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POUR CONCENTRER LA LUMIÈRE

Dans la figure, l’appareil est fixé à une bougie à l’aide de deux bras A. En employant une lampe, les bras embrassent la cbeminée. En S, il se trouve une vis pour serrer les bras, eu B, un bouton de liège pour saisir l’appareil lorsqu’il est chaud.

3 la surface plane de la lentille,

que les rayons lumineux traversent presque dans une direc¬

tion parallèle. A la partie inférieure du cylindre se trouvent deux bras demi-circulaires, qui au moyen d’une vis placée

sur le côté, peuvent saisir fortement la cheminée d’une

lampe du plus gros calibre, d’une bougie ordinaire, ou même la

tige étroite d’un simple bec de gaz. Le praticien qui en visitant ses malades est muni de mon appareil à concentrer la lumière, peut toujours être certain de pouvoir éclairer la gorge. On devra passer l’appareil par-dessus la cheminée de la lampe, et mettre le centre de la lentille vis-à-vis la partie la plus bril-

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lante de la flamme, alors quelques tours de vis suffiront pour fixer l’appareil. Si on emploie une bougie, il faut avoir la précaution de maintenir la flamme au centre du cylindre.

Sur les deux côtés du cylindre, près de la lentille, se trouvent deux boutons d’ivoire, garnis de liège qui permettent à l’observateur de tenir l’appareil et de l’enlever de dessus la lampe, même s’il est excessivement chaud. Dans les cabinets de consultation, on peut employer avec avantage l’appareil pour concentrer la lumière, soit sur une lampe Argand, sur une lampe à paraffine, sur un modérateur, ou sur une lampe de travail. Cette dernière brûlant au gaz est très pratique, bien que ma lampe laryngienne à mouvement articulé soit encore préférable.

La lumière d’une bougie, dont l’intensité est augmentée par mon appareil, est égale à celle d’une lampe ordinaire. Si le praticien n’a à sa disposition qu’un bec de gaz, on y adaptera mon appareil pour concentrer la lumière, et comme il est généralement impossible de baisser ce dernier d’une manière convenable pour pratiquer un examen dans les conditions ordinaires, alors le médecin et le patient se tiendront debout.

En dehors de l’appareil pour concentrer la lumière déjà décrit, j’en ai fait construire un plus petit, que je désigne sous le.nom de miniature de l’appareil pour concentrer la lumière. Le principe est le même dans les deux cas, mais dans le dernier le cylindre ne mesure que deux pouces (5 centimètres) de long et un pouce 1/2 (37 millimètres) de diamètre. Il est. adapté à une petite lampe à paraffine que l’on vend avec lui. Cette lampe qui mesure seulement quatre pouces de la base au sommet de la cheminée, a la forme d’une petite fiole ; elle est fermée au moyen d’une vis métallique, de telle sorte que l’on peut la transporter en toute sécurité.

Nous avons déjà fait remarquer que l’emploi d’un réflecteur n’est pas absolument indispensable pour projeter un faisceau lumineux sur le miroir laryngien. On peut concentrer sur ce dernier soit les rayons solaires, soit la lumière diffuse par une belle journée. Dans le premier cas, la surface du réflecteur sera plane, dans le second on emploiera un miroir concave. Le patient sera placé le dos obliquement tourné vers la fenêtre et

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le praticien sera en face de lui, Dans ce cas les rayons lumineux passant par-dessus l’épaule du patient, viennent tomber sur le réflecteur d’où ils sont réfléchis sur le miroir laryngien. En un mot on pratique l’examen comme si l’on faisait usage de la lumière artificielle.

Si l’observateur ne veut pas faire usage d’un réflecteur, il peut diriger directement la lumière d’une lampe dans la bouche du patient, ou bien projeter d’un peu plus loin les rayons lumineux d’une lumière au moyen d’une lentille placée devant la flamme. On se sert pour cet usage soit d’une lentille plan convexe ordinaire, ou d’un globe en verre d’environ six pouces (15 centimètres) de diamètre rempli d’eau. Cette dernière manière de concentrer la lumière (la boule des cordonniers) fut d’abord recommandée par Turck (1), puis adoptée par Stoerk; mais tandis que le premier abandonna son usage pour se servir du réflecteur, le second emploie encore - aujourd’hui ce moyen.

Le Dr Walker de Péterborough a perfectionné cet appareil qui donne une lumière très intense à environ 20 pouces (50 centimètres) du globe. Comme cette énorme boule de verre n’est pas du tout portative, son emploi est forcément limité au cabinet du médecin.

Une méthode plus satisfaisante est celle qu’ont adoptée plusieurs médecins français.

On peut la décrire ainsi : une lampe garnie d’une lentille placée sur une table assez étroite, pour que le médecin puisse appliquer le miroir laryngien sur un malade placé en face de lui. Un écran préserve les yeux de l’observateur, dont le visage, par ce mode d’examen se trouve très rapproché de la lampe. Pendant l’application des topiques, la lampe se trouve placée entre les deux bras du praticien. Le D1' Fauvel (de Paris), se sert d’une table de trois pieds de long et d’un pied de large, munie de trois pliants, celui du milieu sur lequel repose une lampe modérateur, peut s’élever ou s’abaisser suivant la hau

(i) Zeitschrift der Gesellschaft der Aerzle, n° 8, 1859. Und Allegm, Wien. med. Zeitung. u° 15, 1859

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teur des malades. Le Dr Krishaber (1) emploie une table ronde de petite dimension.

Pour l’éclairage direct, la lumière oxhydrique est certainement la meilleure qui ait encore été découverte; elle est surtout employée pour les démonstrations devant un certain nombre de personnes (2). Non seulement la lumière est très belle, mais ce mode d’éclairage est bien moins fatiguant, lorsqu’on a un grand nombre de malades à examiner, et si la chaleur n’est pas moindre, l’opérateur en ressent moins les mauvais effets, parce que le foyer est plus éloigné (3).

(1) Dict. encyclop. des Sciences méd. Paris, 1868.

(2) On trouvera la description et le dessin des appareils employés pour l’éclairage dans mon travail sur la laryngoscopie, 3e éd., p. 46.

(3) J’ai fait construire récemment à Paris un appareil destiné à remplacer dans une certaine limite, la lumière oxhydrique, bien que son éclat soit

Fig. 24. — Laryngoscope du D1' E.-J. Moure

HH', Pied supportant l’appareil. — CG', Lanterne contenant un réflecteur parabolique adapté en L. — En D se trouve l’ouverture de la lanterne. — EE', Lampe à huile ouàgaz. — G, Tige munie d’un plateau en F surlequel repose la lampe et pouvant s’élever ou s’abaisser à volonté, grâce à une articulation à genouillère placée en J. — AA', Tube, muni de lentilles en B, B'. B'', destiné à projeter les rayons lumineux dans la bouche du sujet. Ce tube, mobile du haut en bas, grâce à l’articulation J, glisse à frottement doux dans le pied HH', pouvant ainsi exécuter des mouvements de latéralité.

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Instruments grossissants.— On aimaginé divers instruments pour augmenter les dimensions de l’image laryngienne, mais ils ne sont point employés dans le traitement des maladies. Au commencement de 1859, le Dr Wertheim (de Vienne), recommanda l’usage des miroirs cotfcaves, et plus tard le D'Turck (1) appelant l’attention sur ce fait que l’image laryngienne est formée de plusieurs parties situées sur différents plans, suggéra l’idée d’un petit télescope qu’il fixait à son appareil éclaireur. Enfin Voltolini (2) fit encore subir quelques modifications à l’appareil.

Micromètres. — Pour mesurer les dimensions exactes des différentes parties du larynx, et pour apprécier les distances, Merkel (3) (de Leipzig) et Mandl (4) (de Paris), eurent l’idée de faire rayer une échelle sur le miroir laryngien, le Dr Semeleder(5) objecta que ce mode de mensuration faisait perdre une partie de la surface réfléchissante du miroir et recommanda de faire graver l’échelle sur la monture du miroir. Quoique ces instruments puissent être employés avec avantage pour les recherches physiologiques, ils sont inutiles pour les médecins.

Chaises laryngoscopiques, Appuie-tête, etc. — La plupart des personnes dont on va examiner la gorge, se penchent en arrière sur leur chaise, élèvent la tête et ouvrent la bouche. Cette attitude est très mauvaise pour pratiquer la laryngoscopie, car la tête et le corps doivent être droits.

Dans bien des cas également, surtout chez les sujets nerveux, quand il faut appliquer des topiques ou opérer dans le larynx, il est tout à fait désirable de pouvoir fixer la tête du patient.

certainement inférieur à celui de Drummond, il donne néanmoins un éclairage bien suffisant pour pratiquer l’examen de la cavité laryngienne et faire les démonstrations laryngoscopiques. Cet appareil dont on trouvera la description dans les comptes rendus de l’Académie de médecine de Paris (séance du 23 mars 1880), permet d’employer pour l’éclairage la lumière d’une lampe à huile ou d’un bec de gaz (Dr B. -J. Moure).

(t) Klin, der Krankei. des Kehlkopfs, etc., p. 137. Wien. 18G6.

(2) Galvano caustick, p. 93.

(3) Die Funktionen des menschlichen Schlund — u Kehlkopfes, p. 5. Leipzig, 1862.

(4) Traité prat. des mal. du larynx, p. 115. Paris.

(5) Loc. cit. p. 27.

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J’emploie dans la pratique privée une petite chaise avec un grand dossier (fig. 25). Le siège ne mesure qu’un pied de profondeur et le dossier 85 centimètres de haut. La forme de la chaise force le palient à se tenir droit, et soutient fortement sa tête. J’employais autrefois pour cet usage un support pour la tête ayant beaucoup d’analogie avec celui dont se servent les photographes, avec cette différence qu’au lieu d’être placé sur un pied il était fixé à une chaise. Une plaque solide en métal, terminée par un anneau proéminent en arrière du siège, est vissée à la face inférieure du cadre que supporte ce dernier, et un autre anneau semblable se trouve vissé au barreau supérieur du dossier.

Une forte lige de fer traverse ces anneaux de haut en bas, et juste au-dessus de l’anneau supérieur, cette tige est recourbée en avant sur une longueur d’un demi-pied, puis elle se dirige verticalement à une hauteur d’un pied. Cette courbure empêche le malade de s’appuyer en arrière. Sur la partie verticale de la tige glisse un large coussinet de forme demi-circulaire, destiné

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à supporter la tête et que l’on peut fixer à toutes les hauteurs. Le malade peut soulever la tête, mais non la porter en arrière ou sur les côtés.

Cet appareil n’est point disgracieux, surtout lorsque la partie métallique est en cuivre. Si l’on n’a pas besoin du support, on peut enlever la tige verticale et le support de la tête.

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