ACCIDENTS SECONDAIRES
1° Érythème. — L’éry thème du pharynx est une manifestation secondaire, très commune pendant la deuxième période de la vérole, ainsi sur 114 femmes atteintes de syphilis Pillon (3) a constaté 65 fois cette lésion.
Les premiers indices de cette affection sont ceux d’un mal de gorge ordinaire ; la sécheresse du gosier, une légère douleur à la déglutition, et parfois un léger mouvement fébrile. Si on examine la gorge au début, on trouve une rougeur uniforme du voile du palais, des piliers et des amygdales. Au bout d’un jour ou deux l’érliythème est limité à une portion du pharynx, ses bords sont nets et bien caractérisés, sa forme devient symétrique. Il peut envahir les côtés de la gorge, le
(1) Loc. cit.
(2) Ibid.
(3) « Des exanthèmes syphilitiques ». Tlicse de Paris, 1857, p. 1$.
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pharynx et se terminer rapidement sur les piliers antérieurs ; ou bien s’arrêter au centre d’une amygdale et s’étendre sur tous le côté opposé. La rougeur au lieu de se perdre graduellement sur les points de la muqueuse épargnés, en est séparée par une ligne de démarcation bien distincte (1). D’après Pillon (2) il se manifesterait dans la gorge à la dernière période de la syphilis secondaire, une espèce d’érythème qui serait caractérisée par une teinte grisâtre et par des grannulations occupant la surface de la membrane muqueuse.
2° Plaques muqueuses. — Dans lagrande majoritédes syphilis secondaires il existe des plaques muqueuses sur le pharynx.
Dans la syphilis héréditaire, elles apparaissent aussitôt après la naissance, à la partie supérieure du pharynx et dans le gosier. Chez les adultes, on les trouve surtout sur les piliers et sur le voile du palais. Elles sont d’abord peu élevées, de forme circulaire ou elliptique et presque toujours situées symétriquement de chaque côté delà gorge (3). Plus tard elles deviennent.*^ siège d’ulcérations peu profondes ; leur surface prend une couleur blanc grisâtre, et leurs bords deviennent inégaux. Elles disparaissent généralement spontanément en six ou huit semaines, ne laissant d’autre trace de leur passage qu’une teinte plus sombre de la membrane muqueuse. Elles
(1) Sur les lèvres, dans l’intérieur de la cavité buccale, à l’isthme du gosier, on peut facilement voir naître et suivie pas à pas toutes les formes, toutes les variétés de l’hypérémie des muqueuses propres à la syphilis. A l’aide du laryngoscope, nous nous sommes assuré par des examens réitérés, que le processus était le même dans la cavité laryngienne.
« L’hypérémie syphilitique des lèvres, des Joues ou de l’isthme persiste rarement, depuis son début jusqu’à sa terminaison, à l’étal de simple trouble vasculaire; elle se complique presque toujours de plaques muqueuses. » (« Des laryngopathies pendant les premières phases de la syphilis, » par les docteurs Krishaber et Mauriac). Annales des maladies de l’oreille et du larynx. Juillet, 1813, p. 23. ( Noie des Traducteurs).
(2) Loc. cit. p. 13.
(3) La véritable plaque muqueuse consiste en une légère saillie de forme variable, mais généralement un peu irrégulière, d’aspect grisâtre, opalin légèrement déprimée au centre et entourée d’un liseré carminé, celte apparence est presque éphémère car l’ulcération qui succède, vient bientôt enlever à la plaque cet aspect typique qui a fait donner à cette lésion le nom de plaque muqueuse {Noie dès Traducteurs).
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occasionnent pendant tout le temps de leur durée une véritable douleur pendant la déglutition (1).
Les manifestations cutanées qui accompagnent les plaques muqueuses sont généralement les palpules et les autres variétés de syphilides secondaires.