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LARYNGITE CHRONIQUE GLANDULAIRE

Cette affection consiste en une inflammation atteignant de préférence les petites glandes en grappes de la muqueuse. Elle est presque toujours associée â la pharyngite granu-

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leuse (1), et n’est, pour ainsi dire, que l’extension de cette maladie vers le larynx.

Cependant, on ne peut pas l’appeler « laryngite folliculaire » puisque les glandes du larynx sont toutes des glandes en grappes (Kolliker). L’expression de maladie des prédicateurs (clergyman’s sore throat), lui a été également appliquée quoique le clergé souffre plus souvent d’une congestion de toute la membrane muqueuse, avec parésie des muscles du larynx. Bien .que la laryngite glandulaire soit ordinairement le résultat d’une affection pharyngée antérieure, elle commence quelquefois dans le larynx pour gagner ensuite le pharynx. Elle est souvent liée à un mauvais état des fonctions digestives, mais il est rien moins que douteux qu’il y ait entre les deux états pathologiques, une relation de cause à effets.

Les symptômes sont les mômes que ceux de la laryngite chronique, mais plus légers. Les principaux phénomènes morbides sont la faiblesse de la voix, la fatigue après avoir parlé, un besoin constant d’éclaircir sa gorge et d’avaler la salive, ou d’accomplir l’acte de la déglutition. On peut quelquefois apercevoir sur l’épiglotte et sur la partie postérieure des cordes vocales, comme des taches pâles se détachant sur la membrane congestionnée, ou de petits cercles rouges sur une membrane pâle. Les autres aspects du larynx ne diffèrent pas de ceux de la laryngite simple si ce n’est que le rapprochement des cordes vocales est plus souvent imparfait. On remarque en même temps une faiblesse constitutionnelle considérable.

Le traitement sera le même que celui de la laryngite chronique ; mais le nitrate d’argent (1 gramme 20, pour 30) trouvera ici une application plus utile. Les remèdes constitutionnels analeptiques pourront être généralement employés (2).

(1) Voir à l’article « Pharyngite granuleuse », pour la description com. plète de cette affection.

(2) Comme le fait observer, avec raison, M. Morell-Mackensie, les lésions de la laryngite, dite granuleuse, ne diffèrent pour ainsi dire pas decelles delà laryngite catarrhale chronique et ces deux états pathologiques peuvent être décrit sous le même titre : de laryngite chronique simple, puisque la granulation laryngienne n’existe pour ainsi dire pas ( Note des Traducteurs).

PHLÉBECTASIE DU LARYNX

PHLÉBECTASIE DU LARYNX

La congestion veineuse du larynx est une affection extrêmement rare ; je n’en ai rencontré que quatre exemples. Elle peut être sous la dépendance de causes générales ou de causes locales, c’est-à-dire qu’on peut la rencontrer chez des personnes atteintes d’une dilatation morbide du système veineux (Hasse), et comme conséquence d’un effort local. Duchek (1) pense que la dilatation des veines est un des résultats du catarrhe chronique. C’est probablement là une erreur, car on sait combien est commune la laryngite chronique et combien est rare lu phlébectasie ; on rencontre souvent à la suite de cette affection, l’engorgement passif et non la phlébectasie vraie des capillaires.

Les symptômes sont généralement bénins ; ils consistent le plus souvent en une altération de la voix, une sensation désagréable dans le larynx, et, peut-être aussi, en une taux plus ou moins fréquente.

Voici quel est l’aspect du larynx : Dans les cas légers, lorsque la maladie est très limitée, on peut voir des vaisseaux extrêmement fins courant le long du bord supérieur de l’orifice ventri. culaire et de l’épiglotte. Dans les eas plus graves, on observe moins de régularité dans la distribution des veines distendues que l’on peut rencontrer sur les bandes ventriculaires, sur les cordes vocales et les cartilages aryténoïdes. J’ai observé des cas dans lesquels on a pris des traînées de mucus noirâtre pour des veines variqueuses, erreur qu’il suffira de signaler pour permettre de l’éviter. Cet état du larynx, indépendamment des inconvénients qu’il occasionne, n’est pas exempt de danger parce qu’il prédispose généralement à l’œdème passif.

Les solutions astringentes peuvent être utilement employées: mais le seul traitement qui permette d’obtenir une cure permanente, repose sur la destruction des veines au moyen d’un cautère électrique.

(1) Traité de Pathologie interne , vol. I.

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