TUBERCULES DE LA CHOROÏDE
- Ils ont été observés d'abord dans des cas isolés par Mmz] Busch. Gohiheim a prouvé parde nombreuses sections anato- m q es qu'ils sont constants dans la tuberculose miliaire. Da. ;!rlf^ .i Lebert en ont donné les premiers la description oph-f-
^'^ÏrŒes de la choroïde apparaissent en iK..bre varial)le (de 1 à 50), tantôt dans un œil, tantôt dans le> d^lS Us ont l'aspei de petites taches rondejs eg^remen proéminentes, de couleur rosée ou grisâtre, et d une g an deur nui dilTè rc de 1/3 de millimètre à 2 mm. et demi. Ils se ^
l^ln^ueul d'altéiious analogues de la choroïde p^" ^ formc^régulièrenient ronde et par 1 absence d un l^'.^.^
nenté. Le reste delà choroïde est parfaileinent -^^^^^ situés ordinairement dans le vois.mvge du ucm;! oj t u u t de la macula, et ne se propagent vers la périphérie de 1 ad que lorsqu'ils existent en grand nombre.
ARTICLE Mil .
TUMEURS DE LA (.llOUOÏUli.
h^sqne (oules les tumeurs de cette ^i;';^,^ sarcomes, «luelquefois mélangés d'élémenls carcmon.alcux
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TUMEURS DE LA CnORÛlDE. 253
ét exceptionnellement il y a des carcinomes. Ces néoplasies sont presque toujom's fortement pigmentées [mélcmotiques).
Lem-s symptômes ophtlialmoscopiques varient, selon que la tumeur se développe dans la partie postérieure de l'œil, où vers le corps ciliaire. Dans ce dernier cas, on observe des proéminences d'une teinte brunâtre, qui s'avancent dans le corps vitré, derrière le ci'istallin, ou qui déplacent celui-ci et apparaissent à la périphérie de la chambre antérieure.
Lorsque la tumeur part de la partie postérieure de la choroïde, elle provoque dès son début un décollement de la rétine, par suite d'un épanchement séreux à la surface de la /choroïde. Ce décollement cache alors la tumeur. Celle-ci^ en se développant, finit par atteindre la rétine décollée, et lorsque cette membrane a conservé sa transparence, il devient possible de distinguer derrière elle la tumeur lisse ou légèrement bosselée de la choroïde, de couleur brune ou noirâtre, selon le degré de pigmentation.
Dans d'autres cas, la rétine s'épaissit, subit la dégénérescence graisseuse,, et fournit alors un reflet jaunâtre. Mais ce reflet n'a pasle reflet opalescent destumeurs gliomateuses delà rétine, et ne montre pas non plus la teinte rosée due parfois à la vascularisation de ces dernières.
Un symptôme très-important pour le diagnostic des tu- * meurs de la choroïde consiste dans l'augmentation de la pression intra-oculaire qui les accompagne dès leur début, ou du moins lorsque la néoplasie atteint la rétine décollée. On observe alors tous les symptômes du glaucome chronique : dureté du globe, dilatation et immobilité de la pupille, insensibUité de la cornée, aplatissement de la chambre antérieure, dilatation des veines sous-conjonctivales, excavation de la papille optique si celle-ci est encore visible càl'ophthalimoscope, et développement d'ectasies scléroticales.
En même temps, les malades se plaignent de douleurs vives, I rayonnant dans le front et dans la tête du côté de l'œil malade, I et ces douleurs subissent des exacerbations périodiques violen- I tes. Quelquefois même il survient un véritable accès de glau- I corne aigu (observé plusieurs fois immédiatement après les I mstdlations d'atropine). Généralement, le cristallin devient opaque.
Cet état peut continuer jusqu'à ce que la tumeur se fasse j jour à travers la sclérotique, ou qu'un second foyer se déveoppe simultanément au fond de l'orbite, provoquant alors
MEYEn, , c
l'cxophtlialmic et une certaine gêne dans la mobilité du olobe de l'œil. Une autre marche de la maladie résulte de l'ulcération et de la perforation de la cornée, soit sous l'influence de l'insensibilité de cette membrane, soit ala suite de l'excès delà pression intra-oculaire.
La destruction de la cornée est suivie d une panophthalmite purulente, et l'œil s'atrophie autant que la présence de la tumeur le " permet. Un œil ainsi atrophie se distingue d'un moignon ordinaire parles symptômes smvants : il est lesiégede douleurs spontanées, -violenleset périodiques, tandis qu'il est presque insensible à la palpation. Ces moignons affectent en outre une forme particulière, ap atis d a-. Tant en arrière; ils conservent leur diamètre equator.al et urésentent alors d'une façon caractéristique sur leur surface ^;.ïériem4 la dépression produite par l'insertion des quatre muscles droits. Enfin la néoplasie, empêchée par la phtlnsie de l'œil de se développer par devant, prend une direction rétrobulbaire qui pousse l'œil phthisique en avant et ne lui permet pas de s'enfoncer dans l'orbite comme le font ces
yeux ordinairement. , La propagalion de ces tumeurs sur les parties extia-bulbaires se fait, ou par la perforation de la sclérotique generalemeTdans sa partie \ ou il se développe des
nSp asies autour- de la périphérie postérieure du globe sans perforation de la sclérotique qui reste intacte ; ou enfin le neif ont cuic devient le siège d'une dégénérescence sarcomateuse r ^ard rimter le" long de la sm-face de l'enveloppe inenre du nerf et dans le névrilème des faisceaux secoudaires.
Ton i s les tumeurs de la choroïde doivent être considérée comme des tumeurs malignes, disposées à fonner des foyers secondaires, à récidiver en cas d'opération, et faisant craindie
une terminaison fatale. , n,->c pI ia-
On les observe rarement avant l'âge de trente an., et a mais avant l'âge de dix ans. Leur présence n a jamai. cte
'ïtS^l'f:^-C;he est très-variable; on en .
ob^éT^lnt dix ans qui ne --P^--"; P^^'^^^^ olobe de l'œil. D'autres fois, elles apparaissent deja au bout de quelques années dans d'autres parties du corp^-
Le iriitcment de ces tumeurs consiste 'i^^^! enlever le plus tôt possible. Ce précepte a ^^" '«^ ^'^f nue lorsque la tumeur est encore restreinte sur 1 œil, et que