TUMEURS, CANCERS, ETC., DES PAUPIÈRES ET DES SOURCILS
§ I. — Phlyctènes des bords palpébraux par suite de l'oli» struction des conduits des glandules de Meibomius.
Cette maladie, dont il a été parlé (page 7), cause quelques démangeaisons dans la partie malade, surtout lorsque Ton remue les paupières. La pellicule qui forme la paroi de la phlyctène cède quelquefois d'elle-même, et laisse échapper la sécrétion qui s'est accumulée ; mais on peut en opérer l'expulsion totale, en déchirant la phlyctène avec la pointe d'une épingle.
§ II. — Calculs des glandes de Meibomius.
Quelquefois de petites concrétions calcaires se forment visiblement dans les glandes de Meibomius et brillent à travers la conjonctive palpébrale, lorsque l'on retourne la paupière. Ces concrétions peuvent dépasser la surface de la conjonctive et sont ainsi une cause d'irritation pour l'œil. Il est donc nécessaire de les enlever, ce qui se fait en incisant la conjonctive qui les recouvre avec la pointe d'une lancette et en les retirant avec la curette deDaviel.
§ III. — Hypertrophie et induration des glandes de Meibomius.
Lorsque ces glandes sont ainsi affectées, on les sent sons la peau comme des cordons faisant, en outre, des saillies vers le oord des paupières.
Les altérants, les toniques généraux et la friction locale avec l'onguent mercuriel camphré , constituent le seul traitement à employer.
§ IV. — Présence anormale d'une glande sébacée dans la conjonctive palpébrale de la paupière supérieure.
J'ai été deux fois consulté par des malades qui se plaignaient d'éprouver la sensation d'un corps étranger dans l'œil. L'examen
me fit découvrir une petite masse de matière sébacée, semblable à celle que Ton peut exprimer d'une des glandes sébacées du nez, seulement un peu plus ferme et un peu plus transparente, contenue dans un des follicules de la conjonctive qui recouvrent le cartilage tarse et faisant saillie à la surface. Cette matière, comme celle d'une glande sébacée de la peau, était facilement extraite par la pression.
§ V. — Vésicules ou phlyctèncs sur la surface cutanée de la paupière., près tic sou nord.
Quelquefois on rencontre, seules ou en groupes, des vésicules ou phlyetènes contenant un liquide aqueux, et variant en volume depuis la grosseur d'un grain de moutarde jusqu'à celle d'un pois. L'évacuation du liquide par une ponction suffit souvent pour détruire ces vésicules ; dans le cas contraire, on les coupe avec des ciseaux.
§ VI. — Verrues des paupières.
Les verrues sont assez fréquentes sur la surface cutanée des paupières ou sur leurs bords. Si elles sont pédiculées, le mieux est de les enlever au moyen d'une ligature, ou de les couper avec les ciseaux, puis d'en toucher la racine avec de l'acide acétique concentré ou du caustique lunaire. Si la base en est large, on ne peut employer que les caustiques seuls.
§ VII. — Excroissances cornées adhérentes à la peau des paupières'.
Un des petits follicules sébacés de la peau des paupières, surtout de la paupière inférieure, peut prendre de l'accroissement et verser une sécrétion anormale qui, se concrétant à mesure qu'elle se forme, ne tombe pas par suite de l'accumulation de couches successives, mais forme les excroissances cornées dont il s'agit.
La portion de la peau sur laquelle l'excroissance prendra racine doit être enlevée d'un seul coup avec des ciseaux.
§ VIII. — Slillct des paupières.
Une petite tumeur d'un blanc perlé, de la grosseur d'une tète d'épingle, appelée millel, située en apparence immédiatement audessous de l'épiderme qu'elle soulève et à travers lequel elle