TUMEURS, APOPLEXIE ET HYDROPISIES DU NERF OPTIQUE
Les tumeurs du nerf optique,, d'ailleurs assez rares, se présentent sous trois formes principales ; ce sont : le, myxome, le gliome mou et le gliosarcome ou m^Tcosarcome. Le carcinome n'y a été observé que par extension des parties voisines.
De Graef.e (1), quia observé et publié un certain noml)re de ces tumeurs, leur attribue les symptômes suivants comme importants pour le diagnostic.
a. La propulsion progressive du globe oculaire parallèlement à l'axe de l'orbite et un peu en dehors. 6. Conservation de la mobilité de l'œil.
c. Conservation d'une couche celluleuse entre l'œil et la tumeur, et intégrité du centre de rotation.
d. Consistance mollasse de la tumeur.
e. Absence de douleurs.
f. Absence d'apparitions lumineuses subjectives,
g. Abolition rapide de la vue, plus rapide que dans les autres tumeurs orbitaires de nature bénigne.
Ces tumeurs suivent une marche lente et exigent une intervention chirurgicale. Après l'énucléation de l'œil, on enlève la tumeur si elle est circonscrite, ou l'on extirpe toutes les parties suspectes renfermées dans l'orbite.
Les apoplexies du nerf optique sont rares et s'ol)serven( presque exclusivement à la suite de troubles de circulation dans les troncs veineux ou dans le sinus caverneux. Cesfoyers apoplectiques dans le nerf optique ne prodiiisciit pas de douleurs [Amman); la conséquence directe serait l'apparition de lacunes dans le champ visuel, ou même l'abolition complète de la vision. Dans ces derniers cas, on verra survenir la dégénérescence atrophique de la papille.
L'hydropisie consiste dans un épanchement séreux danfr
(1) Yoy. Archiv f. Ophthalmologic, X, i, p. 193.
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la gaine du nerf optique. II est probable, d'après les rechei-olies anatomiques de Schivalbe, que dans beaucoup de cas le liquide vient de l'espace arachnoïdien cérébral qui couimunique direciement avec l'espace renfermé entre le deux gaines du nerf optique.