UNIONS PAR ARTICUUTIONS ET LIGAMENTS
qui est dirigée en bas et en dedans, et par la facette plane légèrement concave, ovalaire du cricoïde (fig. 10,/), laquelle regarde en haut et en dehors. La capsule articulaire, trèsdélicate (fig. 10, A), est renforcée par des ligaments plats [kérato-cricoïdiens supérieurs postérieurs (supérieur et inférieur) et antérieur], qui passent du cricoïde à l'extrémité inférieure de la petite corne du thyroïde (fig. 10, i).
Cette union permet deux sortes de mouvements : un de bascule et un autre de glissement.
Le mouvement de bascule se passe autour de Taxe qui passe par les deux articulations crico-thyroïdiennes. Il peut se passer en avant ou en arrière. Lorsque la petite corne du thyroïde bascule en avant, sur le cricoïde fixe, le thyroïde s*abaisse en avant, et cet abaissement est limité par les ligaments kérato-cricoïdiens postérieurs. Le mouvement de bascule en arrière fait remonter le thyroïde, et éloigne par conséquent en avant son bord inférieur du bord supérieur du cricoïde, autant que le permet le ligament crico-thyroïdien moyen.
En outre de ces mouvements de bascule, les capsules articulaires assez lâches permettent encore de légers mouvements Ae glissement en avant et en arrière, en haut et en bas, dont Tinfluence sur la tension des cordes vocales peut être supposée, mais n'est pas constatée par des expériences directes.
18. Nous avons déjà décrit les deux facettes qui composent, en s emboîtant, les articulations crico-aryténoîdiennes (5, b ; i^y g). Une capsule fibreuse très-mince et très-lâche, ainsi que la synoviale qui la double, à peine visible en arrière et en dehors, entoure cette articulation (fig. 12, lA). Elle est renforcée par deux ligaments, c\ savoir, le ligament crico-aryténoidien interne^ qui part du bord supérieur du chaton du cricoïde, et va s'insérer à la portion inférieure du
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bord interne de l'aryténoïde; puis ]e ligamcn/ crico-ari/lénohlien eji^lerne , qu\ \a de l'apophyse vocale à la portion latérale du bord supérieur de la portion annulairedu cricoïde.
Les mottveniPti/s que l'aryténoïde peut exécuter sont de deux sortes ; à savoir, le mouvement latéral et le médian. Le mouvement latéral s'opère autour de l'axe vertical du cartilage aryténoïde; il permet trois déplacements : un antéropostérieur, un horizontal et un perpendiculaire, le plus souvent combinés. Ainsi, lorsque pai' un mouvement horizontal, habituellement appelé latéral, les arylénoïdes tournent en dedans, ils peuvent en même temps avoir leurs apophyses vocales abaissées et tircea en avant. Le contraire peut avoir lieu pour un mouvement en dehors.
En dehors de ces mouvements, il en existeun autre : c'est celui de glissement de bas en haut ou de haut en bas, et que nous appellerons »io«iJe»ieMï médian. Quelque soit le point occupé par le cartilage aryténoïde sur la surface articulaire du cricoïde, le mouvement latéral sera toujours possible; mais les rapports mutuels des deux cartilages aryténoïdes sont profondément modifiés, suivant que ceux-ci occupent la portion inférieure ou la supérieure de la surface articulaire. En effet, lorsque l'aryténoïde se trouve à la portion inférieure de la face ariiculsire, quelque prononcé que soit le mouvement latéral, les extrémités des apophyses vocales seules pourraient se loucher, mais jamais les faces internes des aryténoïdes, séparées par toute la portion supérieure de la face articulaire. Il n'en est plus de mfime pour les aryténoïdes arrivés en haut ; les faces internes se trouvent alors tellement rapprochées, que, grâce à la muqueuse qui les tapisse, la portion cartilagineuse de l'orifice gloltique disparaît.
Nous apprécierons toute l'importance de ce détail, négligé jusqu'à présent, dans l'examen des registres.