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DIAGNOSTIC DE? VARIÉTÉS DE CATARACTE

croire que la cataracte est liquide. A ces données on ajoutera celles qui sont fournies par la considération du volume, qui s'apprécie surtout par les connexions que l'opacité affecte avec le bord pupillaire de l'iris. Ainsi, les cataractes dures sont généralement petites, ou du moins le volume du cristallin n'a pas changé ; les cataractes molles, et surtout liquides, sont plus volumineuses, plus convexes et ont des rapports plus étendus avec l'iris. Le siège de l'opacité étant reconnu, comme nous le dirons tout à l'heure, on se rappellera qu'en général, les cataractes nucléaires sont dures, que les cataractes corticales sont molles ou liquides, qu'il en est de même des cataractes capsulo-lenticulaires.

Enfin, on tiendra compte de certaines circonstances étiologiques dans le diagnostic de la consistance : ainsi, les cataractes des vieillards sont plutôt dures, celles des jeunes gens plutôt molles ; les cataractes congénitales, traumatiques, glau comateuses, diabétiques, sont le plus ordinairement molles (p. 371].

b. Le siège de la cataracte qui a fait distinguer les cataractes en lenticulaires et capsulaires ou capsulo-lenticulaires, en périphériques ou centrales, en nucléaires et corticales, s'apprécie par la couleur de l'opacité, le reflet de sa surface, sa forme, sa situation relativement à l'iris, et par certaines circonstances de l'évolution. Ainsi, la coloration d'un gris sombre ou terne, ambrée ou noire, appartient à l'opacité du noyau, ou cataracte nucléaire. L'examen ophthalmoscopique et l'éclairage oblique font reconnaître l'aspect brun sale du noyau, qui n'occupe pas toujours la partie centrale, parce qu'en raison de sa densité, il a pu descendre à travers les couches corticales ramollies. Quand même la cataracte est noire, on peut, autour de la masse opaque qui occupe le centre de la pupille, apercevoir avec l'ophthalmoscope, à travers les couches périphériques restées transparentes, quelques parties du fond de l'œil. La coloration blanche, ou d'un blanc laiteux, avec reflet nacré, et la disposition striée, appartiennent aux cataractes corticales ; la forme convexe ou concave des stries, leur mode de déplacement par les mouvements de l'œil, indiquent que la cataracte est corticale antérieure ou postérieure. C'est encore par la disposition des stries opaques que se reconnaissent les cataractes étoilées, barrées, fenêtrées, etc. La coloration d'un blanc mat ou crayeux, irrégulière, marbrée, à surface chagrinée ou pointillée, rugueuse, appartient aux cataractes capsulaires. L'opacité centrale, profonde, éloignée de l'iris, et à surface plane ou légèrement convexe, siège dans le novau (cataracte nucléaire).

L'opacité périphérique superficielle, convexe avec mobilité de l1 iris, indique la cataracte corticale antérieure; si elle est profonde, concave, eliesiége dans les couches corticales postérieures. Dans la cataracte capsulaire, l'opacité peut être centrale, superficielle, et faisant saillie dans le champ pupillaire (cataracte pyramidale), ou irrégulière, superficielle, et adhérente par quelques points à l'iris. On notera enfin que la cataracte lenticulaire corticale ou totale arrive spontanément ou est traumatique, tandis que la cataracte capsulaire a souvent été précédée d'une inflammation oculaire, et qu'elle est relativement fort rare (p. 375).

C'est en suivant ces indications et en n'omettant aucun procédé d'exploration, que l'on pourra reconnaître les variétés de cataracte, et si nous n'avons rappelé ici que celles de ces variétés qui reposent sur la considération de la consistance et du siège, c'est que ce sont elles qui ont le plus d'importance relativement au choix de la méthode de traitement.

3° Tandis que le diagnostic de la cataracte en elle-même et de ses variétés est presque entièrement basé sur l'examen direct et la constatation des signes objectifs, celui des complications nécessite assez souvent l'étude des phénomènes subjectifs, ainsi que nous le verrons un peu plus loin (p. 388).]

Variétés de la cataracte. — Les variétés de cataracte que nous voulons signaler ici sont, les unes lenticulaires, les autres capsulaires ou capsulo -lenticulaires. Elles sont, en général, molles ou liquides, et se rencontrent, du reste, assez rarement pour être considérées comme des cataractes exceptionnelles, au même titre que les cataractes noires et vertes, dont nous avons déjà parlé.

1° Cataracte à trois branches, déhiscente, éloilée, fenêtrée. — Ces dénominations, dont la signification se comprend d'elle-même, sont tirées de la disposition des stries opaques qui siègent dans les couches corticales du cristallin, et non dans la capsule, comme on a pu le supposer autrefois. Un certain nombre d'entre elles constituent plutôt un degré de l'évolution de la cataracte corticale qu'un état définitif.

Le nom de cataracte à trois branches a été imposé par M. J. Cloquet à une variété caractérisée par la présence de trois stries qui, partant du centre, se dirigent vers la périphérie et partagent le cristallin en trois portions triangulaires. Ces dernières, d'abord transparentes, deviennent peu à peu opaques, mais tout en conservant une teinte moins foncée que les stries. La cataracte déhiscente de Jœger est aussi une cataracte à trois branches, avec ce caractère particulier que le cristallin, ramolli au niveau des lignes sombres qui le parcourent, se partage en trois fragments quand il est sorti de sa capsule.

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