‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 28 sur 149 · I. — Hypérémle de l'iris · texte numérisé non relu

I. — Hypérémle de l'iris

L'hypérémie de l'iris est beaucoup moins fréquente qu'on ne le sup-pose généralement. Ce fait ne nous surprendra pas si nous nous rappe-lons la connexion intime qui existe entre la cornée et l'iris, d'une part et l'iris, le corps ciliaire et la choroïde de l'autre part. En réalité, nous pou-vons considérer l'iris comme la terminaison antérieure du corps ciliaire et de la choroïde, le tout formant un tissu : la région uvéale. De là, la fré-quence avec laquelle l'inflammation de l'iris s'étend au corps ciliaire et à la choroïde et vice versa. Si l'iris est hypérémié nous trouvons qu'il y aenmême temps une injection subconjonctivale plus ou moins marquée: que la pupille est en quelque sorte contractée et inerte et qu'elle ne réa-git pas librement à l'application de l'atropine; que l'iris est décoloré, ce qui est dû à l'accroissement de la vasculrisation qui donne une teinte rou-gâtre à la couleur naturelle de l'iris. Ainsi un iris bleu peut devenir vert, et un iris brun supporter un léger mélange de rouge.

Toutes les causes qui produisent la congestion des tuniques profondes de l'oeil peuvent produire l'hypérémie de l'iris, parmi celles-ci la plus fréquente est la fatigue causée par la'lecture, la gravure et les affec-tions inflammatoires de la choroïde, du corps ciliaire et de la cornée. Mais cet état peut être produit aussi dans l'ophthalmie granuleuse aiguë, si cette maladie est mal soignée par des caustiques où des collyres astringents.

Le traitement doit avoir surtout pour but l'éloignement de la cause et la diminution de l'irritation ; par conséquent, un repos strict et prolongé des yeux sera ordonné, et l'on aura soin de les prémunir contre la lumière trop brillante, le froid, le vent, etc. ; l'atropine pourra être appliquée pour diminuer l'irritabilité de l'oeil.

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