‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 38 sur 160 · IRIS, CORPS CILIAIRE, CHOROÏDE · texte numérisé non relu

IRIS, CORPS CILIAIRE, CHOROÏDE

.«natoinie. — La seconde enveloppe des milieux de l'œil est irmée par la choroïde appliquée sur la sclérotique, et se conti- . uant dans le corps ciliaire et dans l'iris. En effet, l'embryogénie ; l'histologie démontrent qu'on doit considérer ces trois parties î l'œil comme constituant une membrane unique, à laquelle on donné aussi le nom d'uvée ou de tmcius uvéal.

1" La choroïfk 'est située entre la sclérotique et la rétine ; ettemeut séparée de la dernière par une lame élastique, la cho- )ïde n'est unie h la sclérotique que d'une manière peu intime, luf au voisinage du nerf optique où les deux membranes sont 5sez solidement fixées ensemble (voy. plus loin). — La choroïde 3 compose des quatre couchCjS suivantes :

a. La plus externe qui unit la choroïde à la sclérotique est )rmée d'un tissu cellulaire à grandes mailles, entremêlées e fibres élastiques et d'un grand nombre de cellules pigmenlires, tantôt arrondies, tantôt pourvues de prolongements mulples qui s'anastomosent entre eux. Tout cela est réuni par une ubstance intercellulaire très-mince, homogène, et tout à fait cpourvue de structure. C'est cette couche externe de la choroïde, xtom/na /"«.îca des anciens ciuteuj's, que traversent les vaisseaux t les nerfs qui se rendent à l'iris.

b. La seconde couche est celle des gros vaisseaux de la cliooïde [couc/ie vasculaire); les veines sont situées en dehors, les rtères en dedans, et elles se trouvent logées dans un tissu anaogue à celui qui constitue la couche sous-Jacentc. La tunique •dventice des vaisseaux est très-forte, les cellules pigmeutaires 'sont moins nombreuses, plus petites, leurs prolongements trèsîourts, et mêlées d'autres cellules sans pif ment. Au-dessus do •ette couche se trouve :

c. Celle des capillaires réunis eu un réseau très-serré, et

16^1 IRIS, COUPS cii.iAmi:, cHonoïuii;.

désignée sous le nom de chorio-capillaire {rnembrana Ruyschianc^, Los capillaires se Iroiwent au milieu d'un tissu homogène qu|i a presque tous les caractères d'une lamelle élastique.

cl. La quatrième couctie, intimement liée à la chorio-capillaire, est formée par la lame élastique, pellicule fine ressemblant à la menjbrane de Descemet, mais beaucoup plus miace, elcommei toutes les memhranes -vitrées, homogène et sans structure. EUei est munie, à la face interne qui louche la rétine, d'une coucha épithéliale composée de cellules aplaties et très-riche en pig-j ment {tapetum). Ce pigment est plus ou moins foncé, mais il l'est* surtout dans le -voisinage de la macula hitea, et, en général, chea les nou-veau-nés. La couche épithéliale sert de base aux hàtonnetsi de la rétine, et appartient en réalité à cette membrane, commo cela a été aussi démontré par des recherches embr-yologiques.

On a constaté aussi dans la choroïde, surtout \ers sa partti postérieure, la présence de fibres musculaires lisses, et uii grande quantité d'éléments nerveux, fibres à double contour el cellules ganglionnaires. {Mùller,Schweig(/ci-.)

Vers le pôle postérieur de l'œil, la choroïde se termine par un anneau mince et étroit, cellulaire et élastique, qui entoure le i nerf optique. Comme nous l'avons déjà dit, la membrane est à celtjl endroit assez solidement fixée à la sclérotique, et envoie quelques l libres fines et isolées au névrilème du nerf optique et à la lamelle criblée.

En avant , la choroïde proprement dite se termine à l'endroii qui porte le nom d'ora serrata, parce que la rétine y forme, en cessant, des zigzags dentelés. C'est à cette ligne que la tunique vasculaire de l'œil se continue dans le corps ciliaire.

2° Le corps ciliaire est situé derrière la partie antérieure de la sclérotique, et se compose de deux parties, l'une externe, le )7mscle ciliaire; l'autre interne, les procès-ciliaires. Ceux-ci, an nombre de soixante-dix à soixante-douze, sont situés généralement dans la direction du méridien, et formés par des plis de la choroïde. Ils se lèvent près de Vora serrata, gagnent rapidemenl en hauteur et se dirigent jusqu'au voisinage de l'équateur du cristallin qu'ils ne paraissent pas toucher. Arrivés la. ils sccourbent brusquement vers l'insertion de l'iris, eu laissant eulrc eux et la base de cette membrane une rainure profonde. Li tissu des procès ciliaires est aualogue à celui de la choroïde, il se compose de tissu cellulaire (lui renferme quelques amas pignicntaires et un grand nombre de vaisseaux. La choro-capillairt n'existe plus dans ces organes, la lamé élastique y est changée eu un tissu plus pàle, moins persistant, se délachaut difflcilemcn di la couche sous-iaceute, et présente ii sa face interne des saillie^ cl des sillons qui lui ont valu le nom de réiicultnu. Les cellule» épilhéliales pigmentaires se retrouvent aussi sur la surface dc>

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