TRAVAUX A CONSULTER SUR LA CHOROÏDITE ET LA RÉTINITE
Follin, Quatrième et cinquième leçon sur l'application de l'ophlhalmoscope au diagnostic des maladies de l'œil. — Fallût. De la choroïdite (Ann. d'ociil., t. XX, p. 133). — Rivaud Landrau, De la choroïdite (Ann. d'oculistiq., t. XXXI, p. 45). — BloJig. lit., t. XXXV, p. 286. — Guépin, De la congestion choroïdienne [Ann. d'oc, t. XL). — P>}'ba, Sur une forme de choroïdite partielle (Ann. d'oc.
264 OPHTHALMITE OU PANOPHTHALMITIS.
t. XXX).— Roser, Doctrine de la choroïdite (Arch. fur physiolog. Heilkund, l.XV, 2° cahier, et Ann. d'ocul.,i. XXXV, p. 153). — Siebel, Iconographie ophthalmique passim. — De Graefe, De la sclérotico-choroïdite postérieure {Arch. fur Opltth., et Ann. d'oc, t. XXX, p. 140). — Romain Noizet, Du staphylâme postérieur { Thèses de Paris, 1 358). — Schullz, De la choroïdite syphilitique {Thèses de Paris, 1859,1. — G.ilenzo-wski, Choroïdite syphilitique (Gaz. des hop., janv. 4802). — Métaxas, De l'exploration de la rétine et des altérations de celte membrane, etc. {Thèses de Paris, 4861). — Scliauenbercr. De la rélinite embolique {Ann. d'oc, t. XXXV). — De Graefe, Sur la rétinite pigmentaire {Arch. d'ophthalm., t. II, 2e série). — Mooren, Rétinite pigmentaire {Ann. d'ocul., 1859). — Ed. Jieger. Atlas d' ophthalmoscopie et Beilràge %ur Path. des Auges. — Pilz, Lehrburch der augenheilkunde, y. 409 et suiv. ■ — Consultez, en outre, Hulke, On theuse of the ophlhalmoscope (18G1) et les divers traités d' ophthalmoscopie.
ARTICLE IV
OPHTHALMITE OU PANOPHTHALMITIS (1).
On désigne sous ce nom l'inflammation de la totalité de l'œil. Le panophthalmitis primitif, c'est-à-dire l'inflammation qui envahit tout l'œil d'un seul coup, est rare. Généralement, cette affection est secondaire ; elle se développe par l'extension de l'inflammation d'un tissu à l'autre, comme cela peut avoir lieu dans quelques-unes des ophthalmies que nous venons d'étudier, surtout dans l'ophthalmie postérieure interne. Comme il a été dit plus haut. Topthalmite ou panophthalmitis ne forme qu'un seul genre que nous allons décrire sous le nom de panophthalmitis phlegmoneux ou phlegmon de l'œil.
Panophthalmitis phlcgmoneux. — Symptômes objectifs. — Les paupières sont rouges et gonflées, surtout la paupière supérieure. Il existe un gonflement inflammatoire du tissu cellulaire de l'orbite autour du globe et un chéniosis séreux de la conjonctive, ce qui détermine l'immobilité de l'œil qui devient proéminent, tend la paupière supérieure et déprime ou retourne l'inférieure.
Si la cornée est encore assez transparente pour permettre de voir l'iris, celui-ci paraît décoloré et la pupille est immobile et contractée.
Symptômes subjectifs. — La diminution de la vue, indépendamment des changements survenus dans la cornée et dans la pupille, et la photopsie, indiquent que la rétine et la choroïde sont comprises dans l'inflammation.
(1) Phlegmon de l'œil.
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Comme on peut s'y attendre, d'après la distension considérable du globe et la pression extérieure à laquelle il est soumis, la douleur est très considérable. Outre la douleur brûlante qui existe dans les paupières et dans toute la région oculaire, et qu'aggrave le mouvement ou l'attouchement le plus léger, il existe dans l'œil une douleur profonde, distensive et pulsativc comme s'il allait éclater, et dans l'orbite, une douleur s'étendant sur le derrière de la tête, autour de l'orbite, dans les tempes, et dans tout un côté de la tête et de la. face. Il y a aussi une photophobie intense avec larmoiement.
Symptômes généraux et constitutionnels. — Une fièvre inflammatoire et quelquefois le délire accompagnent cette maladie.
Marche. — L'inflammation peut être arrêtée à cette période, et, dans ce cas, on voit diminuer la douleur, le gonflement des paupières, la proéminence du globe et lechémosis. A mesure que la rougeur du blanc de l'œil se dissipe toute ulcération de la cornée guérit, l'iris reprend en partie son aspect naturel, mais la vue, si elle n'a pas été détruite, reste plus ou moins altérée.
Si ce changement heureux ne se produit pas, mais que la maladie continue à marcher, tous les symptômes s'aggravent et la suppuration s'établit. Celle-ci est précédée par une sensation de pesanteur et de froid dans l'œil et un frisson général.
Le globe se distend considérablement en raison de l'accumulation de matières dans son intérieur, et il augmente encore de volume, de sorte qu'il sort davantage de l'orbite. La cornée s'infiltre de pus et proémine au fond de la rainure formée par le chémosis de la conjonctive.
La suppuration, loin d'apaiser les souffrances les accroît, parce que les tuniques externes du globe ne cèdent pas facilement à la distension que les matières accumulées leur font éprouver. A la fin, cependant, le globe se rompt par la déchirure de la cornée ou de la sclérotique, l'abcès est évacué avec le sang et les humeurs de l'œil, et la douleur qui était très intense auparavant, s'apaise notablement, puis cesse graduellement.
Causes. — Cette maladie se rencontre, en général, chez les sujets jeunes et robustes à la suite de la réaction intense que peuvent produire dans l'œil les causes des ophihalmies qui agissent directement et en particulier les blessures mécaniques ou chimiques. Comme cette inflammation s'observe avec la phlébite, elle sera décrite plus loin, à ce point de vue, sous le nom d'op/tthalmie phlébitiqite.
266 OPHTHALMIES EXANTHEMATEUSES.
Pronostic, — L'œil ne peut être préservé comme organe de la vue que lorsque la maladie est prise à temps et traitée avec vigueur. Dans un état plus avancé, la rétine ayant été désorganisée, tout ce que Ton pourra espérer, c'est de conserver la forme de l'œil; mais lorsque la suppuration est établie, il ne faut même plus compter sur ce résultat. Si on laisse l'œil se rompre, les humeurs seront évacuées avec le pus , les tuniques devront revenir sur elles-mêmes, et après la cicatrisation, il ne restera plus rien du globe qu'un petit moignon au fond de l'orbite.
Traitement. — La saignée, la mercurialisation et les opiacés, l'incision du chémosis, l'évacuation de l'humeur aqueuse, la lotion de belladone et les frictions anodines autour de l'orbite et sur la tempe, etc., constituent le traitement qui doit être conduit vigoureusement dès le début de la maladie si l'on veut sauver l'œil. Plus tard, lorsque la suppuration est imminente ou qu'elle a commencé, tout ce que Ton peut faire, c'est d'appliquer un cataplasme, et quand l'abcès devient proéminent sur quelque point, il est bon de le vider en le ponctionnant avec une lancette pour diminuer la souffrance et conserver la plus grande portion possible du globe qui doit former un moignon capable de supporter un œil artificiel. Il peut même être prudent de faire cette ponction plus lot afin de diminuer la douleur; après cela, il faudra soutenir l'organisme par un régime généreux et des toniques.
La ponction de la chambre antérieure répétée un certain nombre de fois dans la journée, pendant la première période de la maladie, n'a pas seulement pour résultat de calmer la douleur, elle contribue encore puissamment à arrêter l'inflammation.