ANGINE INFLAMMATOIRE
Diagnostic. — L’angine catarrhale du pharynx peut se confondre avec l’esquinancie, mais comme dans ce cas la glande ne tarde pas à se gonfler, le diagnostic est vite établi.
Anatomie pathologique. — Lorsque l’affection est oénigne, elle consiste seulement en une hypérémie fluxionnaire ; lorsqu’elle est grave, c’est une inflammation aiguë. Dans tous les cas, les vaisseaux sont dilatés, et la gravité de l’affection dépend du degré de l’infiltration sous-muqueuse. Les secrétions contiennent une certaine quantité de globules de pus et des micrococci.
Pronostic- — La grande majorité des cas se terminent par résolution, et sans laisser de traces ; cependant chez les personnes cachectiques, comme nous l’avons déjà fait remarquer, il reste souvent comme conséquence de l’inflammation catarrhale , une faiblesse permanente de la membrane muqueuse et qui est sujette à des attaques répétées, présentant les mêmes particularités.
Traitement. — Peu de malades réclament les conseils du médecin pour un catarrhe pharyngien ordinaire. Les seules mesures conseillées pour aider la résolution de l’affection, consistent à garder la chambre, à suivre un régime sévère et à éviter les irritants. Une compresse mouillée, ou un cataplasme de moutarde sur le cou, un bain de pied chaud, de petits morceaux de glace sucés lentement favoriseront la guérison. L’effet stimulant des opiacés est bien diminué, si le malade dort aussitôt après avoir pris le médicamment. Aussi l’ancienne méthode qui consistait à administrer la poudre de Dower avant de se coucher ne réussit-elle pas aussi bien que celle recommandée par nous : cinq à dix gouttes de laudanum, qui produisent le meilleur effet. Les doses plus fortes agissent comme sédatif, et au lieu de régler l’action vasculaire ne font que déterminer la dilatation des vaisseaux. Le bain turc est un remède populaire qui, bien souvent, arrête le catarrhe pharyngien (1). L’affection locale disparaîtra bien plus rapidement, si on ordonne une pastille
(1) Nous nous trouvons également bien, de l’administration pendant les quatre ou cinq premiers jours de la maladie, de légers laxatifs salins, et en particulier dun paquet de sulfate da soude de 10 gr. à prendre le matin à jeun dans un peu d’eau (Note des Traducteurs).