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CHAPITRE VI

Anatomie. — Le nerf optique se sépare du cerveau à la fa postérieure et inférieure de la couche optique; a cause de 8^ forme, il y porte le uom de bandelette optique. Apres avo'j ÇonJ tourné le côté externe du pédoncule cérébral, la bandelette». • optique s'entrecroise, du moins partiellement, sur la igne m^. Xne, au niveau de la gouttière optique, avec celle de 1 autre cô^, e constitue ainsi le chiasma. C'est de cette commissure que le^ l derne ïoïu se détachent; ils se dirigent en divergean^ vers le trou opti^que pour pénétrer à travers cette ouverture daa^ l'orbite. Ici le nerf suit une marche à peu près rectiligne ju^qu J soi ins;rt?on oculaire, qui se trouve en dedans et au-dessous d,^ centre de l'hémisphère sclérotical postérieur.

îusque dans le voisinage de leur commissure, es bandelette^ optiques se composent de fibres médullaires sans nevnleme Dana la rédon du chiasma, lapie-mère fournit une enveloppe qm accom-r pVgï îes ner?s optiquesVsqu'au globe oculaire et qui en voje d^ l'épaisseur du nerf des cloisons celluleuses, séparant amM le nerC Susieurs faisceaux secondaires A partir du Iro^ ^tjque nerf reçoit une nouvelle enveloppe, de structure flbi eu.e et coa^ dérée comme un prolongement de la dure-mère c;;^;^;^^^;-^^ enveloppe se compose de deux couches concentriques . la gafj» externe qm est lapins épaisse, et la gaine ' ^n^. e deux gaines se trouve un espace qui communique par le troa optique avec l'espace arachnoïdien cérébral {S<:lnoall>c)

Les deux gaines concourent îv la formation de la erotique m ce sens que les fibres de la gaine exterue «e recourbent .ou angle obtus, et se perdent dans les couches externe et moyenne da la sclérotique, tandis que la gaine interne, qui '•epre.ente le nÉ« vrilèmc, s'avance jusqu'à la face intra-oculaire de la Bclérot upiei et se confond avec la couche interne de la sclérotique, en . e i courbant dans un angle plus aigu. Ainsi /°™e j '''"'f , fibreux qui est légèrement proéminent et qui sert aussi ae pui"

d'attache à la choroïde. Le nerf optique traverse cet anneau pour entrer dans le globe oculaire et pour concourir à la formation de la rétine.

^ Vartère centrale du nerf optique vient ou directement de l'artère ophthalmique ou d'une branche ciliaire ou musculaire de cette artère. Elle traverse à quelque distance derrière la sclérotique les enveloppes du nerf et pénètre jusqu'au canal central, pour s'avancer dans ce canal vers l'extrémité intra-oculaire du nerf optique {papille optique). Dans la papille, l'artère se termine dans deux branches qui se dirigent l'une en haut, l'autre en bas, et qui se divisent de nouveau dichotomiquement sur la papille ou près de son bord, de sorte que quatre branches artérielles pénètrent en divergeant dans la rétine. — Les veines de la rétine se réunissent généralement dans quatre grandes veines, deux supérieures et deux inférieures, qui se dirigent eu convergeant vers la papille optique. Ces quatre veines se réunissent près du bord de la papille, dans deux branches qui se fusionnent dans une seule auprès du point d'émergence de l'artère centrale, ou qui restent séparées jusqu'à la lame criblée, dans le voisinage de la papille. A côté des vaisseaux centraux, on observe un certain nombre de petits vaisseaux artériels et veineux qui forment des anastomoses. Ces vaisseaux, qui servent à la nutrition du nerf optique, viennent en petit nombre des vaisseaux centraux; le plus grand nombre de ces vaisseaux nourriciers est fourni par les artères ciliaires et musculaires ; c'est par eux que les vaisseaux de la papille et ■de la rétine communiquent avec les vaisseaux ciliaires de la partie postérieure de la sclérotique.

La réline s'étend entre le corps vitré et la choroïde, depuis le nerf optique jusqu à l'origine de la zone deZinn. Elle se réunit a celle-ci en s'amincissant, et si on la détache à la périphérie, elle se présente comme finement dentelée. Pour cette raison cette région a reçu le nom d'ora serrata. Celte terminaison n'est qu une limite de convention, car les vestiges de la rétine peuvent être suivis jusque sur la membrane hyaloïde à laquelle la i périphérie de la rétine est solidement fixée.

A partir du centre, où la rétine a environ O"'",/! d'épaisseur, elle diminue progressivement, de sorte que, dans les parties equatoriales, elle est réduite à moitié; puis elle continue à ■s amincir rapidement, et ne conserve que le quart de son épaisseur primitive à Vora serrata.

La structure histologiquc de cette membrane est assez cora- ■ piiquée ; elle se compose d'éléments nerveux et d'éléments cellulaires intimement combinés et parfois difficiles à distinguer dans les détails excessivement petits et ténus de cette membrane.

1 Tmu nerveux ck la rétine (flg. 80, 2). On y distingue difTé-

rentes couches qui se succèdent de la façon suivante, mençant i)ar celle située près delà choroïde :

a. Les bâtonnets et les cônes (ûg. 80 c). Chacun de ces éléments est pour-vu d'un appendice sous forme de fibres ou de filets allongés (c') qui communiquent avec les éléments de la couche suivante.

à. Celle-ci, nommée couche granuleuse eœterne, se divise en trois autres : la couche des grains, la couche intergranuleuse (d) et la couche des cellules (f). Ces couches sont traversées perpendiculairement par les fibres qui portent des bâtonnets et des ' ônes, et qui se combinent intimement avec les éléments de la 'ouche granuleuse.

Puis ces filets entrent dans :

c. La couche des fibrilles ou couche moléculaire {g), composée d'an réseau de filets nerveux des plus fins et des plus déliés. Celle-ci donne naissance aux prolongements externes des cellules -:anglionnaires qui forment :

d. La couche des ganglions (h) dont les prolongements inernes entrent dans :

e. La couche des fibres nerveuses (î).

2" Le tissu cellulaire (fig. 80, 1) se compose de fibres et de membranes qui servent d'appui aux éléments nerveux de la rétine. Il forme d'abord la membrane limitante (/), la couche la plus interne de la rétine, et dont la face interne touche la membrane hyaloïde du corps vitré. De sa surface externe naissent, avec une base large, des fibres très-nombreuses, radiaires de miler (e), qui presque toutes traversent la réline perpendiculairement à la direction des fibres nerveuses du nerf optique qu'elles -livisent en faisceaux. Puis, les fibres radiaires passent dans la couche des cellules ganglionnaires, qu'elles entourent de prolongements fibrillaires; dans la couche moléculaire, les fibres radiaires forment un réseau à mailles très-fines {g); dans la couche granulaire, elles entourent les cellules de larges mailles (e'); de nouveau elles se ramifient en un réseau très-fin dans la couche mtergranuleuse (rf), passent à travers la couche des grains sous forme de simples fibres (e), et se réunissent en arcades à la 1 limite externe de cette couche. Cette terminaison du tissu celluilaire rétinien a été désignée comme une membrane limitante I externe [Max SchuUze) qui serait alors fenètrée, pour livrer passage aux prolongements des cônes et des bâtonnets.

Dans ces fibres radiaires, dont nous venons de décrire la i marche a travers la rétine, on observe des noyaux situés presque .exclusivementdans la couche des cellules de la couche granuleuse. I Ils sont ovalaires (e'), et leur axe le plus long est dans la di- 1 rection des fibres ; ils renferment des nucléoles.

On reconnaît facilement que le tissu cellulaire sert de soutien ;«l d appui aux éléments nerveux dont la nature détermine sa I l^T^.' '^''^"^ endroits où les cléments nerveux sont

•globuleux comme les cellules ganglionnaires, le tissu cellulaire

280 NliRF OPTIQUE ET RÉTINE.

se creuse de cavités, tandis qu'il forme des réseaux dans les points où la substance nerveuse forme des fibres.

Cette structure de la rétine subit quelques modifications, quant à la coordination des éléments décrits, vers la périphérie des membranes, à la papille du nerf optique, enfin dans la tache jaune et à la fossette centrale.

L'amincissement progressif de la rétine du centre vers la périphérie, atteint d'abord d'une manière à peu près égale toutes les couches de cette membrane. A partir de l'équateur, la couche granuleuse et celle des cellules ganglionnaires disparaissent les premières, puis la couche des bâtonnets vers Vora serrato, de sorte qu'à cet endroit la rétine ne renferme plus que du tissu cellulaire [partie ciliaire de la rétine).

A l'entrée du nerf optique, la rétine ne se compose que des fibres nerveuses qui, après avoir traversé l'ouverture de la sclérotique et de la choroïde, se réfléchissent à angle droit pour former au-dessus des autres couches de la rétine la couche la plus interne de cette membrane. Les couches externes naissent à cet endroit, tantôt par un bord mince et augmentant progressivement d'épaisseur, tantôt par un bord épais et escarpe.

L'entrée du nerf optique (papille du nerf optique) mesure en moyenne l""», 6 de diamètre, elle est ronde ou légèrement ovale; au centre de la papille, la divergence dans la direction des fibres nerveuses produit un petit enfoncement (raca!;o<(o« physiologique, fie- 78 p. 263' qui est généralement le point d'émergence des vaisseaux centraux de la rétine. Parfois cette excavation est placée excentriquement. ,

Les fibres nerveuses de la rétine qui ne représentent, en somme, que l'épanouissement en forme d'éventail du nerf optique, sont réunies, dans celui-ci même, en faisceaux sépares par des cloisons celluleuses qui partent de l'enveloppe du nerf. l>es cloisons s'arrêtent à l'ouverture scleroticale, et forment a cet endroit la lame fenétrée, qui touche en partie à la sclérotique en partie à la choroïde dont elle reçoit parfois quelques cellules pigmentaires, visibles à l'ophthalmoscope. En effet, ^P-;^''^"- , ^^^'J^' criblée, les fibres nerveuses deviennent complètement t. anspa rentes, ayant perdu à cet endroit leur enveloppe de myéline qui rend leurs contours opaques. /n„r,,i«

Le centre de la rétine est occupé par /a '"^''^ ^««"^ lutea) au milieu de laquelle se trouve la fossette centrale {fovea

cenirulii). , ,. m „,iiio-ô

La tache jaune, d'environ 2 millimètres de '^;,«>"^"l'"<^' f,^ ^ rement ovale dans le sens horizontal; >e * issu cellulaire Y diminue considérablement, surtoufau niveau de la »osseiie ceu traie. Toutes les fibres nerveuses qui se dirigent vers cet endrou s'y terminent de façon que la couche de ces fibres y J*^^ amincie et presque imperceptible ; les cellules ganglionnaires j

IIYPÉRÉMIE DE I.A RÉTINE. 281

existent en très-grand nombre; l'épaisseur de la couche des grains est diminuée et remplacée par les filets très-allongés des cônes etdes bcâtonnets. Ces derniersdisparaissent progressivement dans le -voisinage de la macula, de sorte que dans celle-ci même il n'existe que des cônes. Il faut encore mentionner que les fibres radiaires qui traversent la rétine perpendiculairement à sa surface, modifient leur direction dans la macula, de façon qu'elles convergent vers le centre de la fossette centrale.

Quant aux vaisseaux de la rétine, ils proviennent des artères et des veines centrales du nerf optique, qui se divisent d'abord sur la papille, puis sur la rétine, et forment avec les capillaires de cette membrane un système presque indépendant qui n'entre en relation qu'avec le système vasculaire de la choroïde, par le cercle artériel de la sclérotique qui entoure le nerf optique et envoie des vaisseaux dans la choroïde et dans la rétine. En outre de ceux-ci, on vuit passer de petites artères, des veines et des capillaires en grand nombre, du bord de la choroïde dans le nerf optique, et former des anastomoses avec le réseau capillaire qui entoure les faisceaux de fibres nerveuses. Les artères et les veines de la rétine se trouvent généralement derrière la couche des libres nerveuses; dans le voisinage de la papille optique, elles passent derrière la membrane limitante; les capillaires se répandent dans toutes les autres couches.

Dans la fossette centrale, on voit de fines ramifications de 1 artère centrale se répandre en forme d'arcades; la tache jaune possède un reseau capillaire à mailles très-larges

}^ image ophthalmoscopique du fond de l'œil à l'état normal a ete décrite page 20.

ARTICLE PREMIER

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