Rétinitc <4y|ihilitîqiio
La syphilis constitutionnelle se localise dans la rétine comme dans les autres parties de l'œil, telles que l'iris et la choroïde. Dans la membrane nerveuse, elle est caractérisée par une opacité g-énérale qui donne au fond de l'œil examiné à l'ophthalmoscôpe un reflet grisâtre ou bleuâtre, et sous laquelle les contours de la papille ne sont plus' visibles. Cette opacité disparaît vers la périphérie de la membrane. Elle est très-visible le long des gros vaisseaux rétiniens. Les veines paraissent hypérémiées et toi'tueuses, mais à un degré assez variable ; des hémorrhagies n'ont été signalées qu'exceptionnellement. La constatation de tous ces symptômes devient assez difficile lorsque la maladie est compliquée d'opacités du corps vitré, qui sont d'al)ord excessivement fines, et se manifestent davantage à mesure que la maladie fait des progrès.
Lorsque, dans ces cas, l'examen ophthalmoscopique laisse douter si le iroultle du fond de l'œil déjiend de l'opacité de la rétine ou de celle du corps vilré, il faul dirigôi-
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notre attention vers les parties péripliériques. X cet eudroit, le trouble de la rétine se perd de plus en plus et disparaît, tandis que les opacités du corps vitre y sont bien plus prononcées qu'au centre. -ni i
Une autre complication assez fréquente resuite des altérations de la choroïde. Celle-ci môme est parfois le point de départ de la maladie qui a gagne consécutivement les couches externes de la rétine. Ces altérations, cachées d'abord par le défaut de transparence de la membrane sus-jacente, ne deviennent souvent visibles qu après la disnarition des troubles rétiniens.
Dans une autre forme plus rare de la rétinite syph. itique, l'opacité est très-prononcée vers la fossette centrale e diui^nue progressivement autour de la macula. La papdle du ne f optique et son voisinage conserve sa transparence (rcii/a^c cintrais récidivante, de Graefe) .Cet état ^^^-y^^» f tement et s'accompagne d'une diminution consideialile de la force visuelle centrale, qui peut même aller jusqu a la cécité si les deux yeux sont atteints. La maladie disparai souvent au bout de quelques jours, et récidive au bout de quelques semaines ou de quelques mois.
Les rechutes peuvent se renouveler un f ^"^ nombi^de fois laissant après les premiers accès un eta normal du ond d ïœa et de la vision! Mais plus tard, la vision -u^re d une
manière permanente, elle ^^"^ ^'^^'"^J^"^;?^:^ Dans la forme ordinaire de la rétimte syph'litique les t ou bles fonctionnels se résument dans une diminution li es-con- S> et quelquefois très-rapide de l'acnit y^-^e centrale, tandis que le champ de vision Per'Pl^^'i'T^ • ^^-'^ normal dans la plupart des cas On a souven conslate q a les malades voient les objets plus petits qu a 1 état noimal (micropsic).
La marche de cette afTection, variable. Souvent elle guérit par un tnx.loinen encng qu^au bout de six à huit semaines; d'i^"!;:*^^ l^"^' niàtre et dispose toujours à des recuhves '""^ 'l^^'^f^- ^^'X c-fclles-ci son très-fréquentes, on voit se developpoi un a ni cissomeni dos artères avec anémie et alrophie lente de la rétine et du nerf optique.
■Lq pronostic est, en général, favorable au dél)ul de l alTec^
KliTINITE ALBUMINURIQUE.
îioii, et s'aggrave avec la durée et le nombre des récidives;. La possibilité d'uue restitution complète dépend de l'intensité des opacités et des altérations du tissu rétinien,
Étiologie. — La statistique, en s'appuyant sur les antécédents des malades, a démjantré que l'infection syphilitique se Iraduit dans un certain nombre de cas par une inflammalion de la rétine, qui se présente aloi's avec l'ensemble des symptômes décrits. Si ceux-ci n'ont rien d'absolument caracléi'istique, ils tirent leur valeur du fait qu'ils, ont été obseivés ainsi plus fréquemment chez les syphilitiques, que chez d'autres malades atteints de cette rétinite.
Trnilement. — Il se compose presque exclusivement de la médication antisyphilitique : frictions mercurielles méthodiques (cure d'inonction), usage interne de la décoction de Zittmann, des mercuriaux et de l'iodure de potassium.
Contre les symptômes inflammatoires aigus, on emploie avec avantage des déplétions sanguines à la tempe avec la sangsue artificielle. 11 importe de continuer le traitement pendant quelque temps après la disparition de la maladie, et de ne l'abandonner que progressivement et avec précaution, pour prévenir les rechutes.