‹ Traité pratique des maladies du larynx et du pharynxChapitre 167 sur 244 · I. — Effets physiologiques de l'application · texte numérisé non relu

I. — Effets physiologiques de l'application

79A. Les instruments y lorsqu'ils sont mis en contact immédiat avec les membranes muqueuses, agissent comme corps étrangers. Les effets sont d*autant plus marqués, que les muqueuses y sont moins habituées, que le contact est plus prolongé ou plus énergique. On voit ainsi sun'enir successivement du chatouillement, de l'irritation, de la douleur s'irradiant quelquefois jusque dans l'oreille, puis des nausées^ des éructations, de la toux, de Tétouifement, la contraction du vestibule laryngé et même le spasme de la glotte. Si les replis ont été touchés, il y a altération de la voix plus ou moins profonde et persistante. Ces phénomènes, qui rendent le malade quelquefois très-anxieux, disparaissent promptement; on les apaise au besoin en fai^nt avaler quelques gorgées d'eau froide, respirer de l'air frais, etc.,

OU en provoquant une réponse du malade. Voltolini (1867, p. 50) conseille au malade de suspendre l'expiration pour calmer le spasme de la glotte.

795. Les médicaments déterminent des effets physiologiques par leurs cai*actères physiques» à savoir, par leur consistance, leur température, le choc avec lequel ils sont introduits, etc. Nous renvoyons à la description détaillée de chaque mode d'application.

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