‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 115 sur 149 · VIII. — Ifoevus materne · texte numérisé non relu

VIII. — Ifoevus materne

Celte maladie se rencontre parfois sur les paupières et son volume et son aspect varient considérablement. La surface peut être molle ou gra-nulée, eL facile à diviser en deux ou trois portions distinctes. La couleur varie aussi du rouge clair au pourpre ou au rouge bleuâtre. Le naevus peut être superficiel et limité à la peau ou bien s'étendre plus profondé-ment, impliquer le tissu sous-cutané, parfois même dans une étendue considérable. Ces lâches ont aussi été divisées en formes active ou ar-térielle el passive ou veineuse. Les premières sont fermes, elles ont une pulsation distincte au loucher et ne peuvent pas êlre vidées, exceplé quand on comprime les vaisseaux qui les soutiennent (Mackenzie). Les veineuses sont plus molles et plus élastiques et peuvent être facilement vidées à l'aide de la pression. Quand le malade se penche, le naevus se remplit rapidement et devient foncé et très-tendre.

La maladie est souvent congénitale el peut augmenter graduellement jusqu'à un certain point; arrivée là, elle peut rester presque stationnaire ou même diminuer spontanément de volume et enfin disparaître sans laisser aucune trace.

Des traitements variés ont élé recommandés pour cette maladie; le meilleur est, je pense, l'application de fils imbibés de perchlorure de fer, les formes variées de ligature et l'électrolyse. L'injeclion de perchlorure de fer est extrêmement dangereuse et l'on a rapporté plusieurs cas de mort instantanée provoqués par ce traitement. Il est donc plus sage de traverser la tumeur dans plusieurs directions avec des fils imbibés deperchlorure de fer que l'on maintient pendant quelques jours. La ligature sous-cutanée, soit en forme de 8, soit circulaire, est aussi très-utile si la tumeur a un volume considérable et qu'elle puisse se diviser en plusieurs parties : l'une de ces parties peut, êlre prise d'abord et l'opé-ration répétée sur les autres. Wecker (2) perfore la base de la petile tumeur par deux aiguilles croisées à angle droit (-f-) et ensuite étrangle fortement la base avec un fil passé derrière les aiguilles.

L'application de l'électricité me paraît être très-utile, le docteur Àllhaus (3),auquel nous devons l'introduction de ce traitement, a très-bien réussi par ce moyen et rapporte un cas dans lequel un naîvus de la pau-- (1) Ib., p. 659.

(2) Loc. cit., 653.

(3; Voyez l'ouvrage du docteur Altiiaus'sur l'électricité.

PTOSIS. 725 pière (chezjun malade de M. White Cooper), fut rapidement guéri sans laisser aucune trace. Les grands avantages de l'électricité sont : que ce traitement ne procure ni douleur ni danger, qu'il ne laisse aucune ci-catrice et qu'il ne défigure pas.

La galvanopuncture a été aussi recommandée.

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