‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 2 sur 149 · MOITIÉ INFÉRIEURE · texte numérisé non relu

MOITIÉ INFÉRIEURE

ei', segment intérieur et inférieur. •

i'e, segment inférieur et extérieur,

,ii', segment intérieur et inférieur.

i'i, segment inférieur et intérieur.

Le mode d'examen du champ de vision du malade doit être celui que nous venons de décrire quand on se sert d'un tableau uni. Les divisions servent seulement de cadre à la carte du champ, et en rendent le dessin plus facile et plus rapide. La limite des champs quantitatifs et qualitatifs doit être marquée à la fois sur chacune des lignes de division et entre ces mêmes lignes; la distance de chacune de ces marques au centre du ta-bleau doit être mesurée et son étendue en pouces placée contre chaque marque. Un petit fac-similé du champ de vision ainsi obtenu peut être dessiné sur un petit livre de notes, le champ étant divisé aussi en huit parties, les extrémités et les mesures de la carte étant copiées, afin de pouvoir conserver sous un petit volume un souvenir exact de la forme et de l'étendue du champ de vision.

Mais la vue du malade peut être assez fatiguée pour qu'il lui soit im-possible de compter les doigts même dans l'axe optique; cela se présente dans des cas de cataracte, dans des cas graves de glaucome, où l'on peut seulement distinguer la lumière de l'obscurité. Il peut cependant être d'une grande importance de savoir si le champ de vision a gardé oui ou non son étendue normale. On s'en assure par le procédé suivant : Le malade, ayant fermé un oeil, doit élever sa main sur le même niveau que son oeil. à une distance de 12 à 18 pouces, puis diriger son regard sur sa main. Une bougie allumée est alors promenée sur différents points du champ visuel, et le point le plus éloigné auquel elle reste visible dans les directions variées est noté. La bougie doit être alternativement cachée ou découverte, afin qu'on puisse s'assurer de la vérité des réponses du malade. On doit avoir soin de masquer la lumière quand on la change de place. On peut aussi envoyer la lumière sur différentes parties du globe de l'oeil à l'aide du miroir de l'ophthalmoscope; en pareil cas, on questionne le malade sur la direction suivant laquelle la lumière lui paraît venir.

M. Pridgin Teale a inventé une modification de ce système en subdivi-sant le tableau (déjà divisé par des lignes verticales, horizontales et dia-gonales) par une série de cercles concentriques. Il y a en outre un disque voyageur de carton blanc qui peut être dirigé de l'extrémité du tableau au centre, le long de la ligne diagonale et des autres lignes : c'est un objet commode et facilement reconnaissable. Il y a aussi un appui pour placer la tête du malade, qui le maintient à une certaine dislance du tableau. Il marque une bonne vision par le signe +, une vision imparfaite par le signe —, et l'absence de vision par 0. Des diagrammes en blanc sont préparés; ils forment une copie des marques du tableau sur une échelle d'un quart de pouce pour un pouce.

Wecker se sert d'un autre procédé : Il emploie un grand tableau noir vers le centre duquel on peut amener dans une direction radiée un nombre de petites boules blanches,d'ivoire qui marquent l'étendue du champ de vision ; aussitôt, que les boules atteignent la limite du champ, {elles se retournent et présentent au malade leur surface postérieure, qui ast noire. La position des boules blanches sur le fond noir du tableau donne le dessin du champ de vision el sa délimitation exacte.

Image double (diplopie). — On sait qu'un objet ne paraît unique que lorsque les deux axes optiques sont fixés, sur lui : par conséquent, toute déviation pathologique d'un des axes optiques doit nécessairement causer de la diplopie. En effet, et quelle que soit la nature de cette déviation, les rayons émanant de l'objet ne tombent plus sur des portions identiques de la rétine. Quand la diplopie est très-faible, les images doubles ne sont pas distinctement définies, mais semblent posées délicatement l'une sur l'autre, de sorte que les objets apparaissent comme environnés d'une auréole.

Il y a deux sortes de diplopie :

1° Diplopie homonyme [ou directe). — Dans cette diplopie, l'image qui est à la droite du malade appartient à son oeil, droit et l'image gauche à l'oeil gauche.

2° Images doubles croisées. — Dans ce cas, l'image placée à la droite du malade appartient à son oeil gauche, et celle placée à gauche à son oeil droit.

La première de ces diplopies est toujours produite (excepté dans les cas d'incoordination de la rétine) par du strabisme convergent; car si l'oeil est dévié en dedans de l'objet perçu, les rayons venant de cet objet tomberont sur la partie interne de la réline, et l'image (suivant les lois de projection) sera projetée au dehors, comme dans la figure 3.

I est l'oeil droit, dont l'axe optique est fixé sur l'objet b. — II est l'oeil gau-che, dont l'axe optique cd dévie en dedans de l'objet; les rayons de b tom-bent par conséquent sur e , portion de la rétine interne par rapport à la tache jaune d, et l'image est par conséquent projetée en dehors en/. — b et / sont des images doubles homonymes, l'image b qui est à la droite du malade apparte-nant à son oeil droit, et l'image / à son oeil gauche.

Les images doubles croisées s'élèvent par suite d'un strabisme divergent, car, comme un des yeux est dévié en dehors de l'objet, les rayons de cet objet tombent sur une portion de la rétine externe par rapport à la tache blanche; l'image est projelée en dedans et se croise avec celle de l'autre oeil, comme dans la figure h.

I est l'oeil droit, dont l'axe optique est fixé sur l'objet b. — II est l'oeil gauche, dont l'axe'optique cd est dévié en dehors de l'objet; les rayons

de celui-ci tombent sur e, portion ae ia

rétine externe à la tache blanche d, et

l'image est projetée en /' et croise l'i--

mage b; l'image /placée à la main droite

du malade appartient à l'oeil gauche, et

l'image b placée à sa gauche à l'oeil droit.

Si le strabisme est en haut et se borne à

un seul oeil, les rayons tombent sur la

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