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Les eaux minérales sulfureuses peuvent être em

ptayées dans le traitement général et dans le local. Nous parlerons de ce dernier plus loin, à l'occasion des gargaxismeSy des douches pharyngiennes et des inhalations. lie traitement général est interne, lorsqu'on emploie les eaux 0D boisson, ou externe, sous forme de bains ou de douches. Si Ton veut obtenir la poussée et que l'on n'y arrive pas par des bains modérément longs et chauds, on doit recourir à la douche.

Les eaux les plus employées sont, en France : les Eaux- JBonnes, les Eaux- Chaudes, Gauterets, Bagnères de Luchon, •Vemet, Pierrefonds, Saint-Honoré, Saint- Sauveur, Enghien, et en Suisse Schinznach.

777. Les affecdons dans lesquelles les eaux sulfureuses 30Dt spécialement indiquées sont la diathèse herpétique et les catarrhes de l'appareil respiratoire; on les applique également dans le rhumatisme, le tubercule, la scrofule et la syphilis des organes pharyngo-laryngés. L'acide sulfhy- 4rique diminue, dit-on, l'état fluxionnaire du poumon dans les catarrhes chroniques et dans les phthisies commençantes. Le sulfure de potassium, pris à l'intérieur, exercersdt une action peu contestable dans le traitement du catarrhe pulmonaire chronique. Dissous dans Teau, pour constituer le bain sulfureux, il détermine la fièvre artificielle et l'excitation à la peau, dont nous venons de parler, c On comprend, dit Trousseau, de quel secours de pareils bains peuvent être dans les affections chroniques internes, de celles surtout qui Bont liées à un vice humoral, telles que les dartres, les scrofules, le rhumatisme, etc. Par là se trouvent remplies les conditions les plus favorables au développement de la santé : soUiciter une fièvre de coction, diriger l'élimination critique du c6té de la peau. »

. 778. Il est à regretter, dit avec raison Durand-Fardel {II, 2A7), que, dans la plupart de nos documents relatifs

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à nos diverses stations et à ceiles de rétranger, on n'tti pas spécifié quelle classe de laryngite (tuberculense* syphifitique, catarrhale, etc.) avait été mise en traiteoieBl et améliorée ou guérie. Trop souvent aussi ces écrits ooofiMideB^ les affections du larynx avec les affections brondnqow, comme si une seule et même règle embrassait les den ordres de faits. Cette appréciation, que nous faisons la aMiei nous dispense de toute autre critique.

. S*il est constaté par l'observation que les eaux snlforaises guérissent les bronchites chroniques, on coDçmt que dei laryngites chroniques, symptomatiques de cette aftcAon,disparaissent avec Tailectiou qui lésa fait naître. Maïs f ai vu bien souvent les eaux sulfureuses, employées nême pendant plusieurs années, échouer dans le traitemenl te laryn^tes idiopathiques.

On donne la préférence aux Eaux-Bannes; leor VHfe interne conviendrait surtout aux sujets lymphatiques^ pti impressionnables. Les eaux de la Raillère^ à dmiertU, «* raient des propriétés encore moins stimulantes et dissiperaient la disposition congestive ou inflammatoire du larym, qui entretient et ramène les enrouements. Il est certain que bien souvent les personnes affectées d'une hu*yngite idiopathique, indépendante de toute bronchite, se trouvent bien d'une saison passée aux eaux. Il est permis de se demander jusqu'à quel point cette amélioration est due aux eaux, et quelle part y prennent le repos, le changement d'babitodes,. l'air vivifiant des montagnes, toutes lescondiUons hygiéniques en un seul mot. Ces questions se présentent nécessaireoieot lorsqu'on voit l'amélioration disparaître avec la reprise des habitudes professionnelles, et la maladie ré»ster au traiie* ment réitéré pendant plusieurs saisons.

Les eaux sulfureuses sont également reconunandées dans l'angine glanduleuse, parce qu'on la croit liée à la diatbèse

herpétique. Nous discuterons cette question en nous occupant de la pharyngite granuleuse.

779. Ems. — Les eaux d'Ems sont bicarbonatées sodiques ; elles s'emploient en boisson et en bain, et sont beaucoup moins stimulantes que les eaux sulfureuses ; aussi le tempérament pléthorique est-il plutôt du ressort de ces eaux.

Toutes les guérisons obtenues à Ems, écrit le docteur Spengler, peuvent être ramenées à la classe des affections catarrbales chroniques ; on en vante surtout les bons effets dans les affections catarrhales des bronches et du larynx.

780. MoNT-DoRE. — Les eaux appartiennent à la classe des ferrugineuses bicarbonatées. On les emploie en bains cliaods ou tempérés, en douches, en bains de pieds et en iKttSSon, pures ou coupées de sirop ou d'infusion (voy. aussi Vapeurs). C*est l'emploi de la chaleur humide qui prédoxmne dans cette médication, qui est complètement opposée k celle des eaux sulfureuses; cette dernitee est substitutive, tandis que la première parait être plutôt révulsive et d6plétive.

Indiquées dans le catarrhe bronchique, ces eaux panassent surtout convenables aux affections de nature rhumatismale,, goutteuse ou dartreuse, par l'action puissante exercée sur la peao. Richelot a publié une série d'observations sur les eaux thermales du Mont-Dore dans le traitement des affections chroniques du larynx et., en particulier, de l'aphonie. Il indique plusieurs groupes d'affections laryngées, tels que le nervosisme, l'hystéricisme, Therpétisme, la diatbëse rhumatismale, tuberculeuse, etc. , dans lesquels cette cure aurait de grandes chances de succès. Quelques-unes des observadons relatées se rapportent à des malades qui, à plusieurs reprises, sont retournées à ces eaux.

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