‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 161 sur 244 · HYGIÈNE. — CAUSES EXTERNES · texte numérisé non relu

HYGIÈNE. — CAUSES EXTERNES

762. IV. — Les conseils hygiéniques, en ce qui concerne le CUMAT difiérentiel des divers pays, sont motivés par Tair, le sol et l'eau.

A cette question se rattache ausà celle de rniBERNATiotr. Rochard dit que la zone torride est fatale, surt(\ut aux phthisiques, tandis que la zone véritablement chaude peut amender ou guérir une foule d'affections chroniques des voies respiratoires, surtout celles dont le tubercule n'est pas le point de départ. Je suis loin de contester en général la valeur de cette opinion qui domine, en ce qui concerne la zone chaude, parmi les médecins et les gens du monde. Il est certûn que même des gens bien portants se trouvent mieux d'un* hiver passé dans le Midi; mais ce que je ne saurais accepter d'une manière absolue, c'est la guérison certaine des affections pharyngo -laryngées. L'effet n'est et ne peut être autre que celui de la belle saison du climat teâipéré. Or, tout le monde sait que la température plus constante de l'été et du printemps de la zone tempérée amaade les affections chroniques, mais ne les guérit pas toujours; qu'au contraire elles reparaissent avec les premiers froids. L'hibernation dans une station méridionale ne iStdt que soustrahre le malade à l'influence fâcheuse des variations de la température, mais elle ne guérit pas non plus. Aussi n'est-il pas rare de voir ces malades, même après avoir séjourné deux ou trois hivers dans le Midi, être repris de tous les symptômes de leur affection dès qu'ils tentent de passer la saison rigoureuse sous un climat moins clément. • L'hibernant a cependant certains avantages. Tandis que ceux qui ne quittent pas leur pays sont forcés, en hiver, de s'enfermer pendant quelques semaines, l'hibernant se promène librement à l'air et jouit du soleil. C'est un avantage et un avantage incontestable. Reste à savoir s'il vaut tor les sacrifices que les malades sont souvent forcés de s'imf

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ser, au bout desquels se trouve rarement une guériâôn, plus souvent un désenchantement des plus amers. Fatigués par le déplacement, transportés dans un milieu étranger à lemrs habitudes, éloignés de leurs amis, privés de ces mille petits* riens qui rendent préférable l'intérieur domestique au ùaxti luxe de l'hôtel, plus exposés que chez eux aux intempéries de la saison, parce que les appartements mal construits sont un abri insuffisant dans les heures rigoureuses, rares il est vrai, mais dont une seule suffit pour faire perdre l'amélioration péniblement acquise pendant plusieurs mois; les malades retournent chez eux bien souvent désillusionnés, et lorsque ce sont des phymiques ou des cancéreux, compléta ment découragés, pour achever leur misérable existence dans un de ces innombrables établissements d'eaux minérales qui ont la prétention de guérir les affections des voies respiratoires.

Cependant il faut quelquefois payer son tribut au préjugé et envoyer le malade dans le Midi, pour éviter une trop grande responsabilité. D'autres fois il est utile d'arracher le malade à ses occupations et de l'expatrier. Dans le choix de la localité, ce n'est pas la moyenne de la température qui doit préoccuper le médecin, mais sa constance et l'absence de variations brusques et fréquentes. Voici quelques remar» quies complémentaires de celles qui ont été données précédemment (676-707) par les refuges les plus réputés.

On donne en général la préférence à la localité du pays chaud qui est placée non loin de la plage, tandis que Ton évite les stations continentales où les phénomènes atmosphériques passent par des variations extrêmes. La vallée du Nil renferme les climats partiels les plus inconstants, sous le rapport des alternatives les plus extrêmes et fréquentes dans la température, dans le degré d'humidité de Tair, dans la pression atmosphérique et dans l'influence des vents du

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