‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 57 sur 149 · VI. —• Examen do E'Image droite virtuelle · texte numérisé non relu

VI. —• Examen do E'Image droite virtuelle

On a déjà vu que, pour ce mode d'examen, l'observateur doit se placer très-près de l'oeil du malade. La lampe doit, par conséquent, être mise sur le côté qui correspond à l'oeil examiné, et le chirurgien trouvera tou-jours plus commode d'examiner l'oeil gauche du malade avec son oeil droit et vice versa. Pour l'examen de l'image droite, les ophthalmoscopes de Coccius et de Zehender sont meilleurs que celui de Liebreich. Non-seule-ment l'éclairage est meilleur et la réflexion cornéale beaucoup moins considérable, mais encore il est plus facile, à cause de la lentille collective latérale, de maintenir l'éclairage de l'oeil et de mettre l'axe optique de l'oeil de l'observateur sur une ligne correspondante à celle de l'axe oplique du malade, ce qui est souvent difficile, si le miroir doit tourner beaucoup pour saisir les rayons de la lampe. Si le chirurgien n'est pas très-habitué à ce mode d'examen, et que la pupille soit petite, on la dilatera avec l'atro-pine, ce qui accroîtra le volume du champ de vision et facilitera l'éclai-rage du fond de l'oeil. Si l'observateur et le malade sont tous deux emmé-tropes, et que leur accommodation soit suspendue (c'est-à-dire s'ils sont accommodés pour leur point éloigné; dans ce'cas, pour des rayons paral-lèles), le chirurgien recevra une image distincte et bien définie des détails du fond de l'oeil. Le débutant, cependant, éprouvera de grandes difficultés à relâcher totalement son accommodation, surtout parce que sa position rapprochée du malade le porte involontairement à s'accommoder pour un point considérablement plus rapproché que le point éloigné, c'est-à-dire qu'il est accommodé pour des rayons plus ou moins divergents. Ce fait rend l'image indistincte et nécessite l'emploi d'une lentille oculaire con-cave qui donne le degré de divergence nécessaire aux rayons parallèles qui émanent de l'oeil du malade. Dans certaines conditions de réfraction qui tiennent, soit à l'oeil du chirurgien, soit à l'oeil du malade, une lentille oculaire concave est absolument nécessaire pour rendre distincte l'imagé du fond de l'oeil. Ainsi, si l'oeil du malade est emmétrope, et que le chu. rurgien soit myope, les rayons du premier seront parallèles et portés à un foyer en face de la rétine et, par conséquent, il faudra une lentille;con-cave pour leur donner le degré de divergence nécessaire. La puissance de cette lentille sera calculée pour neutraliser la myopie à cette distancé. Si les yeux du chirurgien et ceux du malade sont tous deux affectés; dé myopie, il faudra une lentille concave encore plus forte; car, alors-lés rayons viendront frapper sur l'oeil du chirurgien dans une direction corir vergente. Mais si le chirurgien est myope, et que le malade soit hyper* métrope, le premier peut voir le fond de l'oeil distinctement sans avoir recours à une lentille concave, et voici pourquoi : le foyer du systèipè-dioptrique de l'oeil examiné se trouve dans ce cas derrière la rétinerêt l'oeil est, par conséquent, accommodé pour des rayons plus ou moins cqhV; vergents. Les rayons émergents seront, par conséquent, divergents et viêni dront s'unir tout de suite sur la rétine de l'observateur si la myopiede celui-ci n'est pas trop considérable. La même chose arriverait si le'chi-rurgien était hypermétrope ou emmétrope, mais alors il serait obligé d'employer son pouvoir d'accommodation, afin d'amener sur sa rétine les rayons divergents d'un foyer. Si, d'autre part, l'observateur est hyper-métrope, il pourra aussi examiner un oeil myope ou emmétrope (si la myopie n'est pas trop considérable) sans l'aide d'une lentille concave, car il pourra unir les rayons convergents sur sa rétine par un effort de l'àcï commodation. Les étuis des ophthalmoscopes portatifs renferment une série de lentilles oculaires concaves dont la longueur focale varie de quatre à dix ou douze pouces, et qui s'ajustent dans la griffe située derrière le miroir. Le chirurgien peut donc choisir sa lentille, suivant l'état de ré-fraction de son oeil et de celui de son malade.

Le principal avantage de l'image droite, c'est que l'on obtient une image grossie du fond de l'oeil, de sorte que les moindres détails peuvent être étudiés avec une plus grande exactitude. Ce mode d'examen a en outre une grande importance, car il lève tous les doutes qui peuvent exister avec l'image renversée par rapport à la nature et à la situation exacte des aspects morbides. Mais le champ de vision est plus limitée l'examen en quelque sorte plus difficile. En outre, iln'est pas toujours faéilè ou agréable d'examiner tous les malades d'aussi près. C'est peut-êtr¥a cause de cette dernière raison que ce mode d'examen est beaucoup néglige : en Angleterre, où l'on emploie surtout l'image renversée. Comme réglé) il vaut mieux avoir une vue générale de l'aspect du fond de l'oeil par l'image renversée, et alors, si l'on désire examiner quelque point partU culier avec plus de soin, recourir à la méthode directe. MK '

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