SYPHILIS TERTIAIRE
Gommes. — Volumineuses souvent (du volume d’un pois jusqu’à celui d’une noisette) jaunâtres, faisant saillie sous la muqueuse.
Dans les cas de tumeur gommeuse infiltrée, aspect jaunâtre et gonflement irrégulier.
Siège. — Epiglotte, porlion glotlique du larynx. Trachée?
PHTHISIE LARYNGÉE
Si l’on veut être fixé sur la durée probable de la vie, on devra surtout se baser sur l’âge, l’bérédité, le caractère et le degré de l’affection pulmonaire, la quantité d’expectoration et son caractère, la fréquence du pouls, la température, la rapidité avec laquelle le malade perd son poids ; questions étudiées en détail dans les traités de médecine et dans les monographies sur la phthisie. Il est néanmoins utile de faire remarquer que, règle générale, les malades de 18 à 25 ans succombent plus rapidement, et que, lorsqu’il existe une prédisposition
PÉRIODE ULCÉREUSE ETNÉCROSIQUE (Suite)
Ulcérations. — Nombreuses, de forme ovalaire ou presque ronde, à bords déchiquetés, ramollis, souvent recouvertes de bourgeons charnus ou de végétations polypiformes. Le fond est grisâtre, sale, recouvert de pus de mauvais aspect, mal lié, souvent bourgeonnant. Véritable dissection de la muqueuse dont les lambeaux flottent dans l’intérieur du larynx.
Ou bien ulcération faisant saillie au-dessus de la muqueuse, ayant l’aspect d’un crachat ou d’une mucosité fixée au point qu’elle occupe.
Siège. — Muqueuse aryténoïdienne. Epiglotte, cordes vocales inférieures ; marchent de bas en haut, souvent du centre à la périphérie.
Œdème. — Blafard, pâle, mou :
infiltration gélatineuse en général, aspect cireux.
(On peut trouver l’œdème rouge et dur).
Cicatrices. — N’existent jamais, destruction irrégulière des tissus.
Traitement. — A peu près impuissant pour arrêter la maladie arrivée à sa période ulcéreuse.
SYPHILIS TERTIAIRE (Suite)
Ulcérations. — Uniques ou peu nombreuses, de forme irrégulière, serpigineuses. Bords indurés, taillés à pic. Liseré inflammatoire, fond grisâtre sanieux, recouvert de pus assez lié.
Siège. — Épiglotte, ses replis ; marche en général de haut en bas, de la périphérie au centre.
Œdème. — Rouge, dur, c’est plutôt un gonflement inflammatoire.
Cicatrices. — Traînées de tissus blancs, nacrés, tissus détruits comme à l’emporte-pièce.
Traitement. — Améliore et arrête les progrès du mal.
(Note des Traducteurs .)
PHTHISIE LARYNGÉE
marquée à la tuberculose, la terminaison fatale arrive plutôt. Lorsque l’affection atteint l’intérieur du larynx, elle est moins rapidement mortelle que si le processus morbide envahit les portions externes; en un mot, si l’épiglotte ou les replis ary-épiglottiques sont infiltrés ou ulcérés, la maladie se termine plus tôt que si les bandes ventriculaires ou les cordes vocales étaient le siège de la maladie. Gela tient à ce que l’ulcération des portions les plus exposées du larynx gênent considérablement l’acte de la déglutition et favorisent le marasme. Ceteris paribus, plus l’infiltration est considérable, plus le pronostic est défavorable ; et dans les cas où il existe des ulcérations nombreuses, disséminées sans beaucoup de gonflement de la membrane muqueuse, les progrès du mal sont plus lents que lorsque l’infiltration est générale (1). Voici d’après cent autopsies, quelle a été la durée de la vie (en mois) à partir du moment où les symptômes gutturaux ont commencé à occasionner de la
(i) Il faut bien reconnaître aussi qu’il existe en clinique deux formes parfaitement distinctes de tuberculose laryngée ; l’une, que l’on peut avec quelque raison, nommer inflammatoire, survient en général dans l’âge adulte, de 18 à 30 ans, et évolue avec une rapidité considérable, déterminant une mort prompte, car les lésions pulmonaires marchent de pair avec celles du larynx. Dans ces cas, on observe des lésions généralisées, occupant une grande surface du larynx, l’épiglotte, ses replis, les bandes ventriculaires et les cordes vocales, souvent ces parties sont rouges, congestionnées et parsemées de nombreuses et de vastes ulcérations englobant parfois toute une portion de l’organe vocal.
Dans la deuxième forme, qui s’observe à l’époque de la maturité de 35 à 45 ans, forme que, par opposition à la première, nous pourrions appeler chronique, les lésions sont le plus souvent confinées à la région aryténoïdienne, aux cordes vocales et aux bandes ventriculaires, plus rarement l’épiglotte est atteinte. Le gonflement consiste plutôt en une véritable hyperplasie, et souvent on observe dans ces cas des végétations polypoïdes plus ou moins irrégulières, occupant en général la région inter-aryténoïdienne. L’aspect général du larynx est un peu plus rosé, la suppuration beaucoup moins abondante, et l’affection peut durer plusieurs années ou même s’améliorer d’une manière notable, au point de faire croire à une guérison, jusqu’au moment ou survient une nouvelle poussée inflammatoire qui active la marche de la maladie pulmonaire pour mener le malade au tombeau, ou au contraire céder à une médication bien dirigée. C’est ainsi que l’on voit des malades atteints de tuberculose laryngée et ne présentant que des lésions peu avancées du côté des organes thoraciques , vivre pendant plusieurs années et se considérer comme entièrement guéris (Note des Traducteurs).
PHTHISIE LARYNGÉE
gêne. On verra que la plus grande partie des cas de mort est survenue de 12 à 18 mois et que 66 pour cent sont survenus de 6 mois à deux ans. On observera en outre que bien peu de malades ont vécu plus de deux ans et demi, et qu’un très petit nombre seulement sont morts avant 6 mois :