‹ Traité pratique des maladies du larynx, du pharynx et de la trachéeChapitre 10 sur 146 · SUPERFICIELLE OU CATARRHALE · texte numérisé non relu

SUPERFICIELLE OU CATARRHALE

rares cependant, la maladie qui au début semblait n’être qu'un léger catarrhe, devient une inflammation active, une vraie pharyngite. Les symptômes augmentent alorsbeaucoup d’intensité. Quelquefois l’inflammation s’étend au larynx, et les symptômes pharyngiens cèdent la place aux phénomènes de l’œdème de la glotte.

Les observations signalées par Bamberger (1), Rilliet Barthez (2) , et Rühle (3), tendraient à prouver que la pharyngite aiguë peut devenir rapidement fatale. Les cas de Bamberger de même que ceux de Rilliet et Barthez ne sont pas autre chose que des scarlatines rentrées, et le malade auquel Rühle fait allusion était en même temps atteint d’alcoolisme aigu. Chez les personnes délicates, lorsque les symptômes aigus ont disparu, la membrane muqueuse reste toujours délicate, et le malade garde une prédisposition aux mêmes attaques. Gubler (4), Broadbent (3), et d’autres auteurs ont rapporté des cas, dans lesquels une simple inflammation aiguë du pharynx, donna lieu à une paralysie consécutive du voile du palais.

Si on examine le pharynx dans le cas de catarrhe ordinaire, au début, la muqueuse offre une teinte d’un rouge vif, et un aspect sec et luisant. On trouve presque constamment du gonflement des piliers de l’isthme du gosier (postérieurs), et de ceux du voile du palais (antérieurs). On peut apercevoir les petites veines, qui ne sont pas visibles à l’état normal, de plus la luette est souvent légèrement allongée et œdémateuse. Lorsque l’inflammation du pharynx est plus aiguë, la membrane muqueuse qui tapisse la paroi postérieure du pharynx, est gonflée d’un rouge brillant, ressemblant à un riche velours cramoisi. Quelquefois, on trouve aussi l’épiglotte très gonflée et congestionnée. Lorsque l’inflammation est sur son déclin, la surface de la membrane muqueuse est souvent recouverte par un mucus visqueux, de couleur foncée, qui lui est très adhérent.

(1) Handbuch der Pathologie , etc. Erlangen, 1855, Abth. 1. s. 6.

(2) Maladies des enfants. Paris 1855, p. 233 et suiv.

(3) Volkmann’s sammlung Klin Vorlr. Leipzig, n° 6, s. 9.

(4) Archives gén. de méd ., 1859-60.

(5) Lancet , 1871, vol. I, p. 308.

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