La turgescence survient lorsque l'hypérémie existe
depuis longtemps et qu'il se forme des exsudats séreux ; au point de vue anatomique, il n*est guère possible de distinguer cet état d'avec celui qui est consécutif à l'hypérémie inflammatoire (507).
600. Toute hémorrhagie suppose la déchirure de vaisseaux sanguins, ou du moins un relâchement encore mal connu de parois capillaires, et qui permet le passage et Textravasation des corpuscules sanguins. Des hémorrhagies abondantes s'observent fréquemment dans la cavité nasale (épistaxis) ; elles sont moins abondantes et plus rares sur la paroi postérieure du pharynx, et le plus souvent, dans ce cas, la suite d'eflorts violents pendant la toux ; elles sont plus rares encore et très^peu abondantes dans les affections du larynx, à moins que cet organe ne soit le siège d'une ulcération ou d'une tumeur ulcérée, et qu'alors le moindre effort ne puisse faire rompre des capillaires.
Le sang, épanché en petite quantité, reste mêlé au mucus à la surface de la muqueuse, où il forme alors une couche rougeâtre plus ou moins transparente; le siège de cette couche est parfois éloigné du point où Thémorrhagie a pris naissance. Autour du point hémorrhagique, de même qu'à la suite de scarifications, le tissu conserve rarement sa couleur normale ; le plus souvent on constate une suffusion rougeâtre ou jaunâtre.
501. Les caractères anatomiques de Thypêrémie passive ou veineuse (infarctus) sont la coloration bleuâtre, l'hèmorrhagie et la turgescence.
502. La coloration bleuâtre^ plus ou moins foncée, est déterminée par la congestion des veinulas et capillsdres et par la diminution de la circulation. On la constate, surtout chez les hémorrhoïdaires, à la paroi postérieure du pharynx et dans les veines ranines de la langue. Elle peut aussi exister à la face antérieure de l'épiglotte ou dans les gouttières pharyngo-
380 PATHOLOGIE GÊMËRALE.
laryngées, par exemple lorsqu'une compression exercée par une tumeur voisine ralentit la circulation.
503. La turgescence est due le plus souvent à une infiltration séreuse, et constitue l'œdème (509) ; elle s'observe très-fréquemment à la suite de la congestion passive.
604. Vhémorrhagie peut être la conséquence d'une congestion passive considérable ; on la constate quelquefois dans les fosses nasales.
G. — Parémie.
505. La circulation est complètement pervertie par Tirritation d'un point donné, qui détermine l'inflammation (1) ou par l'arrêt complet (11).