‹ Traité pratique des maladies du larynx, du pharynx et de la trachéeChapitre 63 sur 146 · LARYNGITE CHRONIQUE GLANDULAIRE · texte numérisé non relu

LARYNGITE CHRONIQUE GLANDULAIRE

du malade un silence complet, ce dernier devra éviter de faire des efforts vocaux, et parler à voix basse.

Si la luette est très allongée on fera bien de la couper. Comme le pharynx est presque toujours plus ou moins atteint, il sera utile de prescrire des pastilles astringentes. C/est ainsi qu’on pourra conseiller avec succès le tannin, la ratanhia et le kino.

Niemeyer recommande tout spécialement les eaux d’Ober- Salzbrunnen, d’Ems et de Selters, il observe en outre « qu’il faut accepter comme un fait empirique, que ces eaux soulagent et guérissent bien souvent le catarrhe laryngien chronique. » Les médecins Français de leur côté vantent surtout les eaux sulfureuses des Pyrénées, principalement les Eaux-Bonnes qui réussiraient dans le cas où il existe des granulations du pharynx. Parmi les malades que j’ai envoyés aux sources des Pyrénées, plusieurs ont retiré de leur saison thermale des avantages indiscutables, mais si j’en juge d’après mon expérience, les eaux d’Aix-les-Bains et de Harlioz donneraient des résultats peut-être encore plus remarquables. Le climat des Pyrénées est sous-tropical et ses effets sur les malades anglais sont en général débilitants « very eunervating ». Je puis surtout recommander les eaux sulfureuses chaudes de Savoie, lorsque la voix reste faible et que la muqueuse est plutôt relâchée que congestionnée.

Lorsque l’on ne pourra pas choisir des conditions atmosphériques appropriées, on conseillera au malade de porter un respirateur quand le temps sera froid et humide, et de protéger son cou et son corps entier à l’aide de vêtements chauds et convenables. Il faudra aussi, dans certain cas, recourir à un traitement reconstituant et hygiénique qui variera suivant les circonstances.

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