SUR LE TRAITEMENT DES OPHTHALMIES
gueur et de 3 centimètres de largeur, tout entier de flanelle line et aussi élastique que possible.
Après avoir garni de charpie le pourtour de l'œil et tout l'orbite, suivant la manière indiquée et de façon à en faire une surface complètement unie, on applique le bandage de .la manière suivante : On commence par un tour oblique sur l'œil à couvrir, montant du point situé entre l'oreille et l'angle de la mâchoire inférieure pour se diriger vers le frontducùté opposé; ce tour doit surtout immobiliser lacbarpie. La bande, ramenée autour de l'occiput vers le front, décrit un circulaire complet pour arriver à la nuque, où commence un second tour ol)lique sur l'œil malade en comprimant plus fortement qu'au premier tour. On continue par un deuxième circulaire de la tète, et puis par un troisième tour montant au-dessus de l'œil. Ce dernier tour doit surtout empêcher les deux premiers de se déplacer. On termine le bandage par un troisième circulaire de la tête.
k" Le régime antiphlogistique a pour but de modérer la quantité des principes nutritifs contenus dans le sang, et d'éviter tout ce qui peut exciter le système nerveux ou accélérer la circulation. Ce n'est que lorsque l'inflammation est très-grave et suraiguë que nous avons à ordonner un i-égime sévère, c'est-à-dire un repos absolu de corps et d'esprit, la .quantité de nourriture indispensable et exclusivement végétale.
En général, il suffit de conseiller la modération sous tous les rapports, de proscrire les boissons alcooliques ou aromatiques, ainsi que les mets épicés. Il faut bien se garder d'af- .faiblir les malades par un régime insuffisant, surtout dans ■les affections inflammatoires chroniques, où il est même ■souvent nécessaire d'ordonner aux individus faibles un ré- ;gime tonifiant et même stimulant.
5» Médication antiphlogistique. — Parmi le grand nombre !:de médicaments de cette catégorie, tels que les mercuriaux, •les iodures, le tartre stibié, les composés nitrés, les acides dilués, il y en a peu d'un emploi général dans les ophthalmies proprement dites.
Les préparations mercurielles ont été considérées pendant longtemps comme de véritables spécifiques contre les maladies des yeux. On emploie de préférence le calomel lor.squ on veut obtenir un effet rapide dans certaines alVcctions algues. Par la rapidité avec laquelle il amène la diarrhée et
MEYER
CONSIDÉRATIONS Gli:NÉRALE5:.
la salivation, il est de toutes les préparations mercurielles k n^ofns propi-e à un emploi prolongé. ^^ure à la ^
dose de 5 à 15 centigrammes par jour, est deja pi UeraDie bien qu'il amène presque aussi facilement la saliva .on. Le
nXdose l'on maintient un certain temps pour la dmri-
^"^1=^ ?S~'^e faire pénétrer le mercure vite et eifg ande quantité dans l'organisme, pour obtenir un S^t^lS^rcomL^ar ^ ^Œ^^ïâ
^;^riU^rr—^te^.ature constante, au- "^Sïi^^r ? Sl^ammes d'ongi.nt napo-
trième, sur Ju:e mt^e^ bi a
même façon tout en >^ ^ant ic „ ^^^^.^.^^^
Après la ^^^-^^J^^^^l^onnéc d'un linge; avant le sommeil, on entome pa ,^
le lendemain mat n, P^^^ [,,î,'e,^^^^ une ou
transpiration en e s Sn^^emen^ la région fric-
deux heures, et on iail lavci ^ tionnée. Dans le courant, de la ■lo;""^ ' .t^.no. «olution d'iodure potassuim a la dose^ l a^
Le régime doit tre apjn-o ai x fouc ^^^^^
lequel il tant main em. ^ ^ ,,^7,;, ,,a,ae les soins les
une selle par jour. U Uuii 1 ' „K.,„che et de ses dents,
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et en cas de „,o„i (les excoriations, avec
toucher les gencives, ^^^/^ . JJ^/;' V uenn^^i varie, d'après laleintuiT d opnirn^ La dui tc fle^c^ dernier jour.
JSLin I.E TR.UÏKMKNT DEfi OPIITIl ALMriiS.
■et les soins hygiéniques que l'état du malade peut réclamer. I 6° Les drastiques ne trouvent qu'un emploi très-restreint, pt servent exclusivement lorsqu'il s'agit de débarrasser complètement et rapidement le tube intestinal.
Dans les cas de constipation habituelle, on a recours aux purgatifs ordinaires et surtout aux eaux minérales.
7° Quant aux révulsifs cutanés, sous forme de moxas, fontanelles ou sétoas, qui autrefois jouaient un rôle considéralile dans la thérapeutique des affections oculaires, d'après I idée que l'irritation produite devait éloigner le sang de l œil, leur emploi dans les ophthalmies idiopathiques est en général plus nuisible que la maladie elle-même. Nous les réservons pour les indications qui peuvent résulter d'une maladie générale dont l'ophthalmie ne serait qu'une des uanifestations. • Les vésicatoires volants, les sinapismes aux limbes, les pédiknes sinapisés, les ventouses sèches à la nu- [ue, les frictions générales de la peau, constituent un traitement dérivatif dont nous trouverons souvent d'utiles appliations dans le courant des maladies oculaires.
8° Les narcotiques qui combattent efficacement les doui'urs, quelquefois si intenses dans les ophthalmies, procurent Ml même temps aux malades un repos salutaire, et calment iri'itation des nerfs, qui entretient la maladie et en favo- : ise les progrès.
I Le médicament le plus employé est sans contredit la mor- )hine, dont l'injection sous-cutanée mérite la préférence.
Ces injections se font avec une solution de sulfate ou d'hy- Irochlorate de morphine (au 1/20) dont on injecte 8 à çouttes, ou la capacité de 8 à 16 divisions de la seringue de ^ravaz, modifiée par Luëi-.
Cette dernière a l'avantage que la canule se termine par me pointe creuse et, par conséquent, sert en même temps îomme trocart.
Il faut aussi remarquer que le piston de cette sei'ingile ne 'avance pas à l'aide de (oui-s de vis, mais par un simple nouvement vei'S le point d'arrêt, ce qui abrège notablement a durée de cette petite manœuvre chirurgicale.
Le meilleur endroit pour ces injections est la tempe. On l'y obsei-ve ni ecchymoses étendues ni irritation de la peau, nêmc api-ès un grand uomhre d'injections pratiquées à un lu deux jours d'intervalle. La sensibilité parait aussi moin- Ire à la tempe qu'à d'autres parties de la peau. Enlin il est
ZlO CONSIDÉIUÏIONS GÉNÉKALKS.
l'acile d'y soulever uu pli cutané, le tissu cellulaire qui sépare la peau du fascia étant trcs-làche. Pour la même raison, ce tissu permet l'injection même d'une assez [grande quantité de solution, sans produire une tension désa}iréal)le de la peau.
Avant l'injection, il i'anl soulever fortement un pli de la peau temporale et enfoncer résolument la pointe de la canule dans le tissu cellulaire ; lorsqu'on sent qu'elle s'y meut librement, ou abandonne le pli cutané et l'on pousse le piston en avant.
Si l'on continue de soulever la peau au moment de 1 mjection, la pression que les doigts exercent sur le tissu cellulaire peut devenir la cause qu'une partie de la solution injectée s'échappe lorsqu'ou retire la canule.
Dans les derniers temps, nous avons souvent employé comme hypnotique très-actif et agréable le chloral à l'intérieur ou sous forme de lavement.
9° L'emploi des mydriatiqucs dans certaines affections innammatoires de l'œil est justifié par leur action simultanée sur les muscles inti-insèques de l'œil, en immobilisant le sphincter de l'iris et le muscle de l'accommodation ; ils combattent efficacement leur irritation spasmodique et diminuent indirectement la tension intra-oculaire.
Cet efl'et se comprend d'autant mieux si l'on ne perd pas de vue l'action réciproque que la rétine, la pupille et l'accommodation exercent l'une sur l'autre.
On emploie généralement une solution de sulfate neutre d'atropine (jne l'on introduit par gouttes clans le cul-de-sac
inférieur. ,
Après chaque instillation, on fait bien d exercer peiidanl quelques instants une légère pression dans la région du saclacrymal, pour éviter l'absorption du médicament par les points lacrymaux et sa pénétration dans le canal nasal.
On a proposé aussi, toujours dans la crainte d un empoisonnement par imprudence, de l'employer sous forme do • dvcérolé, .tue l'on introduit dans l'œil, compose de glycérine, 5 grammes ; sulfate neutre d'atropine, l)«s05 centigr.
Dans les cas d'enq.oisonnemont par erreur, le moyen u plus rapide et le plus efficace consiste dans 1 injection sou> culanée d'une solution de morplnne.