‹ Traité pratique des maladies du larynx, du pharynx et de la trachéeChapitre 77 sur 146 · FIG’ 80. — RONFLEMENT ET ULCÉRATION DE L’ÉPIGLOTTE · texte numérisé non relu

FIG’ 80. — RONFLEMENT ET ULCÉRATION DE L’ÉPIGLOTTE

j’ai l’habitude de les classer sous le nom de syphilis secondaire, quoique ce soit là une distinction tout à fait arbitraire. Mais lorsqu’elles surviennent trois ou quatre ans après l’infection primitive, on peut, avec raison, les appeler tertiaires. J’ai rencontré un exemple de cette affection chez un malade qui avait été traité avec succès 15 ans auparavant à Aix-la-Chapelle.

L’ulcération attaque généralement les cordes vocales, mais je l’ai vue souvent atteindre les replis inter-aryténoïdiens et quelquefois les bandes ventriculaires (2).

La période ultime de la syphilis laryngée est caractérisée par les ulcérations profondes et destructives, ulcérations pouvant survenir trois ou quatre ans après l’inoculation, quelquefois même 20, 30, 40 et même 50 ans après l’infection sans qu’il y ait

(1) Med. Times and Gazette, 1878, n°* 1480, 1484.

(2) J’ai rapporté une observation de lésion ulcéreuse de la bande ventriculaire droite survenue dix ans après l’infection primitive (DrMoure: Revue de Laryng., etc., juillet, 1881, n° 12).

SYPHILIS DD LARYNX

eu de symptômes intermédiaires et alors que le malade a, pour ainsi dire, oublié l’accident initial. Elles occasionnent de grandes pertes de substance et les changements qu’elles produisent dans la forme de l’épiglotte et d’autres parties sont très remarquables.

Les ulcérations peuvent se former dans une portion quelconque du larynx, mais l’épiglotte est leur .siège de prédilection; on trouve le plus souvent un gonflement général de cet opercule avec ulcération de la portion centrale ou du bord libre latéral (fig. 81). La face supérieure (linguale) (1) est plus souvent atteinte que l’inférieure. On observe alors une dysphagie extrême, mais lorsque les ulcérations sont cicatrisées, le malade peut généralement avaler sans beaucoup de difficulté, alors même que l’opercule serait détruit presque tout entier.

Fig. 81. — Ulcération destructive de l’épiglotte : hypertrophie

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