‹ Traité pratique des maladies du larynx, du pharynx et de la trachéeChapitre 119 sur 146 · LÉGÈREMENT MODIFIÉE · texte numérisé non relu

LÉGÈREMENT MODIFIÉE

m, Ouverture de la canule interne. — b, Crochet fixant cette dernière. — s, Mortaise permettant de retirer la canule au moment où elle se trouve en face du crochet. — s' Echancrure, située à l’embouchure de la canule intérieure, qui correspond exactement et te meut avec la première, s. — D’après sa position superficielle on peut facilement sortir, et le malade ou l’opérateur peuvent à volonté placer la canule intérieure dans la position voulue, soit pour l’enlever, soit pour l’introduire.

la partie horizontale, la portion- verticale n’étant que d’un cent. 1/4 (un demi-pouce) à 18 millim. (3/4 de pouce). Par suite de la forme des canules, l’instrument de Durham reste dans le grand axe de la trachée et devrait être fixé au centre, afin de ne pas toucher les parois* de ce canal. La seule objection qu’on ait faite à son usage c’est que les mucosités s'attachent facilement aux articulations de la canule intérieure, et que ces dernières se laissent facilement corroder.

La première objection ne me semble pas digne d’être prise en considération, mais il va sans dire qu’on devra examiner souvent et avec soin l’état des articulations.

Canule de Fuller. — Le docteur Fuller (1) a inventé une canule composée d’une plaque d’environ 3 millim. (1/8 de pouce)

(1) Trans. éd . Chir.Soe:, vol. XL, p. 60 el suiv.

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de diamètre, que l’on enlève de la partie supérieure et inférieure des parois de la canule en laissant les deux parties latérales. Ces dernières étant attachées au collier sont ainsi maintenues en place. En tenant les deux côtés de la canule pressés l’un contre l’autre, le volume de l’instrument est considérablement diminué et son extrémité se termine en pointe de telle sorte que l’on peut facilement l’introduire dans la trachée. La canule intérieure que l’on introduit ensuite, sépare les segments externes de manière à former un tout compact.

Canule de Gendron. — Gendron (1) a inventé un instrument a peu près analogue, se sa canule compose de deux segments que l’on sépare après leur introduction dans la gorge au moyen d’un pas de vis situé sur une tige transversale.

Cependant je ne recommanderai pas les canules de Fuller ni de Gendron, car on ne peut les introduire aussi facilement que la canule rectangulaire munie d’un bon mandrin ; les bords saillants de la canule extérieure peuvent facilement occasionner des ulcérations et comme la canule et la plaque sont soudées à l’instrument, ce dernier est bien plus incommode à porter.

Canule en caoutchouc durci. — J’ai quelquefois employé des canules vulcanisées, mais je ne sache pas qu’elles offrent un grand avantage sur les canules en argent, elles ont l’inconvénient d’être plus épaisses que ces dernières, et avec les mêmes dimensions extérieures l’ouverture de la canule vulcanisée est plus petite. Elles sont aussi plus susceptibles de se casser et, par conséquent, je ne crois pas que leur emploi soit absolument sans danger.

Canules en gutta-percha molles. — Le docteur Morrant Baker en a le premier fait usage (2). On ne doit en conseiller l’emploi que quelques jours après l’opération, elles seraient alors beaucoup plus commodes à porter pour le malade qu’une canule plus rigide. Pour ce qui a trait à leur épaisseur, elles présententles mêmes inconvénients que celle des autresinstruments vulcanisés, et de plus ne comportant pas de canules

(1) Linharl : Opèrationslehre, 2e édit., p. 652.

(2) Trans. Mèd.Chir. Soc., vol. LX,p.71.

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intérieures, on doit par conséquent les déplacer assez fréquemment, ce qui est une cause d’irritation pour la plaie trachéale.

Canule en métal flexible. — Dans le cas de compression de la trachée par des goitres ou autres tumeurs, il est parfois nécessaire d’employer une canule très longue, et alors une canule flexible, mais assez dure pour résister à la pression, conviendrait parfaitement. Dans la canule de Kônig (1) la portion recourbée est faite comme une canule ordinaire, et les 7 cent, d/2 (3 pouces) supérieurs de la portion verticale sont formés de fils d’argent enroulés en spirale, et les deux centimèlres 1/2 (2 pouces) inférieurs, sont formés d’un tube rigide ; cette canule a été, dans plusieurs cas, très utile à l’opérateur.

Fig. 119. — Canule de poche (la plus volumineuse)

e, Canule ; — w et w', ailes, qui à l’état de repos s’aplatissent contre la canule, mais qui au moment de s’en servir se portent en avant et forment la plaque; — p, mandrin conducteur faisant saillie à l’extrémité de la canule ; — k, couteau faisant saillie en dehors du mandrin afin de pouvoir être plus facilement retiré ; — s, échancrure située sur le manchej montrant de quelle manière ce dernier s’ouvre lorsqu’on le retire de la canule.

Canule de poehe. — Ma canule de poche convient surtout dans les cas de suffocation imminente (2).

(1) Max Schüller : « Trachéotomie, Laryngotomie, and Extirpation des Kellkopfes » Deust. Chirurg., 1880, p. 90 et 91.

(2) Il y a déjà quelques années je fus appelé auprès d’un homme demeurant dans mon voisinage, mais dont je ne connaissais nullement la maladie. Après avoir constaté l’existence d’un œdème considérable, j’allai chercher

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Elle se compose d’une canule trachéale de dimension moyenne, munie d’un mandrin creux ou clef, contenant un bistouri. La plaque est formée de deux morceaux de gros fils de fer, qui, lorsque l’on ne se sert pas de l’instrument, s’appliquent sur les côtés de la canule. L’instrument est tellement petit qu’il peut facilement se mettre dans une poche de gilet.

Fig. 120. — Mandrin montrant l’échancrure intérieure contenant LE BISTOURI

s, Rainure s’ouvrant pour permettre d’enlever le couteau.

Autres instruments à trachéotomie. — Pour pratiquer la trachéotomie, il faut un bistouri ordinaire et un bistouri boutonné, des pinces à disséquer et un ténaculum , une paire d’écarteurs ordinaires, des pinces à couper les os et des écarteurs élastiques. Ces derniers seulement demandent une courte description. Nous mentionnerons en parlant de l’opération elle-même, les accessoires dont on pourrait avoir besoin pendant l’opération.

Écarteurs élastiques. — Ils se composent de deux morceaux de fil d’argent, disposés en forme d’écarteurs, dont les

mes instruments à trachéotomie, et bien que j’eusse été absent quelques minutes seulement, à mon retour il avait cessé de respirer. Je pratiquai immédiatement la trachéotomie et après avoir fait de la respiration artificielle, le malade revint complètement à lui , mais il mourut 36 heures plus tard, et à l’autopsie on trouva que l’un des poumons était dans un état de collapsus absolu, état qui avait été probablement produit par l’arrêt momentané de la respiration. Depuis cetle époque, j’ai toujours tâché d’avoir sur moi tous les instruments nécessaires pour pratiquer la trachéotomie.

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tiges mesurent en longueur 37 millimètres environ (un pouce et demi). Ils sont reliés entre eux par une petite bande élastiqui mesure 25 centim. de long (10 pouces). L’on introduit d’abord l’un des écarteurs dans la plaie, l’on passe ensuite l’élastic autour du cou et l’on place l’autre écarteur. Ces derniers sont surtout utiles pour les corps étrangers, car l’aide qui tient des écarteurs ordinaires gêne souvent l’opérateur. On les emploie en Allemagne dans l’opération ^e Bose (voir Laryngo-trachéotomie).

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