.

Les conipresses chaudes, le bandage compress.f, e es injoclions sl.ns-ci.lanées de morphine à la tempe combattent

Page 1