‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 79 sur 149 · I. ■— Hypét'émïe de la clioroïtle · texte numérisé non relu

I. ■— Hypét'émïe de la clioroïtle

L'état hypérémique de la choroïde n'est pas aussi facile à reconnaître avec l'ophthalmoscope qu'on Ta souvent assuré, et en réalité, il est sou-vent impossible de le faire. D'un côté, la couche épithéliale de la choroïde peut être assez dense pour cacher complètement les vaisseaux de la cho-roïde. D'autre part, les diversités que Ton rencontre dans la quantité et là distribution du pigment dans le strome de la choroïde sont si variées, qu'il est souvent impossible de décider si, oui ou non, il y a de l'hypéré-mie. C'est surtout difficile si les deux yeux ont le même aspect, car alors nous perdons cette ressource, de comparer Toeil malade avec l'oeil sain. L'hypérémie de la choroïde peut être soupçonnée si l'on voit, sur une partie du fond, que le volume et la rougeur des vaisseaux de la choroïde paraissent s'accroître, et surtout si les plus petites branches subissent ces modifications, de sorte, que les espaces intra-vasculaires semblent •entrecroisés et mélangés entre eux, et surtout si tous ces symptômes se sont développés rapidement, le disque peut aussi paraître rouge et hypé-rémique. Les symptômes externes, tels que l'injection ciliaire, la dila-tation et la tortuosité des veines ciliaires, qui ont été souvent désignées comme distinctifs de l'hypérémie de la choroïde, sont presque impos-sibles à relever.

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