‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 165 sur 244 · Petit-lait. — La cure du petit-lait, qui consiste dans · texte numérisé non relu

Petit-lait. — La cure du petit-lait, qui consiste dans

52â THÊRAPEVnQUE GÊRÊRALK.

1*emploi interne et externe de la partie séreuse du lait de vache, de chèvre ou de brebis, est très-répandue en Suisse -et en Allemagne, soit seule, soit associée aux eaux minéraies. Elle se pratique aussi à Allevard et à Uriage. * Le petit-lait pris en boisson est con^déré comme médicament altérant et analeptique; les bains sont regardés conmie résolutifs et fortifiants.

On Ta conseillé dans les affections pharyngo-laryngées; mais, à part l'influence heureuse que peut exercer ce traitament sur la santé générale, surtout s'il se fait dans la belle saison, au milieu des Alpes, son efficacité particulière sur le larynx n'est pas démontrée.

782. L'eau de goudron a une saveur acide, un goût empyreumatique désagréable, et présente parfois une couche huileuse à sa surface. Sa composition est variable, suivant les provenances du goudron ; celui de Suède est réputé le meilleur. On doit quelquefois rendre l'eau neutre, par addition d'un carbonate ou bicarbonate, lorsqu'on afqpréhende son acidité naturelle.

C'est une des boissons les plus populaires dans les dUecr tiens catarrhales des voies respiratoires. Sans discuter ici sa valeur dans les maladies de la membrane trachéo-bronchique, je puis seulement affirmer que je n'en ai jamais ccmstaté un effet remarquable ni dans la laryngite, ni dans la pharyngite chroniques. Son action n'étant non plus nuisible, on peut en permettre l'usage, si le malade le désire.

On prépare l'eau de goudron en fusant macérer pendant quelques jours et en agitant de temps en temps une partie de goudron dans huit fois son poids d'eau de rivière ; on estime que 0,01 et même 0,05 se dissolvent dans S2 d'eau. La dissolution s'opère plus rapidement, si l'eau est versée bouillante sur le goudron. On l'emploie en boisson pendant

les repas, pure ; en dehors des repas, coupée avec du lait ou édulcorée avec du sirop de gomme ou de Tolu. On peut également employer le goudron sous forme de sirop^ d'électuaire^ de ptluleSy et de résinéone (voy. Vapeurs).

78S. Bai^amiques, Résineux. — Quoique Tusage interne des balsamiques et des résineux soit fort répandu sous forme de rirops, principalement dans les affections chroniques, je dois cependant avouer que je ne puis leur reconnaître aucune autre efficacité qu'un adoucissement palliatif, fugitif , par leur passage sur la face postérieure de la paroi postérieure du larynx et sur les parois pharyngiennes.

78A. Eau froide. — De même que les eaux minérales chaudes, Teau froide peut être employée, comme révulsif sur la peau, dans le traitement des affections laiyngées. Oa a recours aux divers procédés usités en hydrothérapie^ sous forme de douches^ de bains^ ^Laffusions^ de lotions, etc., auxquels on peut joindre la sudation.

Va des procédés les plus actifs est la friction. Schedel dit qu'elle constitue l'âme de l'hydrothérapie, que c'est elle qui assure la réaction et qui amène particulièrement les effets dérivatifs. Le procédé que j'emploie souvent, plutôt comme moyen préservatif, pour rendre moins sendble la peau, est la friction avec le drap mouillé. Je la (ais faire de la manière suivante : Un drap de grosse toile est trempé dans l'eau froide, tordu et jeté, dès^ qu'on quitte le lit le matin, rapidement sur le corps, de manière à l'envelopper complètement du premier coup. Aussitôt on frictionne vivement toutes les parties, en com> mençant par en haut, et simultanément le devant du corps et le dos, pendant une à deux minutes. On aura soin de ne pas déplacer le drap, afin de ne pas irriter la peau; on garantira aussi les pieds contre tout refroidissement par des chaussures appropriées. La même opération peut être

526 TEtelPECTIQUE GAftRALK.

répétée immédiatement une seconde fois. Une idve réaction est la conséquence de cette pratique. Je conseille l'ex^rdce au grand ^r pendant une demi-heure à une heure, ansâtdt après la friction, ou, si la promenade n'est pas possible, du moins la marche dans Tappartement. Le premier déjeuner ne se prend qu'après. On peut préparer des individus très-eenâbles à ces frictions, en employant les premiers jours de Teau légèrement attiédie et en faisant frictionner seulement une r^on restreinte. Cette manipulation produit d'excellents résultats chez les personnes qui s'enrhument facilement

Les bains de rivière et les bains de mer n'agissent sur les affections pharyngo-laryngées qu'en modifiant l'orgamsation générale débilitée ou hyperesthésiée (761). Les bains russes sont employés dans les afiections catarrhales.

785. L'air. — On peut modifier, dans un but thérapeutique, les caractères physiques de l'air : ainsi, en modifiant la densité^ on fait prendre au malade un bain d'air comprimé, ou on les envoie sur les hauteurs [pour respirer Tûr raréfié. Nous manquons encore d'observations sur l'efiteacité de ce traitement dans les afiections laryngées idiopathiques ; celles qui ont été publiées se rapportent plutôt à des maladies des bronches ou des poumons, dont la guérison ou Tamendement a pu être suivi de la disparition de la laryn^te concomitante.

J'en dirai autant des bains d'air chaud amples ou des bains composés, c'est-à-dire de l'air chaud chargé de vapeurs, de substances minérales volatiles ou de gaz dans des étuves sèches, et des bains d'air chaud chargé de vapeurs humides dans les étuves humides. Nous reviendrons sur l'emploi de ces derniers, en nous occupant des vapeurs humides dans le tintement local.

Page 1