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soit masqué autant que possible par la paupière supérieure. Pour les détails de cette opération, nous'renvoyons le lecteur à la description que nous en avons faite à l'article Iridedomie (p. 197). Nous ajoutons ici seulement qu'il importe découper l'iris très-exactement à la plaie afin d'éviter son enclavement et le déplacement ultérieur de la pupille vers la périphérie de la cornée.
Il est nécessaire de mettre un espace suffisant entre l'exécution de l'iridectomie et la discision ; quelquefois douze à quinze jours peuvent suffire ; d'autres fois il faudra attendre plusieurs semaines, jusqu'à ce que toute trace d'irritation ait disparu.
Le traitement consécutif et les moyens à employer en cas d'accident, sont les mêmes qu'après la discision simple.
La discision eni|>loyée coiuuie oiiératîoii préparatoire à rextraction.
11 n'est pas rare d'observer des cas où la cataracte mûrit avec une lenteur désespérante pour la patience du malade qui désire recouvrer la vue; il arrive alors un moment où le malade n'est plus en état de se servir de ses yeux, tandis que le médecin, par l'aspect particulier de ces cataractes, et par l'oljservalion de la marche antérieure de la maladie, est en droit de conclure que la maturité complète se fera attendre des années encore. D'autre part, on hésite toujours à opérer par l'extraction à lambeau une cataracte qui n'est pas mûre, de crainte de laisser dans l'œil la partie encore transparente I du cristallin, qui, par son gonflement consécutif, peut amener f dos complications sérieuses pendant la période de guérison i '|ui suit l'opération. Pour sortir de cette situation pénible, « l'opérateur est placé dans ralternative de pratiquer une f' iipération dangereuse ou de laisser le malade dans l'impossi-
■ ililé de se servir de ses yeux pendant longtemps, et cela
un âge où celui-ci marche vers le déclin de la vie,
■ '/'• Graefe (1) a proposé d'amener rapidement l'opacilication ' '1rs parties crislalliniemuis restées transparentes, en y introduisant une aiguille à discision. Dans ce but, le chirurgien de
(!) Arrhiv.l. Oplhidmohij'k, 1859, X, ii, p. 209.
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Berlin, et en même temps que lui, M. Mannhardt {\), ontti f conseillé de pratiquer une . ponction dans la capsule et 4< i ^ conduire la pointe de l'aiguille dans les parties encore Iran» \ * parentes du cristallin. Celle opération exige une certainj l délicatesse dans l'exécution, si l'on ne veut pas s'exposer, èi i ^ ouvrant trop largement la capsule, à voir survenir un goi flement considérable de la cataracte et les dangers sérieiB qui en résultent pour l'œil. ^ Quelques jours après cette petite opération, on peut praÔt quer l'extraction à lambeau et provoquer l'expulsion complète de la cataracte ainsi préparée. Cette manière d'agir aurait encore, d'après de Graefe, l'avantage d'écarter de l'opération principale le danger de l'irritation des cellules épithéliales de la capsule, irritation qui suit si fréquemmenL l'ouverture de cette membrane, et qui sera déjà arrivée^ son déclin, au moment où l'on pratique l'extraction de cataracte.
Il faut cependant dire que cette proposition ingénieui d'amener artificiellement l'opacification complète de la cataracte, a perdu beaucoup de son importance, depuis que nouS: possédons dans l'extraction linéaire de de Graefe un procède qui permet d'évacuer très-complétement même les partie encore transparentes du cristallin. En effet, nous employo! maintenant le procédé de de Graefe, pour les cas de calaracti^ non encore mûres, dans les conditions sus-indiquées, sanî que le résultat de celte opération soit moins heureux q dans les cas ordinaires. - ,
La discision préalable a été employée encore, surtout paJ nos confrères anglais, pour préparer, dans les cas où les calr l'acles ne sont pas complètement molles ou liquides, le extraction parla méthode de succion, sur laquelle nous avo déjà exprimé plus haut notre opinion.
AltaintMciuoiU «le U\ ealnracl»'.
L'abaissement, la méthode la plus nncicniio d'opérer In ciilaractc, n'a plus, dans l'état aclucl de la science, qu un ni. -ei liistoruiuc. Si nous n'avons pas voulu passer sous silence ce procéilc opératoire, c'est pour résumer encore une fois les nioms
(1) Ibid., p. m,