MOUVEMENTS. MUSCLES PRODUCTEURS (MOTEURS
En haut Droit supérieur et oblique inférieur.
En bas Droit inférieur et oblique supérieur.
' En dedans Droit interne.
En dehors Droit externe.
•. En haut et en dedans.. Droit supérieur, droit interne, et oblique inférieur.
En haut et en dehors.. Droit supérieur, droit externe, et oblique inférieur.
" En bas et en dedans. . . Droit inférieur, droit interne, et oblique supérieur. . En bas et en.dehors.. . Droit inférieur, droit externe, et oblique supérieur. . ■-L'effet des muscles droits est de tirer l'oeil dans l'orbite, el celui des ■muscles obliques de le tirer hors de l'orbite.
Les nerfs qui supportent les muscles de l'oeil sont les troisième, qua-trième et cinquième.
Le troisième nerf supporte les muscles droit supérieur, inférieur et interne : l'inférieur oblique, l'élévateur palpébral supérieur, le constric-teur pupillaire et le muscle ciliaire.
Le quatrième nerf supporte le muscle supérieur oblique.
Le sixième nerf supporte le droit externe.
Il y a deux différentes sortes de mouvements binoculaires ; les mouve-ments associés et les mouvements accommodatifs. Dans les premiers, les axes optiques ou, pour parler strictemeut, les lignes visuelles restent parallèles. Au contraire, dans les mouvements de l'accommodation, elles convergent l'une vers l'autre et se réunissent sur le même objet. Quand les muscles des deux yeux sont au repos, l'angle formé par les lignes visuelles est appelé le mésoroptre musculaire, et la convergence des . lignes visuelles est telle que leur prolongation se réunirait à un point qui varie de 8' à 12' en face des yeux. Je dois ajouter que, si l'on regarde en bas, il y à toujours une tendance marquée à la convergence, et, si l'on regarde en haut, une grande tendance à la divergence. Delà un strabisme convergent est beaucoup plus marqué si le malade regarde en bas, et un strabisme divergent est au contraire plus marqué si le malade regarde en l'air.
Il nous reste maintenant à considérer rapidement les symptômes, le diagnostic et le traitement des affections paralytiques des différents muscles de l'oeil, et je commencerai par la forme la plus simple et la plus, facile de paralysie, celle du muscle droit externe.
Pour empêcher les répétitions inutiles, et afin de n'oublier aucun sym-ptôme, il est toujours à propos de suivre une espèce de routine dans l'examen des malades qu'on suppose atteints de strabisme ou de paralysie d'un ou de plusieurs des muscles de l'oeil. Pour un examen de ce genre, il vaut mieux commencer par diriger le regard du malade (qui doit tenir sa tête droite el immobile) sur un objet, tel qu'une plume ou une règle, qu'on tient à une distance de quelques pieds, et qu'on remue dans toutes les directions. Le malade devra suivre cet objet des yeux; tout effet anor-mal dans le mouvement de l'un des yeux sera facilement reconnu tout de suite. Ensuite nous fermons un oeil, le droit par exemple, que nous cou-vrons avec notre main; pendant ce temps, le malade doit lenir ses yeux fixés sur l'objet. Nous observons alors si l'oeil gauche (admettant que le droit ait été couvert) reste immobile ou s'il doit faire un mouvement pour amener son axe optique sur l'objet. Dans ce dernier cas, nous reconnais-sons tout de suite que cet oeil a précédemment dévié de l'objet : ainsi, s'il se meul en bas, il est clair qu'il était trop haut auparavant, et vice versa.