PERICI10NDRITE DU LARYNX ET NÉCROSE DES CARTILAGES
Latin Eq. — Perichondritis laryngea et Necrosis cartilaginum. Anglais Eq. — Perichondritis of the Larynx and Necrosis of the Cartilages.
Allemand Eq. — Entzündung des Perichondriums des Kehl- ■kopfs und Nécrosé des Knorpels.
Italien Eq. — Pericondrite délia laringe, Necrosi delle cartilagini.
Définition. — On désigne sous ee nom l'inflammation du pèriehondre du larynx et la néerose, ou pour parler plus strictement, la carie des cartilages, eette^ dernière étant généralement sous la dépendance de la première. Dans les cas légers, le processus morbide est sans doute souvent enrayé, il ne reste qu’une légère hypertrophie du cartilage, tandis que dans la syphilis, on peut voir l’expulsion d'une partie ou de tout le cartilage affecté ; dans d’autres cas cependant, lorsqu'un abcès vient à se Jormer, on voit apparaître presque toujours la fièvre hectique et la mort qui en est la conséquence.
Historique. — Cette affection, décrite pour la première fois par Hormann (1), en 1791, fut ensuite étudiée 50 ans plus tard par Albers (2) qui en fit une description plus étendue, mais ce fut Rühle qui le premier, la décrivit avec détail.
Dittrich (3), Pitha (4) et Wilks (5) en ont successivement rapporté
(1) Von einer in Vereiterung übergehenden Halsentzündung Sammlung auserlesener Abhandlungen ». Leipzig, 1791. — Ryland aurait, d’après certains auteurs, fait mention de la maladie des cartilages du larynx, mais il ne décrit qu’un cas dans lequel la dysphagie serait survenue après l'ossification prématurée des cartilages cricoïdes et aryténoïdes.
(2) « Einige Krankheilen der Kehlkopfsknorpel .» Grafe und Wallher’s Journal d. Chirurg. und Augenhlk, XXIX, 1840.
(3) Prag. Viertelj, III, 1850.
(4) Ibid., Bd. I, 1857.
(5) Transi. Patholog. Soc., 1858,
PÉRICHONDRITE DU LARYNX
des exemples ; mais ce fut seulement après l’introduction du laryngoscope dans la pratique médicale, que l’attention fut attirée sur ce sujet. Depuis cette époque Turck (1), Retslag (2), Scheck (3), Gerhardt (4), Schoetter (5) et moi-même (6) avons publié des exemples de cette affection, qui fut ensuite traitée par Ziemssen (7) avec son habileté ordinaire.
Étiologie. — Cette maladie est très commune entre vingt et quarante ans, et comme elle se montre très fréquemment à la suite de la phthisie laryngée, on comprendra pourquoi elle est plus commune à cette période de la vie. J’ai dans mes notes, l’observation de 45 autopsies dans lesquelles elle s'est rencontrée ; mais je l’ai observée pendant la vie dans beaucoup d’autres cas, surtout dans la syphilis et dans la phthisie.
Les hommes sont plus sujets à cette affection que les femmes et sur mes 45 autopsies, il y avait 33 hommes et 12 femmes. Le tableau suivant est destiné à donner quelques renseignements sur l’âge des malades.