‹ Traité pratique des maladies des yeuxChapitre 85 sur 149 · II. — Accommodation négative · texte numérisé non relu

II. — Accommodation négative

Quelques ophthalmologistes éminents, et surtout de Graefe et Weber, ont pensé qu'un oeil emmétrope au repos n'est pas ajusté pour son point extrême de vision, mais qu'il peut le devenir par suite d'une légère accom-modation que l'on peut appeler l'accommodation négative par opposi- tion avec l'accommodation positive, qui lui permet de s'ajuster pour les objets rapprochés. De Graefe a pensé que ce fait se produit à l'aide des muscles internes du globe de l'oeil, qui exercent sur celui-ci une légère pression et rendent la cornée en quelque sorte plus aplatie, que la réfrac-tion de l'oeil est légèrement diminuée et le point éloigné amené plus loin encore de l'oeil que lorsque cet organe est au repos absolu. Henke {i) pense cependant que les deux accommodations négative et positive sont; produites par l'action du muscle ciliaire : la positive étant due à l'action";. des fibres circulaires, et la négative à l'action des fibres radiales.

Le principal argument contre la théorie, qui prétend que. les ,yeux s'accommodent activement eux-mêmes pour les objets éloignés, c'estTac-^ tion d'une forte solution d'atropine qui paralyse totalement le pouvoir d'accommodation, mais qui ne touche en rien à la vision éloignée d'un' oeil emmétrope et ne change pas la position de son point éloigné.

(1) A. f. 0., VI, 2,53.

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